Tribune libre de Green Peace

Les scientifiques s’opposent au projet d’extension du bassin de baignade de Grand Anse

  • Publié le 16 octobre 2024 à 16:50
  • Actualisé le 16 octobre 2024 à 16:51

Suite au pique-nique partage du 15 septembre 2024 à Grand Anse - qui avait rassemblé plus d’une centaine de personnes et plus d’une dizaine de collectifs, associations citoyennes, scientifiques et militantes – il avait été convenu que les scientifiques écriraient un courrier à destination du Préfet (Photo : sly/www.imazpress.com)

Promesse donnée, promesse tenue. En moins d’un mois, 18 scientifiques de La Réunion se sont mis d’accord pour coucher sur papier leurs arguments majeurs qui justifient leur opposition face au projet actuel porté par la commune de Petite-Ile concernant l’extension du bassin de baignade de Grand Anse.

Le message central du courrier réside dans le manque d’éléments probants attestant que ni le récif au sein du bassin actuel et ni le récif derrière le bassin – qui est le plus préservé de toute La Réunion – soient épargnés pendant et après les travaux.

Ce manque d’éléments probants ne permettrait pas l’acceptation juridique d’un tel projet au vu du statut de Grand Anse et de son bassin, classé comme espace naturel remarquable du littoral. Le site étant protégé de tout aménagement par le Code de l’Urbanisme, les dérogations à ce code imposent, entre autre, de prouver que l’aménagement « ne porte pas atteinte à la préservation des milieux ». Or, aucunes des multiples études n’est en mesure de le démontrer.

Dans un tel contexte, le principe de précaution, inscrit dans l’article 5 de la Charte de l’environnement de 2004, devrait être appliqué.

Une procédure juridique devrait être engagée au Tribunal Administratif pour jugé de la cohérence du projet au vu du cadre réglementaire en vigueur.

Ledit courrier est présenté ci-dessous, avec le cachet de la préfecture daté du 16 octobre 2024 qui atteste de sa bonne réception du courrier en préfecture.

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