Le Syndicat des Jeunes agriculteurs Réunion exprime sa profonde inquiétude face à la grève des salariés d’Albioma, qui impacte lourdement les planteurs de canne à sucre de l’île. Cette situation est inacceptable. Les planteurs se retrouvent pris en otage par un conflit qui ne les concerne pas directement, et les conséquences sont désastreuses pour notre filière (Photo d'illustration www.imazpress.com)
La campagne 2024 est déjà marquée par de grandes difficultés, et la trésorerie des exploitations agricoles est au plus bas. Aujourd'hui, en raison de cette grève, les planteurs ne peuvent plus livrer leurs cannes. Or, une fois coupées, les cannes perdent rapidement en richesse, aggravant encore les pertes économiques pour nos agriculteurs.
Nous souhaitons réaffirmer notre soutien total aux planteurs de la Réunion, qui subissent cette situation alors qu’ils traversent déjà une période extrêmement difficile. Il est urgent de trouver une issue rapide à cette crise. Nous appelons les autorités compétentes ainsi que les acteurs concernés à engager sans délai un dialogue pour permettre la reprise des livraisons et éviter de nouvelles pertes pour notre filière.
Parmi les solutions à envisager en urgence, il est impératif de prendre des mesures pour que les cannes déjà coupées et en attente de livraison ne soient pas dévalorisées en termes de richesse.
Des dispositifs spécifiques doivent être mis en place pour garantir que les planteurs ne subissent pas de pertes financières supplémentaires dues à la dégradation de leurs cannes, conséquence directe de cette grève. Il est crucial que les efforts des agriculteurs ne soient pas anéantis par l'inaction face à cette situation.
Les agriculteurs réunionnais ne doivent plus être les victimes collatérales de conflits qui dépassent leur cadre. Nous espérons que des solutions concrètes seront rapidement mises en œuvre afin de préserver l’avenir de nos exploitations.
Guillaume Sellier
Président des jeunes Agriculteurs de la Réunion
Viens prend la place des planteurs ,si zot lé capable, après nous va voir
Vous êtes pris en otages monsieur ? Et la population alors ? Et quand c est à votre tour de le faire qui est pris en otage ? Toujours les mêmes monsieur . Les consommateurs monsieur . Arrête pleure la bouche et le ventre pleins svp .
Les mots ont leur importance. OTAGE : on n'est pas dans un tunnel à Gaza.