Ce samedi 11 fĂ©vrier 2017, l'UniversitĂ© de La RĂ©union est allĂ©e Ă la rencontre de collĂ©giens Ă l'occasion de la journĂ©e des femmes et filles de science. Une façon de montrer que la gente fĂ©minine existe dans le monde scientifique, mĂȘme si elle est moindre face aux hommes. Nous publions le communiquĂ© de l'universitĂ© ci-dessous.
DĂ©construire ensemble les stĂ©rĂ©otypes. Ăchanger, discuter et prendre le temps de voir que les femmes aussi, peuvent rĂ©ussir dans les carriĂšres scientifiques. Tels Ă©taient les objectifs de l'exposĂ©-dĂ©bat menĂ© par l'UniversitĂ© de La RĂ©union ce samedi, en collaboration avec lâAcadĂ©mie, devant plus d'une centaine d'Ă©lĂšves du collĂšge Les AlizĂ©s et leurs familles, Ă l'occasion de la 2e Ă©dition de la JournĂ©e internationale des femmes et filles de science créée par les Nations Unies.
Si, Ă La RĂ©union, 51 % des Ă©lĂšves de Terminale S sont des filles et que le taux de rĂ©ussite au bac en 2016 est quasiment le mĂȘme chez les filles et les garçons (86 % versus 85 %), les donnĂ©es sur les inscriptions post-bac montrent une orientation fortement stĂ©rĂ©otypĂ©e. En FacultĂ© des Sciences et Technologies de lâUniversitĂ© de La RĂ©union par exemple, les femmes ne reprĂ©sentent que 38% des Ă©tudiants en licence et master. De façon encore plus marquĂ©e, des filiĂšres dâĂ©tudes comme la licence informatique-Ă©nergie-automatique ne comptent que 4 % de femmes.
LâUniversitĂ© de La RĂ©union sâest dĂ©jĂ engagĂ©e sur cette voie. Le 1er dĂ©cembre 2016, les membres du conseil d'administration de l'UniversitĂ© de La RĂ©union, pour la premiĂšre fois de son histoire, ont Ă©lu une Vice-prĂ©sidente, Ludivine Royer, en charge de l'Ă©galitĂ© femmes-hommes et de la prĂ©vention des discriminations. LâUniversitĂ© de La RĂ©union est par ailleurs lâune des premiĂšres universitĂ©s françaises Ă se doter dâune vice-prĂ©sidence dĂ©diĂ©e Ă ce thĂšme.
Parmi les objectifs de Ludivine Royer, figure la sensibilisation des jeunes femmes au choix d'une carriĂšre scientifique car, force est de constater que les filles continuent de se heurter aux stĂ©rĂ©otypes et aux restrictions dâordre social et culturel qui les empĂȘchent de rĂ©aliser tout leur potentiel. Les femmes restent, par consĂ©quent, une minoritĂ© parmi les chercheurs et les dĂ©cideurs du domaine scientifique.
