Propos d'une "pseudo lanceuse d'alerte"

Polémique autour des évacuations sanitaires : le CHU dénonce une campagne de désinformation

  • Publié le 29 janvier 2025 à 12:01
  • Actualisé le 29 janvier 2025 à 12:10

Le CHU de La Réunion a réagi aux accusations relayées sur les réseaux sociaux concernant l’hébergement des patients en évacuation sanitaire (Evasan) en provenance de Mayotte. L’établissement dénonce une désinformation et rappelle le cadre réglementaire de ces prises en charge. (Photo : www.imazpress.com)

Selon des publications virales, des patients en Evasan seraient logés au COGOHR, le centre de vacances des hospitaliers, au détriment du personnel du CHU. Une allégation catégoriquement rejetée par l’établissement.

"Aucun patient en Evasan n’est hébergé au COGOHR", affirme le CHU, qui précise qu’aucune réquisition n’a été effectuée par l’État, la Préfecture de La Réunion ou l’Agence Régionale de Santé pour utiliser des centres de vacances à cette fin, y compris après le passage du cyclone Chido.

- Un dispositif d’hébergement "conforme et optimisé" selon le CHU -

Les critiques ont également ciblé l’hébergement de patients à l’hôtel Bellepierre, une pratique pourtant "inscrite dans un cadre légal".

Le CHU rappelle qu’il a été l’un des premiers établissements en France à "expérimenter les hébergements temporaires non médicalisés (HTNM), conformément au décret du 25 août 2021 et à l’arrêté du 29 avril 2022".

Ce dispositif permet d’accueillir des patients ne nécessitant pas de surveillance médicale continue, libérant ainsi des lits d’hospitalisation pour les cas plus lourds.

"Ces solutions sont essentielles pour optimiser les ressources hospitalières et assurer des conditions de prise en charge adaptées aux patients, qu’ils soient transférés ou domiciliés à La Réunion", explique le CHU.

- Un modèle hospitalier basé sur "l’efficience et la solidarité" -

Selon l’établissement, l’hébergement temporaire des patients en Evasan n’est pas exclusif aux patients mahorais. "Ce modèle s’applique à tous les patients nécessitant une proximité avec leur lieu de soins, et il permet de concentrer les moyens hospitaliers sur le plateau technique dédié aux diagnostics et traitements", souligne-t-il.

Ce dispositif, soutenu par l’Assurance Maladie, présente également un avantage financier. "Le coût d’une nuitée en HTNM est en moyenne dix fois inférieur à celui d’une hospitalisation", précise le CHU, qui insiste sur l’importance de ces solutions pour une gestion efficiente des capacités hospitalières.

- Des chiffres pour éclairer le débat -

En 2023, 5 % des journées d’hospitalisation au CHU concernaient des patients de Mayotte, dont 42 % d’enfants malades accompagnés. L’établissement dispose aujourd’hui de 60 places d’hébergement temporaire, réparties entre plusieurs structures comme la Maison d’Accueil de Bellepierre ou la Maison des Parents de l’Océan Indien.

L’année dernière, 15.162 nuitées ont ainsi été comptabilisées, soit l’équivalent de plus de 40 lits d’hospitalisation libérés. En 2024, 257 bénéficiaires ont été orientés vers ce dispositif par 110 médecins prescripteurs, répartis sur 35 services du CHU.

- Le CHU met en garde contre la désinformation -

Face à la propagation de ces accusations, le CHU de La Réunion appelle la population à la vigilance. "Il est essentiel de vérifier les sources avant de partager des informations, afin de ne pas relayer des propos mensongers qui nuisent à la confiance des patients envers leur hôpital", insiste l’établissement. Le CHU assure qu'il "se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’auteur des propos diffamatoires".

www.imazpress.com / redac@ipreunion.com

guest
5 Commentaires
Kaloubadia
Kaloubadia
2 mois

Ouf! Il etait temps qu’une mise au point soit faite ! Ce qui se passe sur les réseaux est obscène, lamentable ! Que cherche cette personne ?

Dans la merde
Dans la merde
2 mois

La Réunion est en difficulté.
Pourquoi ne pas les envoyer dans les regions riches de l hexagone.

Pioche
Pioche
2 mois

Si le chu ne porte pas plainte contre la dame qui propage ces fausses informations elle recommencera encore et encore

Ded
Ded
2 mois

Quand les gens prennent les réseaux (a)sociaux pour source d'information c'est que ce sont des ramollis du bulbes et que la société par en sucette!
Au fait , s'agit-il d'une lanceuse d'alerte ( enfin quelqu'un qui veut exister ) ou bien juste une influenceuse , car ce n'est pas la même chose.
Mais quand nos politiciens se mettent à tenir des propos qui frisent le racisme ( mais attention hein, ils n'ont pas voulu dire ce que leurs mots ont dit, ce sont les gens qui n'ont pas compris...c'est tout) et , pire , à balancer leurs conneries sur les réseaux sociaux , alors là , il y a du soucis à se faire...

Ol@ol.fr
Ol@ol.fr
2 mois

Il faut savoir qu'il y a qq dérangés chez nous qui passent leur temps libre à faire n'importe quoi.