Tribune Libre de PLR

"Il faut en tuer" : des propos choquants et intolérables

  • Publié le 25 avril 2023 à 16:47

Ce lundi 24 avril, Salime Mdéré, vice-président du conseil départemental de Mayotte a tenu des propos glaçants sur le plateau de Mayotte la 1ère suite au déclenchement de l’opération Wuambushu. (Photo d'illustration : Grégoire Merot www.imazpress.com)

"Ces jeunes Comoriens, ces voyous, ces délinquants, ces terroristes, il faut à un moment donné peut-être en tuer". Voici les propos tenus par Salime Mdéré, élu au conseil départemental en 2021 sous l’étiquette LREM. Ce soutien à la majorité présidentielle a donc lancé un appel au meurtre, en direct, à la télévision.

Le PLR condamne sans réserve ces propos inqualifiables tenus par un responsable public, qui plus est membre du parti du Président de la République, qui nous ramènent aux heures les plus sombres de notre histoire. Tandis que l’opération Wuambushu vient tout juste d’être déclenchée, nous assistons déjà à des scènes de déferlement de violence extrêmement préoccupantes et on constate avec effroi que la parole raciste se libère.

Le PLR interpelle solennellement le parti de la majorité présidentielle pour qu’il se positionne à la suite de ces propos intolérables. Un élu, peut-il toujours se targuer d’avoir le soutien du parti d’Emmanuel Macron alors qu’il invite ouvertement à commettre des assassinats ?

Dans ce débat nauséabond, la parole du politologue camerounais Achille Mbembé nous invite, à juste titre, à questionner notre rapport aux “étrangers” : “si l'on doit de nouveau, ensemble, réarpenter les chemins de l'humanité, alors il faut peut-être commencer par reconnaître qu'au fond il n'y a pas de monde ou d'endroit où nous soyons totalement "chez nous", maîtres des lieux.”

Cette réflexion doit nous conduire à repenser notre rapport aux autres et à ceux qui sont pointés du doigt comme la cause de tous les maux.

Le PLR s’est déjà exprimé, par voie de communiqué1, à la veille du lancement de l’opération Wumabushu pour condamner la répression qui allait s'abattre sur les migrants comoriens et dénoncer les atteintes aux libertés fondamentales.

Nous appelons à stopper l’escalade répressive déclenchée par l’opération Wuambushu et à rouvrir le dialogue avec la population, les institutions comoriennes et mahoraises pour trouver des solutions pérennes qui répondent aux urgences et demandes sociales des citoyens.

POUR LA RÉUNION 

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2 Commentaires
SOMANKE
SOMANKE
11 mois

Il y avait une grande famille qui avait pour patronyme «Archipel des Comores ». Un jour, une des filles de cette famille qui s’appelait Mayotte, prit un amant riche et puissant. Bien sûr les autres sœurs, comme le père d’ailleurs, eurent envie de s’inviter à la table du riche amant de Mayotte. Pour eux il était légitime qu’une de ses filles partage la mane qui lui était tombée du ciel.
BREL en a fait une chanson que l’amant devrait écouter avant de vouloir fermer la porte à double tour. Elle dit notamment ceci : « ....chez ces gens là, Monsieur, on ne s’en va pas Monsieur, on ne s’en va pas...... »

C’est bizarre cette sensibilité à sens unique !
C’est bizarre cette sensibilité à sens unique !
11 mois

Lorsque des mahorais sont tués violés volés rackettés on n’entend pas les cocos pei on n’entend pas ratenon bref c’est le grand silence des grandes G….. bouches !