Un fonds de secours de 2000 Ă  3000 euros mis en place

Bejisa : la CCI au chevet des entreprises

  • PubliĂ© le 7 janvier 2014 Ă  10:58
Bejisa

AprÚs les nombreux dégùts causés par le cyclone Bejisa, la chambre d'industrie et de commerce de La Réunion (CCIR) a dressé un premier bilan ce mardi 7 janvier 2014. Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses sociétés, la CCI va ainsi débloquer un fond de secours de 2000 à 3000 euros pour chaque entreprise. Ces aides concerneront notamment les commerces du port de Saint-Gilles, qui " n'avait jamais subi autant de dégùts ", selon le président Ibrahim Patel. Vingt-neuf bateaux au total ont été endommagés, les dommages étant estimés par la CCI à plus d'un million d'euros.

Au-delĂ  des trĂšs nombreux particuliers sinistrĂ©s, des maisons endommagĂ©es, des toitures et clĂŽtures envolĂ©es, les entreprises ont Ă©galement beaucoup souffert du passage du cyclone Bejisa. C’est ce qu’a rappelĂ© la CCIR ce mardi 7 janvier, en prĂ©sentant son dispositif d’aides avec, en premier lieu, une enveloppe de 2000 Ă  3000 euros dĂ©bloquĂ©e pour chaque sociĂ©tĂ© pĂ©nalisĂ©e.

Ce fonds de secours concerne l’ensemble des entreprises touchĂ©es, et notamment les commerces du port de Saint-Gilles, trĂšs fortement impactĂ© par le passage du cyclone. Vingt-neuf bateaux au total ont Ă©tĂ© endommagĂ©s, 20 ont Ă©tĂ© retournĂ©s, 5 ont Ă©tĂ© coulĂ©s – dont un de plus de 10 mĂštres – et 2 ont Ă©tĂ© projetĂ©s sur le quai. Selon le prĂ©sident de la CCI Ibrahim Patel, les dĂ©gĂąts s’élĂšvent ainsi Ă  plus d’un million d’euros.

" L’activitĂ© Ă©conomique sur le port de Saint-Gilles est aujourd’hui au ralenti ", a-t-il soulignĂ©, indiquant que " la force du vent et des vagues a aussi arrachĂ© les rideaux mĂ©talliques des restaurants et des commerces. "

Par ailleurs, 50 tonnes de déchets provenant de la ravine de Saint-Gilles se sont déversées dans le port, les pontons ont été abßmés, les flotteurs crevés, les clÎtures arrachées et les bornes de distribution électrique perdues. Le retour à la normale devrait ainsi prendre plusieurs mois, de nombreux équipements devant venir de métropole.

La CCI attend dĂ©sormais un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral pour procĂ©der au dĂ©sensablement du port, nĂ©cessitant de dĂ©placer de gros engins en convoi exceptionnel. Un expert sera Ă©galement prĂ©sent dĂšs ce mercredi pour estimer les dĂ©gĂąts. Il sera alors temps de procĂ©der Ă  la remise en Ă©tat, la CCI espĂ©rant qu’elle se fasse le plus rapidement possible " afin que les entreprises puissent de nouveau fonctionner normalement ".

Mais le chantier est d’importance. Comme l’a soulignĂ© Ibrahim Patel, " les entreprises ont aussi Ă©tĂ© touchĂ©es par les coupures d’électricitĂ©, notamment celles possĂ©dant des produits pĂ©rissables ou surgelĂ©s ". En plus du fonds de secours de 2000 Ă  3000 euros, toutes les procĂ©dures contentieux seront stoppĂ©es jusqu’à nouvel ordre. Concernant le chĂŽmage partiel causĂ© par le passage du cyclone, la CCI va Ă©galement " accompagner les entreprises qui n’ont pas la capacitĂ© de reprendre leur activité ".

Car selon Ibrahim Patel - qui a envoyĂ© un courrier au prĂ©sident de la RĂ©publique et au ministre des Outre-mer Victorin Lurel en ce sens -, " toutes les conditions sont rĂ©unies pour dĂ©clarer l’état de catastrophe naturelle ".

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