Saint-Joseph

Lycée de Vincendo : polémique (ridicule et absurde) autour d'une fresque sur le respect de l'identité

  • Publié le 12 avril 2024 à 09:20
  • Actualisé le 12 avril 2024 à 14:31

Une fresque de l'artiste Méo est depuis quelques semaines au centre d'une polémique. Peinte sur un mur dans l'enceinte du lycée de Vincendo à Saint-Joseph, l'oeuvre montre un marmaille assis sur un roulèr avec devant lui une pile de livres. Sur l'un d'eux le titre "Histoire de France" est barré et remplacé par "Zistwar La Rényon". Il n'en a pas fallu plus pour offusquer certains enseignants. Le comité des experts nationaux des valeurs de la République a été saisi. Il lui reviendra de donner son avis sur le bien fondé de l'oeuvre en termes de respect des dites "valeurs de la République". Bon à savoir, c'est sur la base d'un projet monté par le lycée sur le respect de l'identité et s'intitulant "celui qui oublie ses racines n’atteint jamais sa destination” que Méo, artiste bien connu à La Réunion, a réalisé sa fresque... Des parents d'élèves jugent la polémique "ridicule et absurde" (Photo Méo/Fracebook)

."On ne peut pas dire à un artiste, voici un mur blanc exprimez-vous sur le thème "celui qui oublie ses racines n’atteint jamais sa destination”, ne pas demander avant un dessin de l'ouvre envisagée et ensuite lui reprocher d'avoir laissé libre cours à son imagination, à son ressenti" tempête un parent d'élève.

"C'est la liberté de l'artiste qui est littéralement mise en cause" ajoute notre interlocuteur. "Franchement c'est une tempête dans un verre d'eau, c'est ridicule et absurde" abonde la mère d'un autre élève. "En même temps cela en dit long sur la considération que certains ont pour la liberté de l'artiste, la liberté d'expression, c'est pathétique" ajoute-t-elle

Selon nos confrères de Réunion La 1ere, le chef d'établissement a demandé à Méo de rectifier son oeuvre. Pour l'artiste "cela reviendrait à de l’autocensure". En toute logique il a donc refusé mais il est d'accord pour apposer près de la fresque un texte expliquant le sens de son oeuvre. L'artiste l'a déjà mis en ligne dans un post publié sur sa page Facebook. "Zordi Zoli kér la désid alé maron. Li té vé vid son kèr, dévid son santiman si bor ranpar kap zone" explique l'artiste.

"Gramoun Viry la di "mon papa moutardié…mon monmon bingali" Amwin "Zoli kér" ek mon ti tèt sevé konyié, mon po koulér la bou, mi rotrouv pa la tras’ mon bann dann mon liv listwar la Frans-la ? Ousa nou lé ?" demande ensuite Méo.

"Dan son lélan, Zoli kér i pran lo liv "Histoire de France", é li désid…éfas lo tit ! li vé dir anou ké li rokoné pa li dan "se " listwar-la ! Li vé i mèt dédan listwar gomé !" poursuit Méo.

"Pa grav… li va giny koud’ zok , mé li la désid ékri son Listwar , Listwar bann Rényoné la rès dann fénwar, sat i rosanm a li vréman" achève l'artiste en réponse à la polémique, pathétique, il faut bien le dire...

Selon nos informations, le rectorat a proposé au comité des experts nationaux des valeurs de la République de répondre favorablement à cette proposition de Méo.

"Cette censure est une violence. Contre un des plus grands artistes réunionnais. Contre l’affirmation de notre identité et de notre histoire réunionnaise. Je soutiens MEO ! Sa fresque s’inscrit d’ailleurs dans le droit fil de la commande passée : savoir d’où l’on vient" s'insurge sur sa page Facebook Émeline K/Bidi, députée de la circonscription. "Nous sommes Français ET Réunionnais. Nous sommes Réunionnais ET Français" ajoute-t-elle.

Questionnée par Imaz Press, la parlementaire souligne "On ne peut pas accepter la censure". Elle ajoute : "cette oeuvre a été réalisée dans l'enceinte du lycée, si on vient l'effacer ou la modifier quel est le message qui sera ainsi transmis aux jeunes lycéens : que l'on est pas libre en 2024 de s'exprimer lorsqu'il s'agit de revendiquer son Histoire ?".

Interrogé par Imaz Press, le député Fréderic Maillot donne raison à Zoli kér qui "rotrouv pa la tras’ mon bann dann mon liv listwar la Frans-la". Le parlementaire commente : "une partie du corps enseignant prend peut-être cela comme un affront mais c'est une réalité. Lorsque l'on veut connaître les profondeurs de notre histoire, il faut faire "l'école marron" car l'école de la République n'enseigne pas l'Histoire de La Réunion"

Il déplore : "je ne vois que ça choque encore quelques personnes de reconnaitre que l'histoire de La Réunion n'est pas enseignée dans les écoles". Il s'exclame ensuite : "ce n'est pas un message anti-français que d'apprendre l'histoire de La Réunion et apprendre l'histoire de France."

Fredéric Maillot dit encore : "il n'y a rien là-dedans qui soit condamnable de façon pénale. Il faut prendre cette œuvre d'art dans son ensemble. On voit un marmaille assis dans karo zerb, ce qui sous-entend qu'il est à l'extérieur de l'école".

Le député remarque : "cette œuvre dérange les "biens pensants" car elle dit clairement que l'histoire de La Réunion n'est pas enseignée". Peut-être que certains enseignants prennent cela comme un affront mais c'est une réalité".

Frédéric Maillot souligne : "lorsque l'on veut connaître les profondeurs de notre histoire il faut faire l'école marron car l'école de la République ne l'enseigne pas ou peu.". Et il termine en disant : "ce qui est anti-républicain, c'est de ne pas enseigner notre histoire."

Dans un communiqué, Pour La Réunion, a dénoncé "une menace inacceptable".

"Le PLR dénonce la volonté de censure sur cette œuvre d’art." "Le PLR sait ô combien le travail réalisé par l’artiste Méo est un travail talentueux de valorisation de notre histoire et de notre culture. Nous ne pouvons accepter qu’il soit exercé une quelconque forme de contrôle de sa production artistique."

"Remettre en cause l’indépendance d’un artiste est une dérive profondément inquiétante. Le PLR réaffirme son plein soutien à la liberté d’expression, à la liberté de création artistique", poursuit le communiqué.

À Saint-Denis, la maire Ericka Bareigts a proclamé : "À Saint-Denis, nous défendons l'art et la liberté d'expression. Nos murs, nos cœurs, nos espaces, nos musées, nos écrits et nos musiques sont des sanctuaires de l'art. Je soutiens pleinement Méo, un artiste engagé et fervent défenseur du patrimoine réunionnais qui passe avec ces graffs, un message fort de notre réalité."

"Zoliker laisse une empreinte indélébile dans notre histoire. Il désirait découvrir celle de La Réunion, et pourtant on cherche à le faire taire aujourd'hui."

www.imazpress.com / redac@preunion.com

guest
16 Commentaires
Juste degré
Juste degré
1 mois

Mi rajoute du grian dans le moulin:
Si c'était Jace ek son gouzou est ce que noré eu toute cette polémique ??

Seteng
Seteng
1 mois

Très bonne analyse. Je partage en tous points.

Abcd
Abcd
1 mois

Bon, peut-être que je me trompe, mais quand on s'expose à faire de la politique dans son art, il ne faut pas s'étonner de la réaction des gens.
Pour remettre les choses dans le contexte, personne n'empêche qui que ce soit d'apprendre et de chercher l'histoire de nos ancêtres. Mais là il y aurait encore débat, "ce n'est pas la réalité", "la réunion à été colonisée".
J'ai grandi une partie de ma jeunesse dans un autre pays, mais j'ai été scolarisé dans une école française, et bien on y apprenait les lois et principes français, surprenant non ? Surtout que l'école était financée par la France.
Ayant lu pas mal l'histoire, on se rend vite compte qu'elle est réécrite d'une manière avantageuse (propagande, endoctrinement, etc...).
Donc si demain on apprend l'histoire de la Réunion, ce serait d'après quel historien ?

Floryse
Floryse
1 mois

Est ce que revendiquer sa part d'histoire, c'est rejeter l'autre ? pas du tout. la République Française, n'est pas outragée la dedans , on peut aimer découvrir l'histoire de la Réunion et des peuples qui l'ont constituée, chacun de leur histoire, et aimer l'histoire de France, l'un n'empêche pas l'autre. Donc ce qui voit le mal dans cette oeuvre qu' illustre un thème, mi pense zot nena lespri tordu.

Missouk
Missouk
1 mois

C'est qui ces c... ?????

Zolikér
Zolikér
1 mois

L'histoire de la Réunion c'est l'Histoire de France ?!! Malheureusement l'Histoire de France n'est pas l'Histoire de la Rénion.
Et Quelle place occupe notre Histoire dans le livre d'histoire scolaire?
Une place ridicule, secondaire, subalterne. C'est ça la place que l'état colonial nous réserve. Subalterne nout Langkozé, subalterne nout LISTWAR, subalterne notre peuple, subalterne notre position dans leur hierarchie.
Méo soulève un sujet crucial qui est la subalternité systémique rejetté par Zoli Kér.

Fleetstreet
Fleetstreet
1 mois

La fresque est magnifique.

Taz
Taz
1 mois

Il serait bon de remettre les choses à leurs places :

1 - Contrairement à ce que l'on peut lire partout, l'histoire de La Réunion est bien enseignée en collège notamment en 5è et 4ème) et en 2nde et 1ère en lycée (probablement un peu aussi dans le premier degré ...) à travers des adaptations possibles des programmes nationaux ou tout simplement à l'initiative des professeurs d'histoire et géographie (s’ils sont consciencieux) qui profitent de ce qu'il leur reste encore de liberté pédagogique (le régime macroniste vise à la détruire) pour aborder l'histoire et la géographie en "contextualisant" autant que possible.

2 - Les discours sans fondement et les idées toutes faites émanant même de politiques locaux vont bon train. Certains élus dont la maire de Saint-Denis court à la rescousse de l’artiste mais avec quel argument, quelle pensée, quelle analyse ? On sent un pseudo-nationalisme peï voire un ultra-régionalisme réactionnaire se faire valoir à la moindre occasion. Il est fort probable que ces réactions politiciennes ne soient pas en harmonie avec les intentions de l’artiste. Dissocier l'histoire de La Réunion de celle de la France est justement un non sens historique. L'histoire de La Réunion a, qu'on le veuille ou non, été façonnée par la France. Cela peut en décevoir plus d’un mais il n'y a pas d'une part l'histoire de France et d'autre part celle de La Réunion. Ainsi, sur l'oeuvre de Méo, la rectification faite par le marmaye (du moins, c'est ce qui est suggéré) sur la couverture du manuel d'histoire ne doit pas être considérée au 1er ni au second degré d’une part parce qu’elle elle ne change rien au contenu du manuel et d’autre part parce que cette "rectification" n'est pas tant un acte rebelle mais plutôt une prise de conscience quant à l'identité et à la nécessité de connaître son histoire à la fois réunionnaise et nécessairement française.

3 - Concernant l’histoire de notre île, il est vrai qu’elle a pu débuter avec le passage occasionnel de quelques navires arabes et portugais. Il n’en reste pas moins que pour qu’il y ait une histoire, il faut des hommes et des femmes et que c’est à la France que revient l’initiative de mettre sur notre caillou volcanique ses premiers habitants. Depuis, l’histoire de France et celle de La Réunion ont été communes : compagnie des Indes, colonisation, commerce triangulaire, déportation, esclavage, marronages, répressions, révoltes, Révolutions et courants abolitionnistes, exploitations coloniales, monoculture commerciale, révolution industrielle, abolitions, « engagismes », 1ère Guerre mondiale, expositions coloniales, 2ème Guerre mondiale, Vichy, Collaborations, Résistances, Libération, IVème République et décolonisations, communisme, indépendantisme, gaullisme, départementalisation, Vème République, Communauté Française, Debré, développement, censure, autonomie, émancipation, alternance, 1981, égalité des droits, RMI, Maloya … jusqu’à Macron et sa clique qui ne cachent pas du tout un mépris à l’égard des Réunionnais qui ne supportent évidemment pas l’arrogance du Roi.

A y regarder de près, notre histoire est bien celle de la France, non ? Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas eu notre indépendance ni combattu pour. Il est indéniable qu’une indépendance suppose un renouveau historique et toutes les nations qui ont été asservies avant d’être libérées (généralement par la lutte) ont pu se glorifier de deux Histoires distinctes ou plutôt d’une histoire marquée par une parenthèse faite d’un destin colonial échappant à la dite Nation (Madagascar par exemple). D’autres nations ont pu connaître pire avec une colonisation signifiant une fin pratiquement sans retour de leur histoire (Les civilisations pré-colombiennes d’Amérique principalement).
Bref, avant la France, nous n’avons pas d’histoire puisqu’il n’y avait personne pour la faire sur notre île. Et pour ce qui de l’après France, nous n’avons toujours pas vu.
Professeur d’histoire à La Réunion depuis 1990, je me souviens aussi de cette époque à laquelle nous étions une poignée de professeurs très impliqués dans les toutes premières initiatives visant à enseigner l’histoire et la géographie de La Réunion. L’initiative était fortement soutenus par l’institution, les inspecteurs et bien des politiques locaux souvent eux-mêmes professeurs d’histoire ou de lettre dans les collèges et lycées de l’île. Des manuels d’histoire et géographie avaient même été élaborés et publiés pour la mise en oeuvre d’un nouvel enseignement prenant vraiment en compte le contexte culturel et historique de nos élèves. Nos élans légitimes avaient été nettement freinés par une fronde brutale des parents d’élèves. Leur réaction reposait à la fois sur ce refus assez classique d’intégré dans l’identité réunionnaise un passé douloureux fait d’asservissement, de misère mais aussi de combativité (révolte, marronage, chasseurs de marrons etc …) et surtout sur une crainte assez infondée (les classes d’examen n’étant pas vraiment concernées dans le projet) que le Brevet des Collèges et le Baccalauréat soient localement adaptés et deviennent donc des « diplômes cocotiers ».
Depuis et malgré certaines réticences locales à introduire l’histoire de La Réunion dans les programmes d’histoire de la France, des adaptations et des aménagements sont bien officiellement entrées dans les programmes nationaux.
Bien entendu, sur la Gaule romanisée ou encore l’extension du domaine royal par les Capetiens ou sur les volets consacrés à l’art baroque et l’art gothique, cela ne ne le fait pas vraiment en local. La Réunion n’existait pas alors. Un peu plus tard … enfin, bien plus tard, elle tient ensuite toute sa place dans l’histoire de France.

4 - Je ne partage pas la réaction de certains des personnels du lycée de Vincendo, de sa direction et encore moins les tentations de censure concernant la fresque de Méo. Bien au contrairement, l’enfant représenté, qui cherche à retrouver ses racines en battant son rouler tout en revendiquant La Réunion dans son histoire constitue le profil idéal de l’élève que tout professeur d’histoire et géographie digne de nom rêve justement d’avoir en classe … histoire d’avoir un peu de répondant et d’érudition dans la masse des esprits perdus et pourris par les écrans, les téléphones portables, les réseaux sociaux et la bêtise généralisée qui caractérise notre pauvre société réunionnaise en déliquescence accélérée à coup de 4 voies, de grandes surfaces, d’établissements de mal-bouffe importée, de réseaux sociaux aussi inutiles que vecteurs de tendances malsaines et violentes et d’un tout numérique qui désagrège la relation à l’autre.

Aujourd’hui, à La Réunion, il y a bien plus dangereux et pernicieux que la fresque de Méo qui, au contraire des sous-entendus, nous ramène à des considérations saines et justes.

Ded
Ded
1 mois

il faudra apprendre à tous ceux qui ne sont pas contents , ce qu'est l'art et les profs qui se font caca dessus en la voyant devrait se poser des questions !!!Et si le proviseur a vraiment demandé à l'artiste de modifier l'œuvre , il est juste pitoyable...et que dire du rectorat qui , ayant peur de choquer les réfractaires , se réfugie devant un comité Théodule

Papangue974
Papangue974
1 mois

Cette fresque est magnifique et parle de la future génération qui veut en apprendre d'avantage sur son histoire sur nos origines. C'est de l'art et donc une liberté d'expression

Stef
Stef
1 mois

Il est en effet crucial que les marmay connaissent l’histoire de la reunion. Mais quelle histoire ? Celle de la victimisation et de la repentance vis à vis de l’esclavage que nous servent les politiques péi pour vendre leur carry et diviser les gens ? Ou celle d’un peuple de diverses origines qui s’est débrouillé dans l’adversité, à la fois avec et contre la France pour construire un pays singulier : la reunion, avec une culture forte dont ses enfants peuvent être fiers. Opposer sans cesse la reunion et la France est une erreur, la reunion et la France vont ensemble, leurs histoires sont liées.

Jacques
Jacques
1 mois

Il y a beaucoup de gens qui ont du temps à perdre ........ Nous n'avons donc plus aucune liberté ?
Qui sont les soit-disant offensés ? Faites déjà votre boulot correctement messieurs les offensés et ce sera déjà pas mal !

PINKY974
PINKY974
1 mois

Combien a coûté cette soi disante oeuvre ??? C’ est la seule question qui intéresse les contribuables .

Guitou
Guitou
1 mois

Y a rien de déplacer dans ces fresques. Au contraire elles sont magnifiques, bravo à son auteur. J'aurais si c'était des fresques impudiques, de violences. Au contraire, c'est la vie réunionnaise.

Didier
Didier
1 mois

Ben oui l'histoire de La Réunion n'est pas enseignée à l'école de la république, ni à La Réunion, ni en France d'ailleurs, ce qui serait bien utile pour élargir le champ des connaissances historiques des petits européens à l'histoire des peuples colonisés par la France !
Cette levée de boucliers de ceux qui veulent mettre sous le tapis l'histoire des DOM n'est pas étonnante, c'est la preuve qu'il existe toujours en France des personnes qui refusent de savoir ce qui s'est passé dans les ex-colonies françaises. Cela heurte leur "fierté d'être français".
J'ajouterai que la censure qui s'applique dans les écoles à l'égard de l'histoire des DOM s'applique aussi à l'histoire de la classe ouvrière, des combats qu'elle n'a cessé de mener contre l'exploitation capitaliste, pour une société qui en serait débarrassée.
Et cette histoire là concerne aussi bien les prolétaires de l'hexagone que de La Réunion, de la Guadeloupe ou de la Martinique !

HULK
HULK
1 mois

C'est le nivellement par le haut, l'abaissement des savoirs pour permettre aux plus médiocres de continuer à n'être rien. Il faudrait mieux chercher à relever le niveau pour permettre à tous d'avoir une chance de s'en sortir.