L'État, les procureurs, la Région, l’ensemble des maires et présidents d’intercommunalités, ainsi que le syndicat mixte Ile de La Réunion mobilités et les autorités organisatrices des mobilités à La Réunion ont signé ce vendredi 13 décembre 2024 de nouvelles conventions de coordination de la sécurité et de la sûreté dans les transports publics de voyageurs et les espaces de transports. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
"Nous connaissons tous les difficultés de circulation, une partie des solutions vient des transports en commun", souligne Patrice Latron, le préfet. "Et pour que les Réunionnais prennent les transports en commun, il faut qu'ils soient en sécurité, c'est l'objet de ces conventions", ajoute-t-il.
Alors que l'Etat déploie des gendarmes réservistes pour assurer la sécurité dans les transports, "il a besoin de l'appui des collectivités", souligne le préfet. "Sans les collectivités, il manque une partie de la réponse" sécuritaire, estime-t-il.
La Région "participe au financement de la brigade de réserviste, pour assurer la sécurité des usagers", abonde Fabrice Hoarau, président de la commission transports déplacements routes et travaux.
Ces nouvelles conventions permettront "d’assurer des échanges entre les services au niveau local, tout en maintenant une coordination opérationnelle, notamment en matière de contrôles", détaille la préfecture.
Sur le volet judiciaire, le traitement et le suivi des affaires seront facilités par les parquets. Enfin, les actions de prévention, de sensibilisation et de formation seront renforcées, pour tenir compte des enjeux ponctuels et territoriaux.
Un observatoire de la sécurité va par ailleurs être mis en place, "ce qui permettra aux forces de l'ordre de concentrer leurs efforts sur les moments les plus sensibles", détaille Patrice Latron.
- Voyager plus sereinement -
"La problématique est objectivée par les chiffres : nous avons entre 900 et 1.000 opérations de sécurisation par an", déclare Omar Issop-Banian, directeur général des services du Syndicat Mixte Ile de La Réunion mobilités.
"Et nous avons noté entre 900 et 1.300 faits délictueux sur l'ensemble du réseau, ça varie chaque année, notamment des faits de harcèlement sexiste et sexuelle", détaille-t-il. "Ces faits sont systématiquement signalés aux parquets" assure-t-il.
"Il y a deux indicateurs qui ont augmenté : les atteintes aux bien et aux personnes, souvent sur fond d'alcool", regrette Omar Issop-Banian. "Les autres indicateurs ont cependant baissé."
Les caillassages de bus et le harcèlement sexuel auraient en effet diminué, selon le syndicat.
"Toutes les collectivités sont signataires de ces conventions. Il est important que les Réunionnais puissent être transportés en toute sécurité, sur tous les réseaux", insiste Fabrice Hoarau. "Ces nouvelles conventions, qui viennent renforcer celles déjà existantes, vont permettre aux Réunionnais de voyager plus sereinement", conclut-il.
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