Ce mardi 3 décembre 2024, la préfecture de La Réunion, avec l'Agence régionale de santé, lance une vaste campagne de prévention : "La cocaïne laiss pa li trap a ou !". En 2024, plus de 200 personnes ont été admises dans les services d'addictologie de l'île pour consommation de cocaïne, soit une augmentation de 20% en trois ans. Il est également constaté une hausse de 85 % des saisies de cocaïne entre 2022 et 2024 (Photo : sly/www.imazpress.com)
Face à cette tendance émergente inquiétante, la préfecture de La Réunion et l'Agence Régionale de Santé (ARS), avec le soutien de la Fédération régionale d'addictologie de La Réunion et des associations, lancent une nouvelle campagne de prévention et de sensibilisation contre les dangers de la cocaïne.
Surtout à l'approche des fêtes "pouvant être propice aux consommations à risque", indique Frédéric Sautron, sous-préfet, chargé de la cohésion sociale. Écoutez.
- Une campagne pour alerter la population -
"La cocaïne laiss pa li trap a ou !", cette nouvelle campagne est déployée en plusieurs actions permettant de toucher un large public durant les fêtes de fin d'année 2024, période propice aux consommations à risque :
• Campagne grand public avec la diffusion de trois spots vidéo de prévention sur les dangers associés à la consommation de cocaïne : risques sanitaires (AVC, infarctus ...), sociaux (détresse financière ...) ou risques de passages à l'acte (violences ...).
Ces spots sont diffusés en campagnes TV et digitale, sur les écrans de cinéma de l'île, sur les réseaux sociaux de l'ARS et de la préfecture de La Réunion, durant toute la période des fêtes de fin d'année.
• Campagne de sensibilisation ciblée dans les milieux festifs avec trois affiches diffusées notamment au sein de 28 établissements festifs et de nuit jusqu'au 8 janvier 2025 :
Deux visuels spécifiques, l'un sur la consommation du crack (rappelant que la cocaïne "basée" est du "crack" et a des effets sanitaires
encore plus importants), l'autre rappelant aux usagers qui consomment qu'ils peuvent limiter certains risques (endettement, perte d'emploi, risques d'AVC, infarctus, violences...)
Sanitaires, tels que la transmission de maladies infectieuses via des gestes simples : non-partage du matériel de sniff.
• Diffusion d'une émission "Nout batay contre les addictions" le 9 décembre à 18h45 sur Antenne Réunion, avec le témoignage d'Olivier, ancien consommateur qui souhaite sensibiliser sur les dangers de la cocaïne et sur l'accompagnement dont il a bénéficié pour s'en sortir.
• Relais sur les sites institutionnels des vignettes et spots de prévention réalisés par la MILDECA durant toute la période des fêtes.
- Des professionnels pour accompagner les Réunionnais -
Toute personne peut être un jour confrontée à une perte de contrôle d'une consommation de stupéfiants. L'addiction à la cocaïne n'est pas une fatalité ! On peut s'en sortir grâce à l'accompagnement d'un professionnel.
À La Réunion, des professionnels de santé, des structures ou des assocIatIons proposent un accompagnement spécifique à chaque situation en apportant des réponses adaptées: traitement de la dépendance physique à la drogue, accompagnement psychologique, social, médiation familiale ...
Les interlocuteurs privilégiés :
• son médecin ou un autre professionnel de santé de confiance ; ce professionnel saura donner les premières clés et pourra orienter vers des spécialistes des addictions.
• les spécialistes en addictologie (hospitalier et centres de soin) :
- Services d'addictologie du CHU à Saint-Denis et Saint-Louis,
- Consultation d'addictologie du CHOR à Saint-Paul,
- Service d'addictologie du GHER à Saint-Benoît,
- Les CSAPAs à Saint-André, Saint-Denis, Le Port, Saint-Paul, Saint-Pierre (portés par Addictions France) et à Saint-Paul (porté par Kaz Oté)
• L'association d'entraide : Les Maillons de l'espoir
Retrouvez toutes les coordonnées à La Réunion sur le site de Masante.re (ARS)
- La cocaïne, c'est quoi ? -
La cocaïne est une drogue au pouvoir addictif puissant. Elle se consomme principalement sous forme de poudre (chlorhydrate de cocaïne) généralement sniffée. Elle se consomme également sous forme de crack (cocaïne basée, composée de poudre additionnée d'un produit basique), chauffé pour être inhalé.
La cocaïne est produite principalement dans trois pays d'Amérique latine : la Colombie, le Pérou et la Bolivie. Les niveaux de production ont connu une croissance sans précédent ces dernières années.
Les effets psychostimulants de la cocaïne sont recherchés par un public plus large, touchant toutes les catégories socio-professionnelles.
S'agissant du "crack", les usagers sont majoritairement des hommes très désocialisés ou des jeunes précarisés. De
récentes observations font état néanmoins d'une diffusion du crack auprès d'usagers mieux insérés socialement.
- La dépendance à la cocaïne : un phénomène sous-estimé -
Les effets de la cocaïne sont puissants et ne durent pas très longtemps.
L'envie est forte de recommencer et une dépendance peut s'installer rapidement, parfois dès la première prise ou dans un contexte de consommation occasionnelle.
C'est encore plus vrai s'agissant du crack qui crée une dépendance de manière quasi immédiate.
Une grande partie des usagers de cocaïne sous-estiment leur dépendance au produit et ne se considèrent pas comme addicts. Les usagers ont donc peu recours aux services hospitaliers d'addictologie ou aux centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), ce qui entraîne des retards de prise en charge.
La consommation de cocaïne peut entraîner de nombreuses complications sévères pouvant aller jusqu'au décès : troubles neurologiques (AVC), cardiologiques ou vasculaires (infarctus), détresse respiratoire majeure, décompensation psychiatrique .... Les effets somatiques associés à la prise de cocaïne peuvent apparaître dès la première prise ou pour un usage même occasionnel.
Les modes de consommation de la cocaïne vont également favoriser la propagation de maladies infectieuses. En effet, les usagers vont souvent partager le matériel pour« sniffer » la cocaïne (billet de banque, carte bancaire, paille ...) avec un risque important de transmission de certaines maladies : VIH, hépatites ...
Par ailleurs, la consommation de cocaïne demande un budget conséquent et la perte de contrôle des consommations peut rapidement pousser certains usagers vers une précarisation et un isolement social.
www.imazpress.com/redac@ipreunion.com
@hulk vs dites n importe quoi. stoplaprohibition.fr la vitesse le tel et l alcool aussi tuent bcp plus et c est legal. c est politique: stoplaprohibition.fr policiers pour la legalisation!
Ben voyons, c'est tellement simple votre solution. Le problème,c'est que çà ne se passe pas comme çà. Et les trafiquants modifient la teneur du cannabis. Et le tabac est en vente libre : çà n'empêche pas le trafic de cigarettes que je sache. Et les conducteurs qui tueront quelqu'un ( peut-être votre gosse) après avoir fumé diront simplement :" j'avais le droit. Bibi avait raison"
legalisation du zamal et concentration sur les drogues dures! au boulot!