Selon l’Organisation internationale pour les migrations

Au moins 25 morts dans un naufrage "provoqué par des trafiquants" entre les Comores et Mayotte

  • Publié le 5 novembre 2024 à 06:37
  • Actualisé le 5 novembre 2024 à 13:56

Au moins 25 personnes sont mortes en mer entre l'archipel des Comores et l'île française de Mayotte après le naufrage de leur embarcation, dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 novembre, a annoncé lundi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans l'Est et la Corne de l'Afrique. Elle affirme que l'embarcation a été sabordée par des trafiquants (Photo : AFP)

"L'OIM Comores est attristée d'apprendre la mort d'au moins 25 personnes après le naufrage volontaire de leur embarcation provoqué par des trafiquants au large des îles Comores, entre Anjouan et Mayotte", a déclaré l'agence de l'ONU dans un communiqué.

Le bateau transportait une trentaine de personnes, dont sept femmes, deux enfants de six et deux ans, ainsi que deux nourrissons, d'après le récit de cinq survivants secourus par des pêcheurs samedi matin.

Ce bras de mer séparant l'archipel des Comores de Mayotte, devenu un département français en 2011, est une route migratoire particulièrement meurtrière.

En septembre, déjà, un bateau transportant douze personnes à son bord n'avait jamais atteint Mayotte après avoir pris la mer depuis Anjouan, dans cette zone où les Comores et le département français ne sont séparés que de 70 kilomètres. En août, huit personnes étaient mortes dans des circonstances similaires.

Le bras de mer séparant l'archipel des Comores de Mayotte, devenu un département français en 2011, est une route migratoire particulièrement meurtrière. Un an après l'incorporation de Mayotte parmi les départements français, un rapport sénatorial estimait que sur la période de 1995 à 2012, entre 7.000 et 12.000 personnes étaient mortes ou disparues dans une tentative de traversée.

Près de la moitié de la population de Mayotte était étrangère selon les derniers chiffres de l'institut national de statistiques français, en 2017. Parmi ces 123.000 personnes, 95% étaient comoriennes.

AFP

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