Une centaine de surfeurs rassemblés

Surf Open de France : retour vers le futur

  • PubliĂ© le 15 mars 2024 Ă  02:59
  • ActualisĂ© le 15 mars 2024 Ă  09:09
compétition surf saint-lau 2022

AprĂšs une longue traversĂ©e du dĂ©sert liĂ©e Ă  la crise requins, une compĂ©tition locale inscrite au calendrier fĂ©dĂ©ral se dĂ©roulera du 16 au 24 mars Ă  La RĂ©union. Il s’agit d’une Ă©tape de l’Open de France qui rassemblera une centaine de surfeurs sur les diffĂ©rents spots de l’üle (Photos : rb/www.imazpress.com)

Le surf rĂ©unionnais est de retour au premier plan. Du 16 au 24 mars, se dĂ©roulera sur l’üle le Banque Populaire Surf Tour 2024 comptant pour le circuit Open de France de shortboard (ou surf), dont ce sera la deuxiĂšme Ă©tape, ainsi que la premiĂšre Ă©tape de bodyboard de ce mĂȘme Open de France, et la quatriĂšme de longboard.

Cela faisait vingt-et-un ans qu’il n’y avait pas eu de compĂ©tition de niveau national inscrite au calendrier fĂ©dĂ©ral Ă  la RĂ©union.

Autant dire un bail pour des surfeurs rĂ©unionnais et une Ligue locale, qui occupent pourtant une place importante dans le paysage français de la discipline. On ne compte plus en effet les titres de champion de France rĂ©coltĂ©s ici et lĂ  par le surf pĂ©i et les Ă©toiles qu’il a vu naĂźtre telles que JĂ©rĂ©my FlorĂšs et Johanne Defay, pour ne citer qu’elles.

Mais la crise requins a stoppĂ© net la dynamique d’organisations de dimension nationale voire internationale. Le traumatisme liĂ© aux accidents mortels a engendrĂ© l’arrĂȘt des compĂ©titions. Le monde du surf s’en est alors progressivement relevĂ© en rĂ©flĂ©chissant Ă  des dispositifs de sĂ©curitĂ© capables de contrecarrer les attaques. Et avec l’aval des autoritĂ©s, des Ă©preuves locales, type championnat de la RĂ©union ou coupe, ont pu renaĂźtre.

- Pas d’accord pour surfer à Saint-Leu -

Mais jusqu’à prĂ©sent, la FĂ©dĂ©ration française de surf n’avait pas encore donnĂ© son autorisation pour organiser Ă  nouveau des compĂ©titions d’envergure nationale. C’est chose faite avec cet Open de France qui marquera Ă  partir de demain le retour du surf rĂ©unionnais sur le circuit fĂ©dĂ©ral. Le prĂ©sident de la Ligue Thierry Martineau est le premier Ă  s’en fĂ©liciter.

"Ça faisait vingt-et un an que l’on attendait ça, mesure-t-il. La derniĂšre compĂ©tition fĂ©dĂ©rale organisĂ©e Ă  la RĂ©union remonte au championnat de France qui s’était dĂ©roulĂ© Ă  Saint-Pierre en 2003. Je suis heureux que la FĂ©dĂ©ration ait donnĂ© son aval Ă  la Ligue pour organiser cet Open. C’est une belle marque de confiance."

Une confiance dont la Ligue entend ĂȘtre digne. Depuis des semaines, elle prĂ©pare donc l’évĂšnement avec le plus de professionnalisme possible. D’abord, le dispositif des vigies requins encadrera la manifestation.

Il a fait ses preuves. Et il a Ă©tĂ© validĂ© par l’ensemble des protagonistes du dossier.

S’agissant de la compĂ©tition sportive, elle respectera un cahier des charges scrupuleux. "Nous avons l’expĂ©rience de ces organisations", indique Thierry Martineau, et par exemple une qualitĂ© de juges locaux sur laquelle nous allons pouvoir nous reposer. "Mais grĂące Ă  l’appui de la FĂ©dĂ©ration, nous bĂ©nĂ©ficierons Ă©galement du renfort de juges fĂ©dĂ©raux venus de mĂ©tropole."

En ce qui concerne le choix des spots, la Ligue avait pensĂ© d’abord aux spots de Saint-Leu et notamment Ă  la gauche de la Tortue, pour y organiser le shortboard et le bodyboard. "Mais nous n’avons pas pu parvenir Ă  un accord sur le dossier de la sĂ©curisation", signifie Quentin CĂ©sard, cheville ouvriĂšre de l’organisation en tant qu’employĂ© de la Ligue.

- Alice Lemoigne incertaine -

En filigrane, les discussions entre la LRS et le milieu du surf à Saint-Leu n’ont pas abouti, obligeant les organisateurs à se rabattre sur d’autres spots. Le fait est qu’ils sont nombreux et que les solutions de repli existent. Le shortboard et le bodyboard auront donc prioritairement lieu sur les spots des Aigrettes et des Brisants, le longboard à Trois-Bassins.

"Mais nous nous mĂ©nageons plusieurs possibilitĂ©s en fonction des Ă©lĂ©ments mĂ©tĂ©os Ă  l’instant T, confie Quentin CĂ©sard. Trois-Bassins pourrait trĂšs bien accueillir, si les conditions sont propices, le shortboard et le bodyboard tandis que que les Roches Noires voire les Brisants pourraient recevoir le longboard."

"Le but c’est d’avoir une marge de manƓuvre suffisante avec tous ces spots-lĂ  pour faire plaisir aux compĂ©titeurs", rajoute Mathis Crozon, le directeur de la compĂ©tition.

En ce qui concerne le plateau, le bruit a couru, vĂ©rifiĂ© ou pas, que Joan Duru, qui a dĂ©crochĂ© rĂ©cemment sa qualification olympique aux championnats du monde ISA, pourrait venir Ă  la RĂ©union, dans le cadre de sa prĂ©paration. Il n’en est rien.

Maxime Huscenot a quant Ă  lui vraiment pensĂ© Ă  s’aligner avant d’opter pour une Ă©tape europĂ©enne du circuit WQS au Portugal.

MalgrĂ© tout, les organisateurs pourront compter sur un joli plateau. "Ils devraient ĂȘtre aux alentours de 100 inscrits, comptabilise Quentin CĂ©sard. Toute l’élite rĂ©gionale sera lĂ . Quand on connaĂźt le niveau du surf rĂ©unionnais, il y aura Ă  n’en pas douter du beau spectacle."

Championne du monde ISA, Ă©galement championne d’Europe, en 2023, Aline Lemoigne devait ĂȘtre de la partie. Mais un rĂ©cent accident de la route, avec une mini-fracture de la cĂŽte Ă  la clĂ©, a rendu sa prĂ©sence incertaine. Ce qui ne l’empĂȘche pas de se fĂ©liciter de ce retour du circuit fĂ©dĂ©ral de surf Ă  la RĂ©union. "Je suis super contente qu’il vienne jusqu’à nous, dit-elle. Cela va reprĂ©senter un moment fort pour la jeune gĂ©nĂ©ration du surf rĂ©unionnais."

La prĂ©sence de ZoĂ© Grospiron, membre de l’équipe de France de longboard Ă  cet Open, est par contre confirmĂ©e.

fp/www.imazpress.com/[email protected]

guest
0 Commentaires