Adopté au Sénat le 15 janvier, le budget 2025 des Outre-mer s’élève à 3,5 milliards d’euros en autorisations d’engagement (AE) et 3 milliards en crédits de paiement (CP). Cette hausse de 11 % en AE et 6 % en CP, par rapport au budget initial de 2024, reflète une priorité claire donnée à des territoires en situation critique, comme Mayotte et la Nouvelle-Calédonie (Photo : www.imazpress.com)
Un budget qui appelle à “la solidarité de la nation," a rappelé le ministre des Outre-mer lors des débats, qui se sont tenus dans un climat de responsabilité et d’écoute entre les sénateurs et le gouvernement.
Priorités renforcées : Mayotte et Nouvelle-Calédonie
Nouvelle-Calédonie :
- 200 millions pour un fonds d’aide à la reconstruction,
- 120 millions pour réhabiliter les écoles,
- 80 millions pour les bâtiments publics.
Mayotte :
- 100 millions pour le conseil départemental,
- 100 millions en AE et 35 millions en CP pour la reconstruction après le cyclone Chido,
- 20 millions pour le Plan Eau.
Soutien à l’ensemble des Outre-mer
Plusieurs mesures transversales ont également été adoptées :
- 180 millions pour compenser les exonérations sociales des entreprises,
- 75 millions pour soutenir les entreprises martiniquaises touchées par les mouvements sociaux,
- 77 millions pour les contrats de convergence et de transformation.
Engagements pour l’avenir
Le ministre a mis en avant plusieurs axes prioritaires en vue du prochain Comité interministériel des Outre-mer (CIOM), notamment :
- La lutte contre la vie chère,
- La gestion de l’eau, avec une attention particulière pour la Guadeloupe,
- La continuité territoriale et l’aide à la mobilité.
Ce budget, qui sera soumis à l’Assemblée nationale en février, reflète un “effort” total de l’État pour les Outre-mer, estimé par le ministre à “près de 25 milliards d’euros”, un montant qui dépasse la mission budgétaire consacrée.
3,5 milliards gaspilles par les élus réunionnais qui se serve d'abord avant de servir le peuple