Patrice Thien Ah Koon, maire du Tampon, a présenté ses voeux à la presse ce mercredi 29 janvier 2025. Sécurité, logement, aménagement du territoire ont été abordés à l'occasion de cette rentrée politique. Il a notamment annoncé suspendre la délivrance de permis de construire de logements sociaux tant que les conditions d'attribution n'auront pas été modifiées (Photo sly/www.imazpress.com)
Patrice Thien Ah Koon a débuté ses voeux en abordant la solidarité. "La première affaire qui sera étudiée en conseil municipal est une mesure de solidarité envers nos compatriotes mahorais qui ont été durement éprouvés par le cyclone Chido", a annoncé l'édile, qui souhaite faire un don de 10.000 euros à la Croix-Rouge.
"La solidarité doit aussi se manifester avec notre population. Nous poursuivrons donc la baisse de 5% sur l'apport communal de la taxe foncière. La situation financière de notre commune nous permet de maintenir cet engagement", a-t-il souligné. "En 2024, un dispositif d'aide aux bacheliers qui continuent leurs études a été mis en place, il sera renouvelé."
Concernant les emplois PEC, "l'Etat a baissé ses dotations de 40%, nous allons donc devoir renoncer 450 emplois PEC, donc passer de 1.200 à 750", a regretté Patrice Thien Ah Koon. "Je déplore que nos départements d'Outre-mer subissent ces baisses de dotation alors que nous avons un contexte très particulier, c'est un sujet que j'aborderai avec nos gouvernants", a-t-il assuré.
- Biodiversité et Parc du Volcan -
Patrice Thien Ah Koon s'est réjoui de "la population qui s'est approprié le parc des Palmiers". "En 2025, nous allons continuer l'aménagement de ce parc, avec des outils pédagogiques. Concernant le parc du Volcan, qui je le précise n'est pas un parc d'attraction, il sera un parc de respiration", a insisté le maire. "A la Plaine des Cafres, nous sommes en train de faire un parc qui permettra aussi de travailler sur la biodiversité", a-t-il assuré. "Le Parc du Volcan a vocation à accueillir les familles dans un espace sécurisé."
En matière de dérèglement climatique, "la question de l'eau nous intéresse tous". "L'année 2025 marquera, je l'espère, une redéfinition de notre rapport avec l'eau, qui est devenue une denrée précieuse", a rappelé Patrice Thien Ah Koon. "Si cette sécheresse n'impacte pas la commune, nous devons être vigilants."
Le maire a par ailleurs annoncé que la vitesse sera bientôt limitée à 30 km/h dans la commune, dans un souci de "tranquillité". "Nous sommes aussi entrain d'installer une centaine de ralentisseurs", a-t-il précisé. Des pistes cyclables sont par ailleurs en cours d'aménagement.
"Au-delà de ces pistes cyclables, nous devrons envisager la mise en place d'un réseau de transport câblé entre les bas et les hauts de la commune, pour que le 23ème km soit à moins de 20 minutes du centre-ville par exemple", a-t-il souhaité, précisant que cela concernerait "un autre mandat". Il a mentionné "un téléphérique, qui ne passera pas au-dessus des maisons."
- Crise du logement et scolarité -
Le plan local d'urbanisme (PLU) est par ailleurs en cours de modification, "pour éviter que des cages à lapins soient construites sur le territoire". "Il n'y a pas que la rentabilité financière qui compte. Nous devons produire des logements dans lesquels la population se sentira bien."
En matière de scolarisation, le maire a annoncé "refuser toute nouvelle inscription à l'école de personnes non-domiciliées au Tampon". "Un enfant inscrit au Tampon permet de faire une demande prioritaire de logement. Ceci explique l'exaspération des Réunionnais, qui ne comprennent pas pourquoi eux doivent attendre plusieurs années, tandis que d'autres passent en priorité", a-t-il assuré. "La crise du logement s'ajoute à la crise sociale. Je ne stigmatise personne, je dénonce un mode de fonctionnement administratif qui est totalement irresponsable et qui ne fait que mettre le feu aux poudres."
Plusieurs mesures vont être appliquées : le maire a ordonné aux services de refuser les demandes de permis de construire de logements sociaux, "tant que nous n'aurons pas revu les conditions d'attribution des logements". Il a aussi demandé aux conseillers municipaux ne de plus inscrire à l'ordre du jour les demandes de garantis financières pour la construction des logements sociaux, sous la même condition que la mesure précédente. Ces mêmes conseillers ne siégeront plus dans les commissions d'attribution des logements. "Il faut que nous soyons plus fermes", a-t-il estimé.
"Il y a des comportements qui pourrissent la vie du voisinage. Je propose que la police municipale dresse désormais des procès-verbaux, qui seront transmis aux bailleurs sociaux concernés en demandant d'engager une mesure d'expulsion. Si le bailleur n'agit pas, c'est avec la population que nous allons organiser l'adresse du paiement des loyers", a affirmé le maire.
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Bonjour je ne comprend pas sur Berive on a construit des logements et c des gens d'ailleurs et quelques uns de nôtre cartier qui on ue c logement hors que que beaucoup de gens de notre cartier n'as pas ue c logement maintenant il y a plus de délinquance et de vole de bagarre dans notre cartier qui était tranquille avant on a peur pour nos propres enfants si
c'était moi je regarderai les cassier judiciaire avant de donner c logement sociaux peut être que les gen ferait moins de bêtises et que les enfants aussi sinon on par tous a la dérive désolé mes c se que beaucoup de gens pense je pense .
Bravo pour cette prise de position.
Un position clair, nette, précis