Il peut se passer des jours, voir des semaines avant que "Yab Alex" ne parvienne à capture la bonne photo. Celle d'un oiseau la vierge ou d'un faucon, qu'il chasse réguliÚrement, armé de son appareil. Portrait d'un spécialiste alliant connaissance, patience et amour de la nature.
Il peut parfois passer des heures en forĂȘt pour dĂ©crocher la bonne photo : Alexandre Boyer, plus connu sous le nom de "Yab Alex" est spĂ©cialisĂ© dans la photographie animaliĂšre depuis maintenant une dizaine d'annĂ©es. Et Ă La RĂ©union, ce sont surtout les oiseaux qui passent devant son objectif. "Il y a une quarantaine d'espĂšces qui nichent sur l'Ăźle" assure t-il. Et pour les capturer en images, Yab Alex n'hĂ©site pas Ă passer des heures en forĂȘt. OĂč il aime d'ailleurs "prendre du temps et apprĂ©cier la fraĂźcheur".
L'oiseau qui montre le plus souvent son bec Ă son appareil, c'est le tec-tec. "Mignon et facile Ă photographier", le forestier se prĂȘte volontairement au jeu. Mais, ce sont les plumes de l'oiseau la vierge que Yab Alex prĂ©fĂšre aperçevoir dans les sous-bois, grĂące Ă ses "belles couleurs" et son "comportement intĂ©ressant". Et la difficultĂ© Ă l'avoir remonte d'un cran l'intĂ©rĂȘt du spĂ©cialiste. Car la raretĂ© se rajoute Ă la passion du photographe et lorsque surviennent des rencontres improbables, c'est encore mieux. "J'aime trouver des faucons, ils ont une pĂ©riode de migration un peu dĂ©calĂ©e, mais sont particuliĂšrement rapides ! Je trouve ça superbe" s'enthousiasme Yab Alex, qui les prĂ©fĂšre au papangue pĂ©i.
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Aux amateurs, le spĂ©cialiste conseille surtout de "connaĂźtre son sujet". Patience et connaissance sont les maĂźtres mots des photographes animaliers : "Par exemple, c'est important de savoir qu'un merle mange des fruits, si vous trouvez des fruits mĂ»rs, il y a des chances pour qu'il vienne se nourrir" dĂ©veloppe t-il. Tout comme il est important d'ĂȘtre plutĂŽt calĂ© en technique, pour maĂźtriser au mieux les rĂ©glages de l'appareil. Le processus peut aussi ĂȘtre trĂšs long. Dans ses souvenirs les plus marquants, Alexandre se souvient d'avoir louĂ© une chambre d'hĂŽtes Ă la Plaine des Cafres pendant trois jours, Ă la recherche d'un moutardier. Il n'en a pas vu l'ombre d'une plume. C'est le jeu de nature et le photographe relativise. Surtout que maintenant, grĂące au numĂ©rique, il peut se permettre de dĂ©clencher plus frĂ©quemment son flash. Ce qui Ă©tait plus compliquĂ© durant la pĂ©riode de l'argentique !
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Inintéressant ce mec , connaissez vous le personnage ???? Bof !