Ils ont remporté l'or, l'argent ou le bronze et font la fierté de la France. Les athlètes français médaillés lors de ces Jeux olympiques de Paris 2024 reçoivent une prime sur performance. Mais voilà... tout a un revers de la médaille car cette prime est imposable. Une décision qui n'a pas tardé d'énerver l'ancien athlète et ministre des sports, David Douillet. La ministre des Sports lui a répondu.
80.000 euros pour l’or, 40.000 pour l’argent et 20.000 pour le bronze. Voilà les sommes touchées par les athlètes français en cas de médaille lors de ces Jeux olympiques de Paris 2024.
"Il faut prendre conscience d’une chose : quand un athlète touche 80 000 euros, vous savez combien de temps il met pour avoir sa breloque ? Entre 10 et 15 ans. Et c’est plutôt 15. Si tu étales 80 000 euros sur 15 ans, tu verras ce que c’est", s’est exprimé l’ex-judoka sur RMC.
Pour conclure, David Douillet ne trouve pas ça logique que cette prime soit imposablxe : "Pour certains athlètes, c’est de l’argent de poche, et pour d’autres, dans des petits sports, c’est immense. Fiscaliser ça ? Je trouve que c’est une honte", s’est-il agacé.
????️ "L'idée, c'est que chaque athlète qui se prépare aux JO puisse vivre de son sport."
— RMC Sport (@RMCsport) August 6, 2024
???????????? Après David Douillet, David Lappartient, président du CNOSF, nous donne son avis sur la question de la fiscalité des athlètes.pic.twitter.com/rvkbWJoXKw
- La ministre des Sports réplique -
Si une exonération d’impôt pour ces revenus exceptionnels avait été votée pour les JO d’Atlanta (1996), de Nagano (1998), Sydney (2000), Salt Lake City (2002) puis à Turin (2006) et Pékin (2008).
Mais depuis les JO d'hiver de Vancouver en 2010 et surtout pour ceux d'été à Londres en 2012, les parlementaires ont considéré qu'il fallait imposer cette prime pour les médaillés.
Plutôt qu'une exonération, les médaillés olympiques français vont bénéficier d'un autre coup de pouce fiscal après Londres et Sotchi (2014). Depuis 2015, les athlètes peuvent opter pour un mécanisme de lissage des primes sur 4 ans.
"Maintenant, sur le plan de la fiscalité, David Douillet je l’adore et c’est un formidable avocat des sportifs. J’adore discuter de la place des sportifs dans la société, on est hyper alignés sur la manière dont il faut porter tout ça. Mais, c’est depuis les Jeux de Londres qu’il y a cette fiscalité. Et les Jeux de Londres c’est un peu David…", a encore répliqué Amélie Oudéa-Castéra ce mardi sur RMC.
"C’est quelque chose qui n’est pas du tout nouveau et qui ne me semble pas anormal. Les athlètes n’ont jamais demandé à ne pas être traités comme les autres citoyens."
- Une proposition de loi déposée prochainement ? -
Face au début de polémique sur cette imposition des primes de médaille, le député d'Eure-et-Loir Olivier Marleix s'est emparé du dossier.
L'ancien patron du groupe LR à l'Assemblée nationale a annoncé mardi vouloir soumettre une proposition de loi afin de réinstaurer l'exonération d'impôt sur les primes versées par l'État aux médaillés olympiques.
"Une PPL consensuelle pour débuter la législature et poursuivre dans l’hémicycle un moment d’unité nationale", a ainsi écrit le député du groupe Droite Républicaine dans l'hémicycle dans un message publié sur les réseaux sociaux. "Exonérons nos médaillés aux JO et Jeux paralympiques d’impôt sur leurs primes."
????????️Une PPL consensuelle pour débuter la législature et poursuivre dans l’hémicycle un moment d’unité nationale !
— ???????? Olivier Marleix (@oliviermarleix) August 6, 2024
Exonérons nos médaillés aux JO et Jeux paralympiques d’Impot sur leur primes. #Paris2024 #Olympics #48médailles pic.twitter.com/fZ0k5yuiQA
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Je croyais que les comptes de la France étaient dans le rouge!
On raboté sur tout.... même sur la santé... et là on donne à ceux qui courent vite, lancent loin, etc....