En ce 8 mars, nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. À l’occasion de cette journée de sensibilisation pour les droits des femmes, force est de constater que le quotidien de nombreuses femmes dans le monde reste fait d’oppressions et de misère. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
Partout dans le monde, les droits des femmes sont encore menacés, bafoués et, dans certains pays, même en recul.
- En France, toutes les 2 minutes 30, une femme subit un viol, une tentative de viol ou une agression sexuelle.
- En Afghanistan, les femmes sont effacées de la société : privées d'éducation, de travail, de liberté de mouvement et de parole.
- Aux États-Unis, depuis 2 ans, 21 États américains ont pris des mesures pour empêcher les femmes d’avoir recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse.
- Le Fonds des Nations unies pour la Population estime qu’il manque chaque année en moyenne 1,2 million de naissances de filles dans le monde ( en Chine, en Inde, au Vietnam, en Azerbaïdjan, en Arménie, en Géorgie, en Tunisie, en Albanie, au Montenegro), du fait des avortements sélectifs de fœtus féminins.
Avec les femmes du monde s’organise la lutte.
- Vanessa Mendoza Cortès, militante pour le droit à l'avortement en Andorre, a été acquittée en 2024.
- En Espagne, le Parlement a adopté une loi historique visant à protéger les victimes de violences sexuelles et à garantir le consentement comme principe central.
Ces victoires nous les devons à l'engagement et la solidarité de toutes celles et de ceux qui refusent de voir les droits des femmes être attaqués.
En ce 8 mars 2025, l’Union des Femmes Réunionnaises rappelle toute la valeur historique et humaniste de cette journée. Le 8 mars 1974, les Réunionnaises ont défilé au Tampon pour dénoncer la situation sociale difficile et dire combien les femmes en étaient victimes. En 1975, les Nations Unies ont officialisé cette journée en invitant tous les pays de la planète à célébrer cette journée en faveur des droits des femmes. Plus tard, en 1982, le gouvernement de François Miterrand a accordé un statut officiel au 8 mars, en France.
Le travail constant des associations militantes a donné à cette journée une résonance universelle. Aussi, nous dénonçons la suppression fourbe et silencieuse par Apple et Google de cette date de leur calendrier. Cet acte est une conséquence de l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Loin d’être anodine, cette suppression nous alerte sur l’orientation politique de nombreux pays dans le monde où le patriarcat se renforce, attaquant les droits des femmes.
En 2024, la Fondation Jean Jaurès questionnait la place des filles et des femmes dans les domaines scientifique, du numérique et de l’intelligence artificielle. Elle indiquait que l’égalité des sexes n’était pas atteinte dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. En effet, les femmes restent minoritaires au niveau mondial, ne représentant aujourd’hui que 33,3% des chercheurs et n’occupant que 12% des sièges dans les académies nationales des sciences.
De plus, en 2024, l’UNESCO nous révèle que les grands modèles de langage de l’intelligence artificielle générative ont une propension inquiétante à produire des stéréotypes de genre. Cette journée existe pour alerter sur la situation des filles et des femmes dans le monde, autour de nous et dans les tous espaces de la vie.
Avec l’UFR, POUR LES DROITS DES FEMMES, DISONS STOP AU RECUL, AU SEXISME, AUX INÉGALITÉS ET À LA VIOLENCE.
Et toutes ces femmes qui ont été virées de la région qu en pense l ufr ?
Je soutiens la lutte des femmes contre tous ces abus et autres mais quand je vois des gamines et certaines femmes habillées pour faire du tape à l œil et les innocentes trinquent pour la bêtise de certaines ça m énerve . Devant les lycées on en voit de toutes les couleurs . Je pense que ce n est pas normal qu on les accepte dans les établissements .