Tribune libre de Perceval Gaillard

Question au gouvernement posée ce jour sur la situation dans les Outre-mer et la baisse du budget OM 2025

  • Publié le 29 octobre 2024 à 20:59
  • Actualisé le 29 octobre 2024 à 21:02

"Ma question s'adresse à Monsieur le Premier ministre et à l'ensemble du gouvernement (Photo : rb/www.imazpress.com)

Jusqu'à quand ?

168 jours de couvre-feu en Nouvelle-Calédonie/Kanaky depuis que vos prédécesseurs y ont mis littéralement le feu en foulant aux pieds les accords de Matignon et en faisant rentrer au gouvernement les plus ultras du camp loyaliste. Tout cela pour arriver au brillant résultat que l'on connait tous.

Jusqu'à quand ?

19 jours de couvre-feu en Martinique comme seule réponse face à la révolte légitime du peuple martiniquais, fatigué comme l'ensemble de nos peuples, de se faire tondre par des monopoles qui ont plus de pouvoir ici à Paris que n'importe quel ministre présent sur ces bancs.

Jusqu'à quand ?

Il aura fallu attendre plusieurs semaines pour que l'État commence timidement à jouer son rôle de médiation dans un conflit social majeur touchant nos centrales électriques à La Réunion et dans les Antilles.

Aux salariés en lutte et aux planteurs, à nos populations qui subissent délestage et couvre-feu nous disons : si le résultat des élections avait été respecté dans ce pays, vous n'auriez pas à subir tout cela car avec le Nouveau Front Populaire, nous aurions fait respecter l'intérêt général et l'intérêt des salariés avant tout.

Partout où nos peuples luttent pour leurs droits et contre la vie chère, partout nous leur apportons notre totale solidarité et nou di azot, depuis ces bancs, tiembo larg pa

Jusqu'à quand ?

Monsieur le Premier ministre, pensez-vous que nous allons supporter que l'État profite du chaos post-dissolution pour nous couper littéralement les vivres ?

250 millions d'euros en moins minimum dans le budget 2025, des collectivités étranglées, au moment même où beaucoup de nos territoires se soulèvent contre la vie chère et les ruptures d'égalité flagrantes.

St Augustin disait : Errare humanum est, perseverare diabolicum. Alors monsieur le Premier ministre ma question est simple : jusqu'à quand le pouvoir central compte-t-il perséverer dans ces politiques aussi injustes qu'inefficaces ? Quand allez-vous enfin comprendre, ici à Paris, que nos revendications ne sont que justice sociale et égalité républicaine ?"

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2 Commentaires
Roro
Roro
5 mois

Mr. le député, vous me faites doucement rire en vous lisant alors qu'il serait préférable de voir à quoi vous êtes capable sur le terrain. Comme beaucoup de députés, paroles, paroles, paroles mais rien de bon en vue. J'aurai aimé constater que vous avez eu le courage de proposer au Premier Ministre ainsi que les autres députés, une baisse de vos indemnités afin de diminuer la dette du pays, malheureusement, ce n'est pas le cas et c'est toujours le petit qui n'a aucun moyen pour se défendre, de payer à votre place. Il ne faut pas se faire d'illusion, cela n'arrivera jamais car ces places sont trop bonnes pour gagner de l'argent sans rien faire si ce n'est que voyager gratuitement et occuper un siège pour justifier vos indemnités. Quand à voir vos comportements à l'Assemblée, ce n'est pas digne d'être député, c'est lamentable. Lorsque vous avez été élu par le peuple, c'était pour défendre notre cause et non vos intérêts. Il devrait exister un carnet de notes pour chaque député à la disposition de la Présidente de l'Assemblée Nationale, cela permettrait d'en éliminer pas mal que l'on voit dormir ou consulter son téléphone portable. C'est triste mais c'est la réalité et grâce aux caméras, nous avons la preuve que vous êtes présents que pour vos indemnités et nom pour défendre le peuple en général.

Maria
Maria
5 mois

Qu'il reste à Paris à parler de valeurs républicaines. A rire lorsqu'on est lfi