La France appelle à la retenue

Attaque en Iran : des explosions dans la région d'Ispahan, Israël avait prévenu les États-Unis

  • Publié le 19 avril 2024 à 10:42
  • Actualisé le 19 avril 2024 à 11:17

L’Iran a activé, tôt vendredi 19 avril, sa défense aérienne dans plusieurs provinces après des informations rapportant de "fortes explosions" dans la province d’Ispahan, dans le centre du pays, a dit l’agence officielle IRNA. Selon la chaîne américaine ABC News, citant un haut responsable américain, Israël a lancé une attaque contre l’Iran, en représailles aux frappes contre son territoire du week-end dernier. Suivez notre direct

  • C'est la fin de ce direct. Bonne journée.

  • La France appelle à la retenue

    La position de la France, c'est la désescalade et la retenue au Proche-Orient, a rappelé vendredi le ministre français délégué à l'Europe, Jean-Noël Barrot sur Sud Radio, après des informations concernant une frappe israélienne contre l'Iran.

    "La position de la France, c'est d'appeler tous les partenaires de la région à la désescalade et à la retenue", a-t-il déclaré. "Il est sans doute un peu tôt pour que je puisse vous faire des commentaires sur ce qui s'est passé cette nuit" mais "le mot d'ordre, c'est la désescalade et la retenue", a-t-il martelé. Le ministre a précisé que le président de la République Emmanuel Macron s'exprimerait "en temps utile".

  • L’UE appelle les parties "à s’abstenir de toute nouvelle action"

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé vendredi, lors d’un déplacement en Finlande avec le premier ministre finlandais, Petteri Orpo, qu’il est "absolument nécessaire que la région reste stable et que toutes les parties s’abstiennent de toute nouvelle action" au Proche-Orient.

     

  • L'ambassade américaine conseille à ses employés de ne pas voyager en dehors des zones du grand Tel Aviv, Jérusalem et Beer Sheva

    L'ambassade américaine à Jérusalem vient de  conseiller à ses employés et aux membres de leurs familles de ne pas voyager en dehors des zones du grand Tel Aviv, de Jérusalem et de Beer Sheva jusqu'à nouvel ordre "à la suite d'informations selon lesquelles Israël aurait mené une frappe de représailles à l'intérieur de l'Iran".

    L'ambassade a mis en garde les citoyens américains en Israël "contre la nécessité continue de faire preuve de prudence et d'être davantage conscients de leur sécurité personnelle, car les incidents de sécurité se produisent souvent sans avertissement".

  • Après l’attaque contre l’Iran, les vols ont repris depuis les aéroports de Téhéran

    Arrêtés momentanément dans la nuit de jeudi à vendredi en raison des frappes israéliennes, les vols ont repris en début de matinée dans les deux aéroports de Téhéran, selon l’agence officielle Irna.

    Les avions pouvaient de nouveau atterrir et décoller des aéroports international Imam Khomeini et domestique Mehrabad, a précisé Irna, en indiquant qu’un vol en provenance de Rome, qui avait été détourné sur Ankara, était attendu à Téhéran.

  • L’Australie demande à ses citoyens de quitter Israël après les frappes contre l'Iran

    Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce (DFAT) a exhorté ses citoyens israéliens à "partir s'il est possible de le faire en toute sécurité".

    "Il existe une forte menace de représailles militaires et d'attaques terroristes contre Israël et les intérêts israéliens dans la région. La situation sécuritaire pourrait se détériorer rapidement. Nous exhortons les Australiens en Israël ou dans les territoires palestiniens occupés à partir s'il est possible de le faire en toute sécurité", selon un communiqué. publier sur le compte Smart Traveler sur X.

  • Les installations nucléaires proches d'Ispahan "totalement en sécurité", selon Téhéran 

    Les installations nucléaires basées dans la région d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, sont "totalement en sécurité", a indiqué l'agence Tasnim après les informations sur des explosions dans la région.

    "Suite à l'activation de la défense aérienne dans certaines régions du pays, "aucun dégât ou explosion à grande échelle n'a été signalé", a indiqué l'agence officielle iranienne Irna, en se basant sur les informations rapportées par ses journalistes. Elle a précisé qu'"aucune information faisant état de tirs de systèmes de défense antimissile" n'avait été reçue.

     

  • Deux aéroports iraniens fermés, des vols commerciaux suspendus

    Les vols commerciaux ont été suspendus à partir et à destination de plusieurs aéroports, selon l'agence Mehr, qui cite des autorités aéroportuaires.

    Les deux aéroports de la capitale Téhéran ont été fermés au moins jusqu'au milieu de la matinée.

  • L'armée israélienne ne souhaite faire faire "de commentaire pour le moment"

    L'armée israélienne a indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire "pour le moment" au sujet d'explosions rapportées tôt ce vendredi près d'une base militaire dans le centre de l'Iran.

    "Nous n'avons pas de commentaire pour le moment", a indiqué un porte-parole de l'armée, alors qu'Israël a promis de répondre à l'attaque inédite lancée par Téhéran contre Israël le week-end dernier. L'armée israélienne a aussi annoncé ce vendredi matin que des sirènes d'alerte avaient été activées dans le nord d'Israël.

    Elle indique toutefois que des sirènes d'alerte ont été activées dans le nord d'Israël.

  • Des drones ont été abattus mais pas "d'attaque par missile jusqu'à présent", selon l'Iran 

    Plusieurs drones ont été "abattus avec succès" par la défense aérienne iranienne tôt ce vendredi, mais il n'y a pas d'informations concernant une possible attaque menée à l'aide de missiles "jusqu'à présent", a déclaré le porte-parole de l'agence iranienne de l'espace.

    "À cette heure, il n'y a pas eu d'attaque aérienne en dehors d'Ispahan et dans d'autres régions du pays", a indiqué Hossein Dalirian dans un message posté sur X, après des informations d'une télévision américaine faisant état d'une attaque d'Israël contre l'Iran.

    "Plusieurs micro-véhicules aériens ont été abattus avec succès par la défense aérienne du pays, il n'y a jusqu'à présent aucune documentation d'une attaque de missile", a-t-il précisé.

    L'agence Fars a rapporté que trois explosions avaient été entendues tôt dimanche près de la base aérienne Shekari de l'armée iranienne dans le nord-ouest de la ville d'Ispahan (centre).

  • Bonjour La Réunion,

    L'armée israélienne a mené hier de nouvelles frappes meurtrières sur la bande de Gaza assiégée et dévastée par plus de six mois de guerre.

À propos

Téhéran a fait état de trois explosions près d'une base militaire dans le centre du pays, a rapporté l'agence officielle Fars.

Des drones ont été abattus mais il n'y a pas eu d'attaque par missiles "jusqu'à présent", ont indiqué les autorités iraniennes. Et les installations nucléaires basées dans la région d'Ispahan (centre), sont "totalement en sécurité", a précisé l'agence Tasnim.

L'Iran a activé tôt vendredi sa défense aérienne dans plusieurs provinces après des informations d'explosions dans le centre du pays, a indiqué l'agence officielle Irna.

Les vols commerciaux ont été suspendus à partir et à destination de plusieurs aéroports, dont ceux de Téhéran, selon l'agence Mehr en citant des autorités aéroportuaires.

La télévision d'Etat a fait état tôt d'informations sur de "fortes explosions" entendues dans la province d'Ispahan (centre), sans épiloguer sur les causes.

Selon des responsables américains cités par plusieurs télévisions américaines dont la chaîne ABC News, il s'agit d'une attaque israélienne menée contre l'Iran en représailles aux frappes iraniennes contre Israël le week-end dernier.

L'armée israélienne a indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire "pour le moment" au sujet d'explosions rapportées tôt vendredi près d'une base militaire dans le centre de l'Iran.

Les militaires ont indiqué que les sirènes d'alarme avaient retenti dans le nord d'Israël, théâtre d'échanges de tirs ces derniers mois entre l'armée israélienne et le Hezbollah, soutenu par l'Iran.

- Israël contre Iran -

Ces nouveaux développements interviennent alors qu'Israël a menacé de répondre à l'attaque contre son territoire le week-end dernier lancée par Téhéran après à une frappe meurtrière imputée à Israël contre son consulat à Damas, en Syrie.

Israël a dit avoir intercepté avec ses alliés la quasi-totalité des quelque 350 drones et missiles lancés par l'Iran, et affirmé que l'attaque iranienne ne resterait pas "impunie".

Il s'agissait de la première attaque directe jamais menée par l'Iran contre son ennemi juré. Le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian avait dit que l'Iran ferait "regretter" à Israël toute attaque contre son territoire.

Mais en attaquant Israël, l'Iran a dit avoir agi en "légitime défense" après l'attaque qui a détruit son consulat à Damas le 1er avril et coûté la vie à sept de ses militaires dont deux hauts gradés. Téhéran a accusé Israël qui n'a ni confirmé ni démenti.

"Les actions de légitime défense et contre-mesures de l'Iran sont terminées, donc le régime terroriste israélien doit arrêter tout nouvel aventurisme militaire contre nos intérêts", a dit M. Amir-Abdollahian lors d'une réunion sur la situation au Moyen-Orient.

- "Conflit régional généralisé"

Des frappes ont par ailleurs visé vendredi à l'aube la région de Soueida dans le sud de la Syrie, "sur une position de radar de l'armée syrienne", a précisé Rayan Maarouf, militant et responsable d'un média en ligne Suwayda 24.

Israël avait un temps envisagé de mener rapidement des frappes en Iran en représailles aux missiles lancés par Téhéran le week-end dernier sur son territoire, mais avait finalement revu ses plans, ont affirmé jeudi des médias israéliens et américains

Selon le diffuseur public israélien Kan, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait décidé de ne pas mettre en oeuvre des plans pré-approuvés de frappes de représailles en cas d'attaque, après avoir discuté avec le président américain Joe Biden.

Premier allié d'Israël, les Etats-Unis exhortent Israël à la retenue, optant plutôt pour le renfort de leurs sanctions contre "le programme iranien de drones, l'industrie sidérurgique et les constructeurs automobiles". L'UE et le Royaume-Uni ont aussi annoncé de nouvelles sanctions contre Téhéran.

"Nous sommes au bord d'une guerre au Moyen-Orient qui provoquera des ondes de choc dans le reste du monde", a souligné de son côté le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, en appelant à la retenue.

"Le Moyen-Orient est au bord du précipice. Les derniers jours ont vu une escalade dangereuse, par les mots et les actions", a déclaré Antonio Guterres.

"Une erreur de calcul, une mauvaise communication, une méprise, pourrait conduire à l'impensable, un conflit régional généralisé qui serait dévastateur pour tous ceux concernés, et pour le reste du monde", a-t-il ajouté, appelant par commencer à un cessez-le-feu à Gaza.

- "Au bord du gouffre" -

La campagne israélienne de bombardements intensifs suivie d'une offensive terrestre, a été déclenchée par l'attaque le 7 octobre de commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.170 personnes, en majorité des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles.

Plus de 250 personnes ont été enlevées durant l'attaque et 129 restent retenues à Gaza, dont 34 sont mortes d'après des responsables israéliens.

Or les pourparlers sur une trêve à Gaza associée à une libération d'otages piétinent depuis des mois, les belligérants s'accusant mutuellement de les bloquer.

A Tel-Aviv, des proches d'otages ont une nouvelle fois manifesté pour réclamer leur libération avant la pâque juive qui commence lundi soir. "Un accord pour les otages maintenant!", "Arrêtez la guerre", proclamaient des pancartes brandies par les manifestants.

Pendant ce temps à l'ONU, les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution de l'Algérie demande l'adhésion pleine et entière des Palestiniens aux Nations Unis.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré comme une "organisation terroriste" par Israël, l'Union européenne et les Etats-Unis, a condamné le veto américain.

Idem pour l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, dont l'administration siège en Cisjordanie ocuppée, qui voit dans le veto américain une "agression flagrante contre le droit international" poussant le Moyen-Orient "encore davantage au bord du gouffre".

AFP

 

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1 Commentaires
Sucré-Salé
Sucré-Salé
1 mois

Comme par hasard à Ispahan, là ou se trouvent les installations du programme nucléaire iranien et d'enrichissement de l'uranium...Je me disais que peut-être avoir attaqué Israël directement allait donner l'occasion de détruire ou bien abimer le programme nucléaire (erreur stratégique à laquelle il aurait dû attacher plus d'importance)...

Pour rappel Israël a déjà raser ces installations il y a quelques décennies.

Si Israël rase tout, les USA seront en phase avec cela, sans nul doute. Ils bougonnent, mais cela les arrangent bien, un autre fait le job à leur place, puisqu'ils ne laisserons pas l'Iran acquérir la bombe, menace sur Israel.