Si les salaires de septembre des 29 employés Vigies requins Renforcées (VRR) ne sont pas versés au plus tard ce jeudi 10 octobre 2024, le dispositif sera être mis à l'arrêt. Ce sont des retards de versement des subventions de l’Etat à la ligue réunionnaise de surf - employeur des vigies-, qui sont à l'origine des retards de paiements. "Nous attendons depuis longtemps que l'Etat nous paye les 270.000 euros représentant le solde de subvention de 2023.. Nous avons épuisé toutes nos réserves financières, nous ne pouvons plus payer les salaires" indique à Imaz Press Thierry Martineau, président de la ligue de surf. "C'est le coeur lourd que j'ai pris la décision de suspendre le dispositif à la veille des vacances, mais, il n'y avait aucune autre solution" ajoute-t-il, soutenus par les salariés. Une réunion de concertation entre la ligue et la sous-préfecture de Saint-Paul n'a donné lieu a aucune avancé. Les deux parties doivent de nouveau se rencontrer ce mercredi (Photo d'illustration www.imazpres.com)
"Les vigies sont aussi des mères et des pères de familles, ils ont des loyers à payer, des obligations, ils assurent très correctement leurs missions, la moindre des choses est de leur verser leur salaires en temps et en heure" souligne le président de ligue.
Le total des salaires pour le mois de septembre s'élève à 70.000 euros. "Je ne l'ai pas, cela fait des mois que nous raclons les fonds de tiroirs, notre trésorerie est à sec" dit encore Thierry Martineau.
Il souligne qu'il "ne tire pas à boulets rouges sur qui que ce soit", mais insiste sur la nécessité de respecter la convention liant la ligue de surf et l'Etat.
Cet accord signé par les deux parties prévoit le versement annuel de subventions par l'Etat. Ces fonds servent, en partie, à payer les salaires des employés du dispositif Vigie requins renforcés.
Au 10 octobre les salariés seront mis au chomage technique si l'Etat ne verse pas le solde subventions. "J'espère très sincèrement que nous n'en arriverons pas là" lance le présient de ligue. "Le but n'est vraiment pas de d'arrêter la sécurisation en pleine période de vacances scolaires (elles commencent le vendredi soir 11 octore - ndlr) mais simplement de payer leur dû aux salariés" termine-t-il.
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