Construit sur d'anciens champs de canne, le quartier de Beauséjour était présenté comme un modèle de développement urbain mêlant financements publics et privés qui devait symboliser un renouveau sur le territoire de Sainte-Marie. Pourtant, ce quartier jusque-là paisible se voit de plus en plus confronté aux mêmes problématiques que d'autres quartiers en difficulté : délinquance, violences urbaines, tensions sociales… (Photo d'illustration D.R.)
Cette situation reflète une crise plus large qui menace La Réunion. La montée des violences à Mayotte, combinée aux migrations intra-DOM et à une pression accrue sur les services publics, ont des répercussions directes sur notre île.
Sommes-nous prêts à gérer une telle pression socio-économique sur un territoire déjà fragile?
Alors que le Premier Ministre a affirmé qu’il serait illogique de faire peser sur La Réunion la situation de Mayotte, il a, dans le même temps, passé des consignes pour faciliter l'arrivée des familles mahoraises sur notre territoire. Selon certaines indiscrétions préfectorales, ordre aurait été donné de loger plusieurs milliers de personnes d’origine mahoraise sur l’île, via des réquisitions de logements sociaux.
Cette dynamique de transfert de population touche déjà l’éducation. L'argument choc brandi par l'Académie était, que lors de la dernière rentrée, il y avait 500 élèves réunionnais en moins. En somme des places vacantes, qui pouvaient être occupées par des élèves venus de Mayotte sans que cela pose problème.
Mais qu’en est-il des logements, le Préfet peut-il affirmer aux Réunionnais qu'il y a des logements sociaux vacants sans aucune famille réunionnaise en attente ? A Sainte-Marie, par exemple, selon l’ARMOS, 1 700 familles sont en attente de logement social. Et elles sont plus de 30 000 pour l'ensemble de l'île ! Comment justifier que ces familles, souvent en situation de grande précarité, soient éclipsées par des décisions administratives imposées sans concertation locale ?
Ces décisions, perçues comme injustes, alimentent l’exaspération croissante des Réunionnais. Fayard, Bras-Fusil, Moufia, Bas-de-la-Rivière de Saint-Denis, Moufia, Palissade... La liste est longue de ces quartiers «explosifs», où le quotidien des habitants est profondément bouleversé par la violence et l’insécurité.
Sans intervention rapide et réfléchie, Beauséjour pourrait rejoindre cette liste et devenir une poudrière sociale, reflet d’un mal-être grandissant sur l’ensemble du territoire réunionnais.
Pour prévenir une crise sociale et économique majeure, nous devons adopter une approche globale et innovante, en agissant sur plusieurs axes :
- réformer la gestion des logements sociaux en priorisant les familles réunionnaises. La solidarité familiale qui existe sur notre territoire ne peut jouer contre nous, notre faible nombre d'enfants ne peut être un critère pour nous exclure des attributions.
- accorder aux citoyens français de Mayotte le même niveau de prestations sociales
- créer un observatoire régional des tensions sociales pour surveiller, analyser et anticiper les conflits émergents dans les quartiers.
- renforcer la coopération entre les DOM et entre les départements hexagonaux pour mieux répartir les pressions migratoires et mutualiser les fonds publics.
- accompagner l'installation des familles arrivant de la zone océan Indien pour permettre un meilleur vivre ensemble au sein des quartiers, pour éviter que des modes de vie se télescopent brutalement et provoquent des conflits.
Nous ne pouvons plus ignorer les frustrations croissantes de la population réunionnaise face à des décisions perçues comme injustes et déséquilibrées. La solidarité ne doit pas laisser place à l'injustice !
La Réunion est solidaire de Mayotte depuis les années 1970. Des milliers de familles mahoraises habitent à La Réunion. Des milliers d'enfants mahorais vont à l'école à La Réunion. Cela a arrangé les affaires de l'État de ne pas investir à Mayotte comme il aurait dû le faire depuis très longtemps. Aujourd'hui nous disons STOP ! L'État doit s'appuyer sur l'ensemble de son territoire, y compris hexagonal, pour soutenir Mayotte.
Céline Sitouze
8ème vice-présidente de la Région Réunion
Conseillère municipale de Sainte-Marie
Bonjour le racisme anti-mahorais, même pas voilé !
Y a des élections en vue, on dirait!!
Fayard est à l'image de la politique de Vira.
Les élus péyi de tout bord sont responsables de cette situation ...
il fallait crier au loup en amont pas à la veille des élections municipales mars 2026 ...
Céline SITOUZE est une blague
Elle va trop vite dans une vision lfi pour prendre la ville en 2026
trop tard !!!
MME SITOUZE A RAISON
Bref , mine de rien , sans avoir l'air , c'est "haro sur les Mahorais "
Au fait madame la conseillère de Ste Marie, Beauséjour , c'est bien sur votre commune , alors qu'à fait la commune pour que ce quartier neuf ne devienne pas une zone difficile à vivre , que ce ne soit pas un énième quartier d'immeubles où on entasse les gens sans prévoir les équipements qui permettraient une vie agréable? pour que ce ne soit pas ,un ghetto , un de plus?