Tribune libre de Toavina Ralambomahay

Plan d’aide aux sœurs et frères et de Mayotte

  • Publié le 1 janvier 2025 à 16:29
  • Actualisé le 1 janvier 2025 à 16:32

Pourquoi ne pas proposer de l’aide à nos voisins victimes du cyclone Chido ? En voilà les contours. Les villes proches de Mayotte seront les bases-arrière en ravitaillement. Par exemple, Mahajanga, Antsiranana, Nosy-be. Madagascar offre à la France d’y acheter toute la nourriture exclusivement produite à Madagascar et surtout pas les produits importés. Par exemple de l’eau en bouteille, du riz, les produits de la pêche, et il y a une liste autorisée. La monnaie locale, l’ariary, permet d’acheter des produits en plus grande quantité.

Cela assure un chiffre d’affaires aux commerçants locaux, une rentrée de devises aux villes concernées en particulier et à Madagascar en général. Mais pour cela il faut une bonne dose de bonne foi. La France devrait faire preuve d’humanisme en ne rechignant pas à inventer des barrières non tarifaires, à faire du protectionnisme en n’achetant que des produits français, pour ne pas envoyer des euros pour Madagascar.

Pour les commerçants à Madagascar (pas forcément Malgaches), il ne s’agira pas d’augmenter les prix pour la population locale puisque les stocks seront en flux tendus. Toujours pour les commerçants, une fois les euros en poche, il ne s’agira pas de les dépenser en produits de luxe étrangers mais de réinvestir sur place. Et il y a à faire comme la revalorisation salariale des employés, la formation des salariés, le renouvellement du matériel de travail, etc. Le commerce est loin d’être technique, il est politique, ici équitable.

Impossible prise en charge réunionnais

Sur le plan humanitaire,  "les élus de la Réunion ne peuvent pas prendre en charge les sinistrés de Mayotte". Madagascar pourrait, moyennant qu’ils reçoivent leur "aide en tous genres" sur le sol malgache. Il ne s’agit pas de les installer dans un ghetto Blanc mais de vivre en se mélangeant à la population locale. Le coût de la dépense française (réunionnaise?) sera bien moindre.

Sur le plan philosophique, Mayotte a malheureusement choisi d’être Français mais voilà quelques Français ont du mal à les considérer comme tels, d’où le mépris affiché par les dirigeants français. Le premier ministre qui met une semaine pour se déplacer à Mamoudzou, le président qui estime que les Mahorais devraient être contents d´être Français car autrement (s’ils étaient Comoriens ou Malgaches), ils seraient "10.000 fois dans la merde". Pour Madagascar, le fait que son président est Français -aussi par sa propre volonté- devrait faciliter les négociations, ça servira au moins à cela.

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