Image de la femme

Associations et communicants en parlent

  • PubliĂ© le 4 septembre 2009 Ă  11:45
Vendredi 4 septembre 2009 Associations de défense de femmes et représentants du monde de la communication débattent sur le thÚme de l'image de la femme (photo: Thomas Vitry)

La Ville de Saint-Denis organisait ce matin, vendredi 4 septembre 2009, une rĂ©union dĂ©bat sur la mise en place d'une charte sur l'image de la femme. Associations de dĂ©fense des femmes, d'affichage et de publicitĂ© Ă©taient prĂ©sentes autour de la table pour dĂ©battre des conditions de mise en place d'une telle charte. Du cĂŽtĂ© du monde de la presse, pas grand monde si ce n'est le rĂ©dacteur en chef du magazine Belle. L'objectif de tous Ă©tait le mĂȘme, "mettre un terme Ă  l'image dĂ©gradante de la femme dans les publicitĂ©s".

Ils étaient une vingtaine à s'asseoir autour de la table ce vendredi 4 septembre afin de discuter d'une problématique d'actualité, celle de l'image de la femme. AprÚs les nombreuses affaires de violences faites aux femmes et celle de l'affiche du salon de 2 roues qui a été retirée par la municipalité de Saint-Denis, Monique Orphé, adjointe au maire du chef-lieu, a jugé nécessaire de mettre en place cette table ronde avec les entreprises du domaine de la communication. Des entreprises qui n'étaient pas nombreuses à faire le déplacement.

Sur la vingtaine de participants, plus de la moitié était des associations de défense des femmes telles que l'association Chance Egale, Femmes Solid'Air ou bien le Collectif pour l'élimination des violences faites aux femmes. Du cÎté des professionnels de la communication, on peut noter la présence d'agences de publicité comme l'agence Court Circuit, de sociétés de communication comme Medicis Tom Pouce ou encore d'afficheurs comme Publicolor & Sra & Colorsystem.

L'univers de la presse n'était représentée que par le rédacteur en chef du magazine Belle. L'absence des autres sociétés était remarquée puisque, pour les différentes associations et les représentants des entreprises, "le monde de la presse a une grande part de responsabilité dans la dégradation de l'image de la femme". Télévision, radio et presse écrite, aucun média n'est épargné par les critiques.

Tous les protagonistes de cette rencontre sont unanimes pour dire qu'il faut "protĂ©ger l'image de la femme". Les uns parlent de la signature d'une charte par les sociĂ©tĂ©s de communication ainsi que les communes, d'autres parlent du vote d'une loi qui s'imposerait Ă  tous. C'est l'idĂ©e de la signature d'une charte qui est privilĂ©giĂ©e car "la mise en place d'une loi est un travail de longue haleine". Concernant la charte, la question qui se pose est celle de son cadre. "Quelles sont les limites qui doivent ĂȘtre fixĂ©es ?", s'interroge Sven Daudon pour l'agence Court Circuit. "Sur quels critĂšres fonde t-on notre jugement ? Faut-il interdire les publicitĂ©s avec des femmes ?", ajoute t-il.

Autre problématique mise en avant, celle du rÎle des organes de communication dans la diffusion de ces images. Pour les représentants des associations de défense des femmes, "tous ont une part de responsabilité mais personne n'ose la prendre". L'exemple pris est celui de l'affiche pour le salon des 2 roues montrant une femme de dos dans une position suggestive. Autour de la table, tous les entrepreneurs sont unanimes pour dire que cette affiche est "dégradante". Mais pour Monique Orphé, "les sociétés d'affichages auraient pu refuser cette publicité. Rien n'a été fait". "Ce n'est pas normal que ce soit le dernier maillon de la chaßne, la municipalité, qui prenne cette décision", lance t-elle.

Cette rĂ©union dĂ©bat montre que cette question mĂȘle Ă©thique et Ă©conomique. C'est pour trouver une position consensuelle dans une charte qui "doit ĂȘtre signĂ©e par un maximum de personnes" que plusieurs rĂ©unions se succĂ©deront jusqu'au dĂ©but du mois d'octobre. "Je souhaite qu'une charte soit signĂ©e pour le 2 octobre, date de la journĂ©e mondiale de lutte contre les violences", espĂšre Monique OrphĂ©.

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