Passation de pouvoir au ministère de l'Intérieur

Aveu : "si je m'étais appelé Moussa Darmanin, je n'aurais pas été élu et je n'aurais pas été ministre"

  • Publié le 23 septembre 2024 à 17:06

Petit-déjeuner des nouveaux ministres à Matignon, premier Conseil des ministres à l'Elysée, et plusieurs passations de pouvoir entre les anciens ministres et les (presque) nouveaux. Le gouvernement Barnier, attelage fragile entre les macronistes et Les Républicains, va faire ses premiers pas lundi, déjà critiqué et menacé de censure. Lors de la passation de pouvoir au ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin a semblé brusquement découvrir une réalité vécue par des millions de Françaises et de Français. Si je m'étais appelé Moussa Darmanin, je n'aurais pas été élu maire et député et sans doute n'aurais-je pas été ministre de l'Intérieur" a-t-il avoué face à son successeur l'ultra conservateur LR Bruno Retailleau. Suivez notre direct (Photo photo rb imazpress)

  • C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivi.

  • "Les Outre-mer sont une chance pour la France", a déclaré François-Noël Buffet

    "Je suis fondamentalement là pour servir notre pays et les Outre-mer et nos compatriotes. Chacun sait qu'il y a des situations de tensions", a déclaré François-Noël Buffet lors de sa première interview.

    "Les Outre-mer sont une chance pour la France."

    "J'arrive avec la fierte d'avoir la responsabilité des Outre-mer." "C'est pour moi un choix qui est un vrai choix même si ce n'était pas ma volonté de rentrer au gouvernement."

    "J'arrive ici avec - non pas des certitudes - mais l'idée qu'il y a du travail." "Je trouve qu'on parle beaucoup de nos territoires ultramarins mais on oublie qu'y vivent nos compatriotes", dit-il. "Ils sont loin mais ils sont proches en même temps, dans nos sentiments et nos préoccupations."

  • La nouvelle ministre de la Santé ne "fera pas de miracle" mais promet d'augmenter "un peu" son enveloppe budgétaire

    Confrontée à la crise des hôpitaux, la nouvelle ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq a pour priorité "l'accès aux soins".

    "Je ne ferai pas de miracles, je ne suis pas une fée", a-t-elle cependant déjà prévenu en évoquant le budget 2025 de la Sécurité sociale qu'elle va devoir très vite préparer en vue de son examen au Parlement.

  • Porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon veut un "ministère du lien"

    Soulignant "l'enjeu et l'exigence" du poste de porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon déclare avoir "conscience d'endosser ce rôle dans un contexte extrêmement sensible".

    "Je souhaite apporter ma pierre pour résorber cette fracture démocratique, pour rapprocher l'action publique de nos concitoyens", déclare-t-elle, promettant que "les priorités des Français seront les priorités du gouvernementet voulant créer un « ministère du lien".

  • Passation de pouvoir au ministère de l’Agriculture

    Marc Fesneau cède ce lundi sa place à Annie Genevard, fraîchement nommée ministre de l’Agriculture et Souveraineté alimentaire.

    "Je voudrais tout d’abord remercier Marc Fesneau, qui s’est montré un ministre attentif à la députée d'opposition que j'étais. Je sais depuis longtemps tout le respect qu’il porte aux relations nouées dans l’action politique mais plus singulièrement au secteur agricole. Je voudrais vous dire ma fierté d’avoir été nommée à cette fonction", a affirmé la nouvelle ministre.

    Avant de poursuivre : "le monde agricole est au bout de la chaîne des difficultés mais il formera aussi celle des solutions."

    La nouvelle ministre de l'Agriculture Annie Genevard a dit savoir que "l'inquiétude domine" chez les agriculteurs "les attentes sont immenses, je le sais, la patience est grande depuis des mois. Je veux et je dois avancer vite".

    Elle a promis que "dans les semaines qui viennent, de premiers résultats se verront dans les cours de fermes".

  • Passation de pouvoir entre Nicole Belloubet et Anne Genetet

    "Vous aurez selon moi à traiter en priorité trois grandes thématiques : l’attractivité de la profession d’enseignant, bien que cet enjeu soit commun à la plupart des États européens. [...] Devra s’y ajouter une nécessaire réflexion sur les modalités d’entrée dans la carrière enseignante. S’y adjoindra enfin la question récurrente de la formation continue des enseignants. Il est impensable de ne pas donner un caractère obligatoire à cette formation continue", a-t-elle listé.

    Avant d’ajouter : "ma conviction est que la République doit donner à chaque enfant de 15 ans un socle commun de connaissances et de compétences sans aucun tri social. C’est pour moi une exigence éthique et républicaine", poursuit Nicole Belloubet.

  • Jean-Noël Barrau, petit nouveau au Quai d'Orsay

    Les passations de pouvoir s’enchaînent. Stéphane Séjourné reçoit désormais Jean-Noël Barrot, nouveau ministre des Affaires étrangères. éMonsieur le ministre et cher Stéphane, vous quittez le ministère par la grande porte. Je ne peux m’empêcher de relever que vous placez vos pas dans ceux de l’un de vos illustres prédécesseurs : un certain Michel Barnier. Alors, cher Stéphane, Monsieur le ministre, merci pour tout ce que vous avez apporté à ce ministèreé, a déclaré Jean-Noël Barrot, nouveau ministre.

    Il a ensuite ajouté : "au moment de prendre ces fonctions, je mesure l’ampleur des défis qui se dressent devant nous : la paix, le climat, la démocratie, la prospérité."


  • Bruno Retailleau prend la main de l'Intérieur

    "Monsieur le ministre, en cet instant solennel et émouvant, je mesure l'honneur qui m'est fait de pouvoir servir la République à la tête de ce grand ministère", débute-t-il.

    "Cher Gérald, je voudrais - et au nom de ceux qui m'accompagnent - dire merci pour l'engagement qui a été le vôtre pendant ces quatre longues années."

    Aux forces de l'ordre "les Français vous aiment et si parfois le découragement vous guette, dites-vous que les Français en majorité vous soutiennent". "Je ne lâcherai rien, je ne laisserai passer aucune offense, aucune atteinte." Et je dis ici : "que mes propos irons d'écho en écho".

    "Honte à ceux qui distillent dans leurs discours la haine de nos forces de l'ordre", s'insurge-t-il. "Je ne laisserais jamais faire car ils sont le bouclier de la République."

    Prenant ses fonctions, il le fait "dans cet esprit de vérité". "Nous ne devons rien laissé passer."

    Un esprit de vérité "qui est une exigence démocratique". "Si nous sommes ici c'est qu'il y a eu des élections législatives et que nous sommes en démocratie. La première chose est d'écouter le peuple souverain et que nous a-t-il, il a envoyé un message que nous devons entendre. Chaque électeur vaut le même poids. Les Français veulent plus d'ordre dans la rue et aux frontières."

    "Je crois à l'ordre comme condition de la liberté, comme la condition de l'égalité, comme la condition de la fraternité", conclut-il.

    Certes, "tout ne va pas se faire d'un coup de baguette magique car la pente à remonter est rude. Il faudra de la persévérance et du dialogue pour se rassembler sur un seul objectif : protéger les Français".

  • L'aveu de Gérald Moussa Darmanin

    "Si je m'étais appelé Moussa Darmanin, je n'aurais pas été élu maire et député et sans doute n'aurais-je pas été ministre de l'Intérieur" a avoué Gérald Darmanin qui semble brusquement découvrir une réalité vécue par des millions de Françaises et de Français. Regardez

  • Gérald Darmanin cède sa place à l'Intérieur à Bruno Retailleau

    "Vous avez la chance exceptionnelle d'occuper le ministère le plus social qui soit, celui de la protection de chacun et de chacune." "Vous êtes désormais le protecteur de l'ensemble des Fraçais", déclare Gérald Darmanin.

    "Aujourd'hui je pars avec le sentiment d'avoir servi le mieux que je pouvais mon pays."

    Il ajoute : "les Français et les Françaises attendent beaucoup de ce nouveau gouvernement".

    Gérald Darmanin adresse également un mot aux forces de l'ordre. "Je les aime comme les aiment les Français". "Bien sûr nous avons fait des erreurs mais nous avons fait de notre mieux."

    Il avoue que s'il s'était juste appelé "Moussa Darmanin (et pas Gérald Moussa Darmanin - ndlr), je n'aurais sans doute jamais été député ou ministre. "Il faut voir la réalité en face" a-t-il dit

  • Suivez en direct la passation de pouvoir entr Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur et son sucesseur, Bruno Retailleau

     

  • Pour Migaud, la justice "n'est pas seulement une question de moyens"

    La justice "n'est pas seulement une question de moyens", souligne Didier Migaud "à l'heure où la situation des comptes publics impose vraisemblablement à notre pays des efforts collectifs".

    "C'est une question de volonté et d'adhésion collective à un projet de transformation qui nous rende plus efficace et fier", déclare-t-il.

    Celui-ci permettra de "clarifier pour tous la politique judicaire nationale", poursuit Didier Migaud. "De la rendre plus lisible et un mot qui m'est cher, plus transparente, même si je peux connaître vos réserves vis-à-vis de cette transparence", glisse-t-il à Éric Dupond-Moretti.

  • Éric Dupont-Moretti se félicite de plusieurs avancées à la Justice mais regrette ne pas avoir pu déposer le texte sur les narcotrafics

    "C'est avec émotion que je quitte mes fonctions", déclare Éric Dupont-Moretti. L'ancien ministre qui évoque ses fiertés. "Je ne suis pas venu ici pour faire carrière, je n'ai jamais cherché a être un marqueur de gauche ou de droite mais de faire la justice de mon pays."

    Il se dit également fier d'avoir porté plusieurs textes au parlement, "dont la création des pôles spécialisés en matière de violences intrafamiliales, le pôle cold case, le code de justice pénale des mineurs..."

    "Je regrette de ne pas avoir eu le temps de porter devant le parlement un texte sur la lutte contre les narco-trafics" mais "vous trouverez le texte sur votre bureau", adresse-t-il à son successeur.

    Il regrette également "que les compatriotes pensent que la Justice est laxiste alors que tous les chiffres montrent le contraire".

    De puis 2020, j'ai "oeuvré pour une réponse pénale ferme, rapide et systématique".

    Il formule le souhait "que sa trajectoire dessinée ne s'inverse pas".

    Revenir sur loi de programmation de la justice votée en octobre 2023 serait une "trahison", a estimé Eric Dupont-Moretti. "La justice est sur la bonne voie et je suis optimiste pour son avenir" a-t-il ajouté. "Je laisse entre ces murs beaucoup de moi" a encore dit M. Dupont-Moretti.

  • Suivez en direct la passation de pouvoir entre l'ancien ministre de la Jutisce, Eric Dupond-Moretti et le nouveau Didier Migaud

     

  • Passation au ministère de la justice avec l'unique ministre de gauche

    Didier Migaud arrive au ministère de la Justice où l'attend son prédecesseur Éric Dupond-Moretti. Poignée de main entre les deux hommes qui entrent dans le ministère pour échanger avant de procéder à la passation de pouvoir.

  • Manue Bompard : Bruno Retailleau "a fait preuve de racisme"

    Interrogé sur CNews ce lundi matin, Manuel Bompard, dirigeant de la France Insoulise (LFI) a estimé que le nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau (LR) , "a fait preuve de racisme"

    Il a rappelé qu'en juin 2023, Bruno Retailleau avait fait le lien entre les émeutes et l'immigration. Il avait ausi affirmé, il y a "une sorte de régression vers les origines ethniques" pour "la deuxième ou troisième génération".

    Le nouveau ministre de l'Intérieur avait aussi parlé de au Sénat de "Français de papier".

    "Excusez-moi, en République, il n'y a qu'une catégorie de Français : ce sont des Français. Quelles que soient leurs origines, quand ils sont Français, ils sont Français", a commenté Manuel Bompard.

     

  • Le Premier ministre demande aux nouveaux ministres d'être "irréprochables et modestes"

    Le Premier ministre Michel Barnier a demandé aux nouveaux ministres et secrétaires d'Etat ce matin d'être "irréprochables et modestes", mais aussi "d’agir plus que de communiquer, et d’agir avant de communiquer", selon nos informations.

    "Pas s’esbroufe s’il vous plaît!", a-t-il lancé. Il leur a aussi réclamé qu'ils aient "du respect pour tous nos concitoyens et pour tous les partis politiques et d’écouter tout le monde (…) les meilleures idées doivent venir de tout le monde".

    "Ce gouvernement sera républicain, progressif et européen", a-t-il assuré.

  • Bruno Le Maire a ouvert le bal ce dimanche

    Premier à avoir cedé sa place, Bruno Le Maire, désormais ancien ministre de l'Économie et des finances.

    "C’est avec beaucoup d’émotion que je prends mes fonctions aujourd’hui", a ainsi déclaré sur X le nouveau ministre de l'Economie Antoine Armand, après avoir pris le relais de Bruno Le Maire.

    Il ajoute : "je ferai de notre souveraineté, de la transition écologique et du pouvoir d’achat mes priorités".

  • Bonjour La Réunion

    Merci de nous retrouver pour ce live. Deux jours après la nomination du gouvernement de Michel Barnier, ce lundi, l'heure des premiers pas pour les nouveaux nommés. Au programme : passations de pouvoir et premier conseil des ministres.

À propos

Michel Barnier a appelé dimanche soir sur France 2 son gouvernement à travailler dans la "plus grande cohésion" et la "plus grande fraternité", alors que son équipe est déjà marquée par des tensions avec les députés du bloc central.

C'est à Matignon que les 39 nouveaux ministres et secrétaires d'Etat, très majoritairement issus de la macronie et de la droite, se réuniront d'abord, à 08H00 (10 heures à La Réunion), pour un "petit-déjeuner gouvernemental".

Direction ensuite leurs ministères respectifs pour les traditionnelles cérémonies de passation - une première a déjà eu lieu dimanche à Bercy.

Puis, un premier Conseil des ministres se tiendra à 15h00 (17 heures pour La Réunion) autour d'Emmanuel Macron.

Michel Barnier a redit dimanche qu'il n'entendait pas créer "de polémique" avec le chef de l'Etat, même s'il considère qu'il n'y a "pas de domaines réservés" au président de la République, mais plutôt des "domaines partagés".

"C'est l'intérêt du pays. Il faut aussi cet esprit de compromis positif, dynamique" avec le président, a-t-il souligné sur France 2, lors de sa première apparition télévisée depuis la formation de son gouvernement.

A cette occasion, le Premier ministre a fixé quelques caps pour tenter de rassurer ses alliés comme ses opposants.

Alors que l'élaboration du budget 2025, qui a déjà pris un retard inédit, est l'urgence numéro un dans un contexte économique très tendu, et que les macronistes refusent toute hausse des prélèvements, Michel Barnier a promis ne "pas alourdir encore l'impôt sur l'ensemble des Français".

Mais "les plus riches doivent prendre part à l'effort de solidarité" a prévenu le Premier ministre LR, sans se prononcer directement sur un rétablissement de l'ISF, avidement réclamé par la gauche.

- Lois sociétales "intégralement préservées" -

Le locataire de Matignon a également assuré que les grandes lois de "progrès social ou sociétal" comme celles sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), le mariage pour tous ou l'assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA) seraient "intégralement préservées".

Quelques heures plus tôt, son prédécesseur, désormais patron des députés macronistes, Gabriel Attal, lui avait demandé "d'affirmer clairement dans sa déclaration de politique générale (prévue le 1er octobre) qu'il n'y aura(it) pas de retour en arrière" sur ces questions.

Mais la présence dans le nouveau gouvernement de figures résolument conservatrices comme le ministre LR de l'Intérieur Bruno Retailleau fait grincer des dents.

Michel Barnier s'est aussi engagé à "prendre le temps d'améliorer" la très contestée réforme des retraites.

Des garanties insuffisantes pour la gauche.

"Michel Barnier n'a pas dit un mot de la pauvreté. Il n'a rien proposé face à l'urgence écologique", a taclé la vice-présidente insoumise de l'Assemblée nationale Clémence Guetté, relevant que le gouvernement ne comptait pas revenir au report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans.

Le Nouveau Front populaire a déjà prévu de rédiger une motion de censure qui sera déposée par les socialistes après le discours de politique générale, a indiqué le patron du PS Olivier Faure.

Reste que le Rassemblement national doit voter ce texte pour faire tomber le gouvernement, ce qui pour l'instant est peu probable de l'aveu même de M. Faure.

AFP

 

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5 Commentaires
Pierrot 974
Pierrot 974
6 mois

Le pauvre garçon...

totoche
totoche
6 mois

je le deteste!

Norbert
Norbert
6 mois

C’est le serpent qui se mord la queue

Missouk
Missouk
6 mois

Impayable Darmanin... Faut oser! Les éborgnés, les brutalisés, les tirés à bout portant par certains flics assurés ou presque de ne pas être condamnés le remercient infiniment pour ce trait d'humour noir

parce que vous Êtes gouvernés par Les Ratés En Mo
parce que vous Êtes gouvernés par Les Ratés En Mo
6 mois

" Si je m'étais appelé Moussa Darmanin "

Triste tout ça , en découvrant la réalité

Moussa a plané pendant tout ce temps

Adieu !