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Ligue 1: Brest se fait peur mais verrouille sa 2e place contre Metz

  • PubliĂ© le 7 avril 2024 Ă  17:10
  • ActualisĂ© le 7 avril 2024 Ă  17:34
L'Uruguayen Martin Satriano exulte aprÚs son but pour Brest face à Metz, le 7 avril 2024 au stade Francis-Le-Blé

Au terme d'un match fou, Brest a fini par l'emporter (4-3) contre Metz pour verrouiller sa deuxiÚme place au classement, dimanche, pour la 28e journée de Ligue 1.

Avec 53 points au compteur, Brest a relégué Monaco, 4e, qui reçoit Rennes en fin d'aprÚs-midi, à quatre longueurs et est donc sûr de rester une semaine de plus, au moins, le dauphin du Paris SG.

Metz reste, lui, 17e et avant-dernier avec 23 points, soit 5 unités de retard sur le maintien à six journées de la fin.

Touchés au moral aprÚs le naufrage à domicile (2-5) contre Monaco, la semaine derniÚre, les Lorrains ont montré quelques signes de vie mais trop sporadiques pour grappiller un point qui aurait été trÚs précieux.

DÚs la 6e minute, Ismaël Traoré, bénéficiant des largesses de Kenny Lala au marquage, avait ouvert le score en reprenant un corner prÚs du point de penalty (0-1).

Un peu plus tard dans le premier acte, Georges Mikautadze avait failli redonner l'avantage aux Messins lors d'un raid solitaire oĂč il avait effacĂ© Brendan Chardonnet, Lilian Brassier et Marco Bizot avant de voir Brassier, bien revenu sur sa ligne, repousser sa tentative (18e).

Partie remise pour le Géorgien qui s'est offert un doublé en six minutes, en seconde période (4-2, 74e et 4-3, 80e), alors que Brest s'était totalement endormi sur ses lauriers.

Car pendant plus d'une heure, c'est une véritable démonstration de football qu'ont livré les Bretons, aussi bien dans la récupération du ballon que dans son utilisation.

Sans un Alexandre Oukidja, montrĂ© du doigt aprĂšs Monaco pour avoir concĂ©dĂ© un but sur une talonnade tentĂ©e dans sa surface, mais dĂ©cisif en premiĂšre pĂ©riode, face Ă  Steve MouniĂ© (27e, 30e, 45e), Romain Del Castillo (29e) ou Lala (45+1), le score aurait pu ĂȘtre bien plus lourd.

- Un relĂąchement en guise d'avertissement -

Avec son jeu tout en passes, en mouvements, en renversements de jeu et en compensations, qui a donné le tournis à plus d'un adversaire cette saison, Brest semblait parti pour une promenade de santé.

A la mi-temps, déjà, les Ty Zef menaient 3-1, affichant 17 tirs, dont huit cadrés, du jamais vu pour eux, à la pause d'un match dans l'élite au XXIe siÚcle, selon Opta.

Six minutes seulement aprĂšs avoir Ă©tĂ© menĂ©, Chardonnet Ă©tait venu reprendre une tĂȘte ratĂ©e d'un dĂ©fenseur messin pour remettre les compteurs Ă  zĂ©ro (1-1, 12e).

A la demi-heure de jeu, un long centre rentrant, mal jugé par la défense messine, a permis à Del Castillo, au second poteau, de remettre d'un plat du pied gauche dosé pour Kamory Doumbia qui a propulsé le ballon dans le haut du filet des cages adverses (1-1, 30e).

Et Ă  la 38e minute de jeu, aprĂšs une nouvelle sĂ©quence de jeu aussi interminable qu'Ă©lĂ©gante, le centre en retrait de Martin Satriano a trouvĂ© la tĂȘte de MouniĂ© qui a pris Oukidja Ă  contre-pied (3-1, 38e).

L'ovation du stade Francis Le-BlĂ© Ă  la pause Ă©tait largement mĂ©ritĂ©e au vu du spectacle offert et les hommes d'Eric Roy ont enfoncĂ© le clou Ă  l'heure de jeu, sur une tĂȘte dĂ©croisĂ©e de Satriano sur corner (4-1, 60e).

Mais le relĂąchement coupable de la dĂ©fense qui Ă©tait la meilleure de Ligue 1 en 2024, avec 5 buts encaissĂ©s avant cette rencontre, est un bon rappel que le rĂȘve europĂ©en des Brestois ne tient qu'Ă  un fil.

Avec un déplacement à Lyon, la réception de Monaco et un derby à Rennes, avant une fin de saison plus abordable (Nantes, Reims, Toulouse), craquer maintenant serait trÚs cruel aprÚs une saison aussi aboutie.

AFP

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