Sport de raquettes

Le boom du padel ne se dément pas

  • PubliĂ© le 26 novembre 2023 Ă  14:00
  • ActualisĂ© le 26 novembre 2023 Ă  15:03
padel

C’est le petit dernier des sports de raquettes en vogue. Le padel s’est implantĂ© sur presque l’ensemble de l’üle. BientĂŽt, on atteindra la barre des 50 courts et du millier de pratiquants. Un engouement qui ne se dĂ©ment pas depuis l’avĂšnement de la discipline Ă  La RĂ©union en 2018. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)

C’est le boom de l’annĂ©e 2023 chez les sports de raquettes. A mi-chemin entre le squash et le tennis, le padel fait recette auprĂšs du public.

On dĂ©nombre ainsi dĂ©jĂ  prĂšs de 900 pratiquants sur l’üle, "1 500 d’ici un an", espĂšre mĂȘme Jean-Yves Dennemont, le prĂ©sident de la Ligue rĂ©gionale de tennis, sous l’égide de laquelle s’est rangĂ©e la nouvelle discipline.

Sport en plein essor Ă  La RĂ©union, le padel est prĂ©sent un peu partout. On recense ainsi pas moins de 11 courts dans le nord, 18 dans l’ouest, 9 dans le sud. «"Et des projets de construction de nouveaux terrains partout, au Tampon, Ă  Saint-Pierre, Ă  Saint-AndrĂ©, Ă  Sainte-Suzanne" se rĂ©jouit Jean-Yves Dennemont.

Si Ă  la base, l’avĂšnement de la discipline Ă©tait surtout portĂ© par des structures privĂ©es, les clubs associatifs se sont invitĂ©s dans la danse.

Jean-Yves Dennemont note "c’est bien que ces derniers s’y mettent. Comme ça, on devrait pouvoir dĂ©velopper les Ă©coles de padel pour les jeunes" Et dĂ©velopper encore davantage les tournois toutes catĂ©gories confondues. "Pensez qu’en 2024, il n’y en aura pas moins de 350 organisĂ©s Ă  la RĂ©union", avise le prĂ©sident de la LRT.

- "On se marre" -

Ce vent rĂ©gĂ©nĂ©rateur souffle notamment Ă  Saint-Louis, chez l’EndĂ©mik club de Lucas Landais, que nous avons visitĂ©. Dans un dĂ©cor bucolique, verdoyant, encerclĂ© par l’étang du Gol, trois courts de padel ont Ă©tĂ© posĂ©s sur la prairie.

Les joueurs viennent autant y rechercher l’effort physique Ă  quatre (le jeu se pratique en double) que le rĂ©confort autour d’une bonne biĂšre.

N’est-ce pas StĂ©phan, HĂ©lĂšne et Nico, que nous croisons, Ă  l’apĂ©ro ? "Ce qui nous a plu ? Les Ă©changes qui durent par rapport au tennis", lĂąche tout heureux le premier. "Oui, on se marre en permanence", acquiesce la seconde. "C’est trĂšs ludique, trĂšs accessible aussi. Et contrairement au tennis, si le niveau des joueurs est hĂ©tĂ©roclite, il y a malgrĂ© tout des points savoureux" poursuit-elle.

"Par rapport au tennis, l’esprit n’est pas le mĂȘme", renchĂ©rit le troisiĂšme. "Il n’y a pas de mauvais comportements, moins d’ego, et plus de partage et de fair-play. C’est un sport zen, un jeu de patience, oĂč il faut pousser l’adversaire Ă  la faute" estime-t-ile

"Et l’engouement touche autant les hommes que les femmes. Le mois dernier, un tournoi fĂ©minin a rĂ©uni 70 paires, 140 joueuses. Un record national !" exprime Jean-Yves Dennemont.

fp/www.imazpress.com / [email protected]

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