C'est la fin pour le gouvernement Barnier, après avoir déclenché l'article 49.3 pour tenter de faire passer en force le budget 2025 de la Sécurité sociale. La motion de censure déposée par le NFP a été adoptée ce mercredi 4 décembre 2024, avec 331 voix pour. La France s'enfonce un peu plus dans la crise politique majeure provoquée par la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron (Photo AFP)
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C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis
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Emmanuel Macron s'adressera aux Français à 23h ce jeudi
Chute du gouvernement Barnier: Emmanuel Macron s'adressera aux Français jeudi à 20H00, annonce l’Elysée #AFP pic.twitter.com/mQKqKwDYAH
— Agence France-Presse (@afpfr) December 4, 2024 -
"Notre pays entre dans une période d'instabilité et d'incertitude inédite", alerte Cyrille Melchior
Le président du Département fait part de sa "profonde inquiétude pour l'avenir de notre pays, et pour les Outremer en particulier qui, nous le savons, sont des territoires où les décisions prises au niveau national ont un impact amplifié".
"On ne peut donc que redouter les conséquences catastrophiques pour nos territoires confrontés au chômage, à la pauvreté, à la vie chère et à la fragilité du tissu économique", écrit-il. "Je suis d'autant plus inquiet que, suite à mes différentes rencontres au sein des ministères ces dernières semaines, j'avais pu obtenir des avancées, voire même des garanties, afin de préserver la population réunionnaise, notre économie, mais aussi les finances du Département, particulièrement exsangues compte tenu de la dynamique de croissance de nos dépenses obligatoires, liées notamment au versement des allocations individuelles de solidarité", déplore l'élu.
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"C'est une décision que nous avons pris en responsabilité", déclare Emeline K/Bidi
La députée réunionnaise et vice-présidente du groupe GDR estime, à l'issue du vote, qu'"au cours des dernières heures, on a beaucoup entendu ceux qui s'accrochaient au gouvernement Barnier nous faire un mauvais procès à coup de mensonges".
"On croit qu'il y a une alternative possible, nous rejettons la politique d'austérité, la politique d'Emmanuel Macron. Ce qui peut se préparer peut être quelque chose de meilleur, à condition qu'Emmanuel Macron accepte d'écouter la voix des urnes et la voix des Français", estime l'élue.
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"Le gouvernement Barnier aura eu le déshonneur et la censure", déclare Mathilde Panot
"Aujourd'hui est un jour historique", réagit la cheffe de file de LFI. "Le seul souverain en République et en démocratie, c'est le peuple."
"Aujourd'hui est un jour historique", réagit @MathildePanot à la chute du gouvernement mené par Michel Barnier. "Le seul souverain en République et en démocratie, c'est le peuple (...) Le gouvernement Barnier aura eu le déshonneur et la censure". #DirectAN #MotionDeCensure pic.twitter.com/qUMWEFkBSW
— LCP (@LCP) December 4, 2024 -
Le Mouvement Citoyen "Engagés" appelle les partis politiques à s’unir pour un gouvernement élargi
"Le gouvernement est tombé. C’est la 1ere fois depuis 62 ans. La motion de censure contre le gouvernement était prévisible depuis la nomination de ce nouveau gouvernement et son projet de budget 2025 . C’est un acte majeur qui aura des répercussions significatives sur le fonctionnement des institutions et la stabilité politique de la France", écrit Erick Fontaine pour le mouvement citoyen "Engagés".
"Une motion de censure constitue un instrument puissant du système démocratique, mais elle comporte également des risques substantiels pour la stabilité gouvernementale, l’équilibre des pouvoirs et l'ordre social. Cette instabilité politique installée depuis plusieurs mois par le Président Macron nous mène vers une crise politique majeure", estime-t-il.
Le Mouvement Citoyen Engagés "souhaite voir la mise en place d’un gouvernement d’ouverture qui devra associer l’ensemble des forces politiques et la société civile pour une gouvernance juste avec un alignement des forces politiques avec pour objectif sortir La France du chaos politique et sociale".
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"Barnier est censuré, Macron doit s’en aller !", réagit Perceval Gaillard
Le député réunionnais estime qu'"en censurant ce gouvernement illégitime, l'Assemblée nationale a soldé les comptes de la macronie", "des gilets jaunes à la réforme des retraites, de la dissolution au non-respect du résultat des élections".
"Aujourd'hui nous avons rappelé à "Jupiter" que la roche Tarpéienne n'est jamais loin du Capitole. Prochaine étape : la démission ou la destitution du Président qui est responsable de la crise politique dans le pays", appelle-t-il.
"Seule une élection présidentielle anticipée permettra d'éviter le blocage institutionnel et le chaos économique et social. Seul le Nouveau Front Populaire sera capable de mettre en place une alternative politique sociale, écologique et démocratique", estime l'élu LFI.
À La Réunion, "ce moment de crise historique oblige l'ensemble des forces progressistes à s'unir pour défendre les grands dossiers réunionnais : logement, emploi, vie chère, protection de la biodiversité, continuité territoriale, développement économique, transition écologique ou encore mobilité". -
La motion de censure est adoptée, le gouvernement Barnier est renversé
331 député.es ont voté pour la motion du NFP. La motion déposée par le RN ne sera donc pas votée.
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La discussion est clôse
Le scrutin débute, les député.es ont 45 minutes pour voter.
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C'est désormais à Michel Barnier de s'exprimer avant l'heure du vote
"J'estime à avoir fait preuve d'écoute et de dialogue", déclare le Premier ministre. "Nous avons, chaque jour, améliorer ce texte" assure-t-il, admettant qu'il "n'est pas parfait". "C'est dans le même esprit de travail qu'a été conduite la loi de fin de gestion 2024. Ce travail a porté ses fruits, le PLFSS a fait l'objet d'un accord en commission mixte paritaire", une première en 14 ans, rappelle-t-elle.
"Ce texte répond à l'urgence d'améliorer notre dette, en regardant en face la réalité de notre déficit. Ce n'est pas par plaisir que j'ai présenté des mesures difficiles", assure-t-il. La dette "ne disparaîtra pas par l'enchantement d'une motion de censure", lance le Premier ministre. "Cette réalité s'imposera à tous les gouvernement."
Il tente une dernière fois de convaincre les député.es de ne pas voter la censure, et remercie tous les ministres l'ayant accompagné ces trois derniers mois.
"Ce texte qui représente à mes yeux, et je le dis sans prétention, je crois, un bon compromis. Le meilleur compromis possible. Il est maintenant temps de le mettre en œuvre. C’est ce qui m’a conduit à engager la responsabilité du gouvernement", estime Michel Barnier. "Cette motion de censure rendra tout plus grave et plus difficile", répète-t-il.
"J’ai été et je suis fier d’agir pour construire plutôt que pour détruire", poursuit Michel Barnier.
"Ce qui est en jeu, c’est notre capacité collective à faire des pas les uns vers les autres, à dépasser les tensions et les clivages qui font tant de mal à notre pays, à avoir comme seule boussole l’intérêt général", dit-il.
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Le groupe UDR votera la censure
Le groupe mené par Eric Ciotti, qui s'est rallié au RN lors des dernières législatives, confirme qu'il votera pour les motions de censure.
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Laurent Wauquiez fustige le NFP et le RN
"Aujourd'hui, c'est le chaos ou la responsabilité", déclare le président du groupe LR à l'Assemblée nationale. Dans un discours adressé quasi-exclusivement au RN, il les accuse de faire "semblant ici de vous injurier les uns les autres, et vous vous apprêtez ici à voter les uns avec les autres. Vous vous apprêtez à voter ensemble pour faire tomber un gouvernement".
"La réalité, c’est que sans vos voix, Mme Le Pen, La France insoumise ne pourrait rien. Les Français jugeront sévèrement le choix que vous vous apprêtez à faire", déclare-t-il.
"Emmanuel Macron porte peut être seul la responsabilité de la dissolution, mais vous allez porter avec la France insoumise la responsabilité de la censure qui va plonger le pays dans l’instabilité", conclut-il.
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"La méthode Barnier n'aura été qu'un bruit qui court", déclare le socialiste Boris Vallaud
C'est au tour des différents groupes politiques de s'exprimer. "La méthode Barnier n'aura été qu'un bruit qui court", regrette le président des députés PS. "Il n'y a eu aucun dialogue avec la gauche. Il est devenu plus convenable de discuter avec l'extrême droite qu'avec la gauche. Nous ne pouvons nous résoudre à cela", regrette-t-il.
Il appelle à la nomination d'un "Premier ministre de gauche conduisant la politique de la nation en cohérence avec la volonté de changement des électeurs qui nous ont fait confiance et une Assemblée qui cherche des compromis".
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Marine Le Pen confirme qu'elle votera la motion de censure du NFP
A la tribune, la cheffe de file du RN évoque "la censure" de ce "gouvernement éphémère". "Nous voilà au moment de vérité", lance-t-elle."C’est dans les rangs du premier ministre que l’intransigeance, le sectarisme et le dogmatisme lui ont interdit la moindre concession, ce qui aurait évité ce dénouement", accuse-t-elle.
Marine Le Pen confirme qu'elle va "s'allier avec l'extrême-gauche", bien que "ce ne soit pas avec gaieté de coeur".
"Les institutions nous contraignent à mêler nos voix à celles de l'extrême gauche", affirme @MLP_officiel.
— LCP (@LCP) December 4, 2024
"Ces institutions nous contraignent aujourd'hui à utiliser le NFP comme un simple outil pour éviter l'application d'un Budget toxique."#DirectAN #MotionDeCensure pic.twitter.com/F25MHbN6JiElle a réitéré le refus de son groupe de se joindre à la demande de destitution de La France insoumise. "C’est à [la] raison [d’Emmanuel Macron] de déterminer s’il peut ignorer l’évidence d’une défiance populaire massive (...) S’il décide de rester, il sera contraint de constater qu’il est le président d’une République qui n’est plus tout à fait, par sa faute, la cinquième".
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Eric Coquerel prend la parole pour le NFP
"Monsieur le Premier ministre, nous faisons aujourd’hui l’Histoire", débute-t-il. "Vous, parce que vous allez être le seul Premier ministre a être censuré depuis Georges Pompidou en 1962. Moi parce que j’ai l’honneur de porter cette motion de censure. Votre échec était annoncé", juge-t-il.
"Vous avez montré que les seuls compromis que vous étiez prêt à admettre étaient ceux négociés avec vous-même (...) Vous avez finalement tenté des compromis, mais avec l’extrême droite, ce Rassemblement national que vous avez privilégié en violation du barrage républicain qui s’est exprimé majoritairement en juillet", dénonce-t-il.
"Arrêtez ce mauvais coup porté au pays qui consiste à dire 'après moi le déluge'", implore @ericcoquerel "Le chaos est déjà là. Il est politique, économique et social". #DirectAN #MotionDeCensure pic.twitter.com/im7lUBkAkI
— LCP (@LCP) December 4, 2024"Aujourd’hui nous sonnons le glas d’un mandat, celui du président" conclut Eric Coquerel.
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Les discussions débutent
Les deux motions de censure vont être présentées avant le vote.
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Le projet de loi de fin de gestion pour 2024 est approuvé avant l'examen des motions de censure
Avant de passer aux discussions sur les motions de censure, l’Assemblée s'est prononcée en faveur du projet de loi de fin de gestion pour 2024 avec 211 votes pour et 103 contre. La commission mixte paritaire était parvenue à un accord sur une nouvelle version mardi.
Ce projet de loi ouvre entre autres de nouveaux crédits d’environ 4,2 milliards d’euros. Cela servira à couvrir les surcoûts exceptionnels en lien avec à la sécurisation des Jeux olympiques et paralympiques et la crise en Nouvelle-Calédonie.
La séance est suspendue dix minutes avant le début des discussions autour des motions de censure.
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Michel Barnier est arrivé à l’Assemblée nationale
Avant l'examen des motions de censure, une séance de questions au gouvernement est en cours. Le Premier ministre est présent dans l'hémicycle.
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"Pas de surprise" assure le RN
"Il n'y aura pas de surprise, nous voterons la motion de censure du gouvernement", assure à LCP le député et porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale, Bryan Masson.
"Il n'y aura pas de surprise, nous voterons la motion de censure du gouvernement", explique le député RN @MassonBryan.#DirectAN pic.twitter.com/0QnkugJ11Z
— LCP (@LCP) December 4, 2024 -
Barnier et Macron refusent d'y croire
Face au scenario qui semble inéluctable, Michel Barnier en a appelé mardi soir à la télévision à la "responsabilité" des députés pour éviter la censure, dans "l’intérêt supérieur du pays". Sur X, le Premier ministre tente encore de convaincre le RN de ne pas voter la motion déposée par la gauche, citant un extrait de cette dernière où on peut lire : "Alors qu'une large majorité de nos concitoyennes et concitoyens fait le choix du barrage à l'extrême droite lors des élections législatives, le Premier ministre a cédé leurs plus viles obsessions".
"Où est le respect envers les 11 millions d’électeurs du RN dans le texte de cette motion de censure ?", invective-t-il.
Où est le respect envers les 11 millions d’électeurs du RN dans le texte de cette motion de censure ? pic.twitter.com/h3feRJJeBJ
— Michel Barnier (@MichelBarnier) December 3, 2024Depuis Ryad, le président Emmanuel Macron, dont la décision de dissoudre l’Assemblée nationale en juin a plongé le pays dans la crise, a de son côté affirmé qu’il ne pouvait "pas croire au vote d’une censure" du gouvernement.
Le chef de l’Etat a appelé à "ne pas faire peur aux gens" en évoquant un risque de crise financière.
Mais Michel Barnier a de son côté répété que la censure rendrait "tout plus difficile et plus grave", alors que les signaux sont déjà, selon lui, au rouge sur les plans budgétaire, financier, économique et social.
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Vers un vote d'une des motions de censure
Les députés examineront à partir de 19h (heure de La Réunion) deux motions de censure déposées respectivement par l’alliance de gauche et l’extrême droite pour faire tomber le Premier ministre. Une censure su gouvernement serait une première en France depuis 1962.
Le suspense est limité, les deux blocs réunissant plus que la majorité des voix nécessaires. Et le sort de M. Barnier, vétéran de la droite française de 73 ans, ancien négociateur du Brexit, semble scellé seulement trois mois après son arrivée à Matignon.
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Sans budget de la Sécu, les retraites seront revalorisées sur l’inflation, admet le gouvernement
En cas de censure du gouvernement mercredi, la sous-indexation des retraites prévue dans le budget de la Sécu ne s’appliquera pas: les retraités verront leurs pensions revalorisées en étant indexées sur l’inflation, comme le prévoit la loi, a confirmé la ministre du Travail.
En vertu du Code de la Sécurité sociale, les retraites de base sont chaque année augmentées au 1er janvier, indexées sur la hausse des prix à la consommation (hors tabac) constatée par l’Insee pour l’année précédente.
Pour économiser 3 milliards d’euros, le gouvernement et la droite sénatoriale avaient décidé de modifier ces règles en 2025. Les pensions ne devaient être augmentées que de la moitié de l’inflation au 1er janvier, soit +0,8% selon l’exécutif, avec un complément au 1er juillet pour les retraites inférieures à 1.500 euros bruts pour arriver à +1,6%.
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Bonjour à tous, bienvenue dans ce direct
C'est aujourd'hui que deux motions de censure vont être examinées. Suivez-nous.
À propos
A écouter le gouvernement, la France pourrait plonger dans le chaos. Il n'y aurait plus de salaires pour les fonctionnaires, plus de cartes vitales pour les malades…Les ministres n'ont rechigné devant aucune exagération pour tenter d'éviter le dépôt des motions de censure. En oubliant de préciser que cela fait quelques mois que le pays est déjà enfoncé dans une crise politique profonde.
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En réalité, sans vote d'un budget 2025, "le budget précédent sera mis en œuvre au jour le jour si rien n'est voté" rappelle Christiane Rafidinarivo, politologue, chercheuse associée au LCF – Université de La Réunion et au Cevipof Sciences Po.
- Le gouvernement agite le spectre de l'apocalypse -
"Si l'on parle de shutdown, on ne l'a jamais expérimenté mais pour l'instant on n'en est pas là, car c'est probablement le budget précédent qui va fonctionner jusqu'à ce qu'une issue politique du budget soit trouvée", avance-t-elle.
"Il n'y aura pas de shutdown", assure de son côté le député Frédéric Maillot. "Tout est calculé pour que l'économie ne s'effondre pas", ajoute-t-il.
Pour le député Philippe Naillet, "c'est simple, on repartira sur le projet de loi finance de 2024". "Dans un deuxième temps, après la nomination du nouveau gouvernement, il y aura certainement un PLF rectificatif", avance-t-il.
Une situation qui n'est pas idéale, mais qui est loin d'être aussi apocalyptique que certains politiciens l'ont laissé entendre ces derniers jours.
- Pas de suppression de postes professeurs, pas de report de l'indexation des retraites -
Concrètement, ne pas voter le PLF 2025 reviendrait à ne pas mettre en place plusieurs mesures polémiques, qui ont mené à ces dépôts de motion de censure : pas de suppression de 4.000 postes de professeurs, pas de report de l'indexation des retraites sur l'inflation, pas de baisse de budget des collectivités, et surtout, pas de baisse des crédits pour les Outre-mer.
Cela empêche cependant aussi l'application de certaines mesures qui étaient attendues, notamment des efforts fiscaux (temporaires) pour les très grandes entreprises françaises.
Un budget imparfait, qui n'améliorera pas la dette de la France, mais qui ne mènera sûrement pas à ce que les fonctionnaires ne soient pas payés.
Cette absence de budget "pourrait mener à une défiance de la part des marchés financiers et des acteurs économiques", note cependant Christiane Rafidinarivo. "Ce qu'il ressort de tout cela, c'est que les Français ont de moins en moins confiance en la classe politique. Et c'est cela qui est inquiétant, car si l'on a plus confiance dans les institutions, cela empêche les institutions de fonctionner", observe-t-elle.
- Une censure, et après ? -
La motion de censure déposée par le NFP a toutes les chances d'être adoptée puisque le RN a annoncé la soutenir. Sauf coup de théâtre, le gouvernement devrait donc tomber ce mercredi soir. Quelle suite, donc ?
Le NFP le martèle, "il faut revenir à la gauche, qui doit incarner un parlementarisme renouvelé".
"Je note que Michel Barnier n'a jamais recherché le compromis avec les forces de gauche. Quand on a pas de majorité, on cherche le compromis", rappelle Philippe Naillet. "Il a cajolé le RN, et aujourd'hui, c'est le RN qui fait tomber Barnier."
Emmanuel Macron, "avait justifié son refus de nommer Lucie Castets par le fait que le budget ne passerait pas. Aujourd'hui, il ne passe pas non plus, c'est donc le moment de se tourner vers la gauche pour trouver des compromis", estime le député.
"Pour nous, cette motion de censure est la preuve d'une dissolution anticipée ratée", abonde Frédéric Maillot. "François Hollande disait, on ne dissout pas s'il n'y a pas crise. Pourtant, en juin 2024, il n'y avait pas de crise, seulement un parti arrivé en tête des élections européennes, et la voix du peuple qui disait à Macron : on ne veut plus de vous".
"Il a réagi à chaud et de façon brutale, et la seule chose qu'il a réussi à faire c'est de faire progresser le RN qui occupe la meilleure place, qui est celle de faire ou de défaire le roi", rappelle-t-il.
- Responsable de la crise politique Macron ne veut pas de la gauche -
En cas de dissolution, reviendra donc sur la table la question de Matignon. Michel Barnier sera-t-il renouvelé au poste ? Emmanuel Macron s'obstinera-t-il à nommer une personnalité encore plus à droite pour satisfaire le bloc central et le RN à la fois ? La gauche pourrait-elle vraiment décrocher Matignon ?
D'après plusieurs médias nationaux, Emmanuel Macron "ne verrait pas la solution à gauche", comme depuis le début de son premier mandat. Rien de très surprenant là-dedans.
Lucie Castets, proposée par le NFP lors des tractations qui ont suivi les législatives anticipées pour le poste de Première ministre, ne semble d'ailleurs plus faire consensus parmi les divers partis de la coalition de gauche.
"Aucun groupe n'est majoritaire, c'est ça la réalité. Mais la gauche est arrivée en tête, il faut lui faire confiance. A nous, ensuite, de rechercher le compromis texte par texte", appelle Philippe Naillet.
"Il faut aussi rechercher les soutiens auprès de ceux qui ont bénéficié du front républicain pendant les élections", estime-t-il. "Il serait temps que ces derniers choisissent la gauche sur certains textes, on ne peut pas bénéficier du front républicain, et en même temps compter sur le RN dans l'Hémicycle. Il faut clarifier les choses."
Lire aussi - Déjà très affaibli, Macron face à la mission impossible de l'après-Barnier
Le chaos, craint par tant de ministres, semble en tout cas s'être déjà installé à l'Assemblée nationale depuis quelque temps déjà.
Et le responsable de cette crise, "c'est Macron", lance Philippe Naillet, à l'instar de ses collègues de gauche. "Il a provoqué la dissolution, à refuser de nommer ceux qui sont arrivés en tête, et a composé un gouvernement de battus à la merci du RN dès le premier jour".
Une stratégie qu'il ne semble pas vraiment enclin à modifier.
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Le NFP avait déjà proposé la censure du gouvernement Barnier, mais les complices de la macronie, le RN, ne l'avait pas votée... cherchez l'erreur !
Marine Le Pen, en procès pour emplois fictifs et détournements de fonds au Parlement européen avec 26 de ses laquais du Système (capitaliste), l'a finalement voté. Sûrement à contre cœur, car les politiques que le RN propose sont les mêmes que celles de Macron.
En fait, elle voudrait être élue présidente avant sa condamnation et celle de son parti de dupes.
MACRON DÉMISSION ET PAS UNE VOIX POUR L'EXTRÊME-DROITE !
Michel Barnier devient le premier chef de gouvernement censuré depuis Georges Pompidou en 1962 et le plus éphémère premier ministre de la Ve République.
Barnier à fait la moitié du chemin : gouvernement censuré.
Barnier à fait tout à moitié comme Didier robert à fait moitié la route NRL.
Que Dati parte : déjà une excellente nouvelle
Il a fait du sous-macron,il le paye aujourd'hui. A trop mépriser le peuple,de gauche comme de droite, on s'approche d'une explosion de cette convergence des rages qui couve depuis très longtemps.Il ne reste plus qu'à virer le locataire de l'Élysée. C'est dans les tuyaux. Espérons que çà aille jusqu'au boute ne serait vraiment pas une grosse perte.Ce serait même une nouvelle chance pour la FRANCE que MACRON déteste tant et qu'il a mise à terre.
Le champagne est au frais...
La loi martiale en Corée du sud...la censure du gouvernement en France...les temps sont dures pour les budgets !!!