Kanaky-Nouvelle-Calédonie

Sainte-Marie : un rassemblement en soutien au peuple kanak organisé devant l'aéroport

  • Publié le 25 mai 2024 à 18:56
  • Actualisé le 26 mai 2024 à 12:54

Une vingtaine de militants se sont rassemblés ce samedi 25 mai 2024 devant l'aéroport de Gillot à Sainte-Marie pour manifester en soutien aux Kanaks, à l'appel du collectif Solidarité Kanaky. Des manifestations en simultanée en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Paris et La Réunion sont organisées (Photos : DR)

À La Réunion, devant l'aéroport, ils sont un peu plus d'une vingtaine à s'être mobilisés. "On fait cela vis-à-vis de la situation en Kanaky où l'on est dans une situation de guerre coloniale avec au moins sept morts, dont la majorité est des kanaks et des civils", déclare à Imaz Press un manifestant sur place.

"Un rassemblement coordonné dans toute la France, à l'appel de la diaspora kanaky."

"On veut montrer notre solidarité en tant que réunionnais, en tant que peuple et en lien avec la libération que ce soit celle des kanakys, des Palestiniens ou encore pour les Comoriens."

Pourquoi l'aéroport comme lieu de rassemblement ? "C'est un symbole en soi en terme de pression coloniale. L'image où les colons débarquent", dit-il.

- Rassemblement à Paris -

Tandis que la situation reste très tendue sur l’archipel, des Calédoniens se rassemblent à Paris pour dénoncer les violences des émeutiers.

Des collectifs indépendantistes se mobilisent aussi dans la capitale contre la violence institutionnelle de l’Etat.

Irène Karalis de révolution permanente prend la parole. "Ce qui se passe c'est la continuité de 170 ans de pression coloniale", dit-elle. "Aujourd'hui les kanaks subissent une répression féroce." Écoutez.

- En Nouvelle-Calédonie, la tension ne redescend pas -

Des manifestations organisées alors que la tension reste vive samedi en Nouvelle-Calédonie, où la mission de "rétablir l'ordre dans les jours à venir" fixée par le président Emmanuel Macron se révèle difficile, et où l'évacuation de touristes français a commencé.

Au surlendemain de la visite d'une journée du chef de l'État, les opposants à la réforme électorale qui a provoqué les émeutes à partir du 13 mai restent déterminés à obtenir son retrait définitif.

Macron s'était félicité jeudi de la retenue des forces de l'ordre. Il soulignait devant des journalistes calédoniens que "nos gendarmes et nos policiers n'ont tué personne".

Dès le lendemain après-midi, les faits l'ont démenti. Un policier, "pris à partie physiquement par un groupe d'une quinzaine d'individus", a tiré un "coup de feu pour s'extraire" et tué un homme à Dumbéa, à côté de Nouméa, selon le récit du procureur de la République Yves Dupas.

Avant cet homicide dont les circonstances restent à éclaircir, deux gendarmes, dont un touché par un tir accidentel, trois Kanak (autochtones) et un Caldoche (Calédonien d'origine européenne) avaient été tués.

Lire aussi - Nouvelle-Calédonie: premières évacuations de Français, tension vive

www.imazpress.com avec l'AFP

guest
7 Commentaires
Marie
Marie
2 semaines

N'importe quoi ce cirque évidemment tres orientéset ultra minoritaires soutenus par une presse. Ces types soutiennent des gens violents qui détruisent tout et sont en plus anti français. Et ceux de la manifestation aussi ?

Dom
Dom
2 semaines

Pas un mot pour les Ouïghours et les Tibétains asservis par la Chine, ni pour les Ukrainiens envahis par la Russie.

Dom
Dom
2 semaines

"Répression "
Qui saccage et incendie?

KANAKY
KANAKY
2 semaines

Pa ni piess problem...ARGUMENTS BIDONS COM DAB.CIAO LA FRANCE COLONISATRICE .DEGAGEZ !!!

Asuivre
Asuivre
2 semaines

Campagne nauséabonde largement financée par la Chine et l'Azerbaïdjan !

HOAREAU
HOAREAU
2 semaines

STOP à la manipulation grotesque des esprits ;L'Histoire et rien que l'Histoire de La Réunion pour commencer...Tout le reste n 'est que crétinerie .Les réunionnais ne sont pas dupes...

HULK
HULK
2 semaines

Tous ceux qui n'aiment pas la FRANCE,tout en profitant largement de ses bienfaits. Il ne faut pas cracher dans la soupe, ou alors allez jusqu'au bout de vos convictions : rendez votre carte vitale