Le Bâtiment est en colère

BTP : l'intersyndicale menace de se mettre en grève illimitée, les patrons annoncent une "journée morte" pour ce jeudi

  • Publié le 22 mai 2024 à 17:09

Le BTP est en colère et l'a fait savoir ce mercredi 22 mai 2024. Tôt le matin, l'intersyndicale a installé un barrage filtrant à l'entrée ouest de Saint-Denis pour alerter la population et les pouvoirs publics sur la "crise profonde" qui secoue la filière et sur "la mort programmée du BTP". Le mouvement est soutenu par la FRBTP (syndicat patronal) qui appelle à une journée morte dans le Bâtiment ce jeudi. L'intersyndicale menace d'appeler à la grève illimitée si "des solutions immédiates" ne sont pas apportées à la crise. Suivez-nous, nous sommes en direct (Photo sly/www.imazpress.com)

  • Ce direct est à présent terminé

    Merci d'avoir suivi cette actualité avec nous. Rendez-vous dès ce jeudi matin pour la suite du mouvement.

    Bonne après-midi zot tout !

  • En attendant demain

    Les manifestants ont quitté le rond-point de la caserne Lambert et les jardins de la préfecture. La mobilisation va se poursuivre dès ce jeudi matin. Une réunion de travail entre les différents acteurs de la filèère BTP est prévue dans la journée

  • Crise dans le BTP : la mobilisation va monter crescendo

    "La situation est grave avec des blocages des travaux, des chantiers infructueux, arrêtés par la Deal, des offres à remettre sur la table", lance Johnny Lagarrigue de la CFDT.

    Lors de la dernière réunion, en mars "on n'a pas eu de retour". "On voit que la filière tombe de plus en plus, des salariés sont licenciés."

    Il prévient, "demain ça va monter crescendo."

  • "On a alerté et là c'est que les conséquences des dernières années"

    "On a une inquiétude des syndicats sur les emplois et nous on est solidaire avec eux" déclare Jimmy Amédée, président de la commission sociale de la FRBTP.

    "La FRBTP a alerté à plusieurs reprises, depuis même presque deux ans." "Mais pourquoi cela n'avance pas ? "On a beaucoup d'appels d'offres infructueux, on a subit la hausse des matériaux. C'est des éléments conjoncturels. On a alerté et là c'est que les conséquences des dernières années."

  • "Quand le BTP va mal, tous les secteurs vont mal"

    "On a été appelé par le préfet pour trouver une réunion de conciliation qui n'a pas abouti. En février, on a eu une réunion avec les acteurs et les patrons et pas de consensus. Mais maintenant on voit encore les difficultés", lance Jean-Paul Narayanin Ramaye, de FO BTP.

    "À un moment il faut voir les choses, on ne voit pas de visibilité, pas d'appels d'offres et ce n'est pas évident", dit-il. Là on est obligé de monter au créneau car pas mal de camarades sont sur la touche et que le BTP va mal, tous les secteurs vont mal."

    Dans le secteur du BTP, les matières premières également mettent en crise les entreprises. "Les prix n'ont pas baissé contrairement à ce que l'on peut entendre. Par exemple le prix de la tôle est de 21 euros, alors qu'avant il était de 14 euros."

    "C'est difficile pour tout le monde mais soyons solidaires ensemble pour montrer que ça ne va pas à La Réunion."

  • "Au moins 1.000 personnes licenciés" dénonce Raymond Payet (CGTR BTP)

    Raymond Payet, dirigeant de la CGTR BTP souligne : "ce matin c'était un blocage surprise, la préfecture n'était pas au courant".

    Il note que la mobilisation a lieu notamment pour protester contre l'absence de construction de logements. "Il n'y a rien qui sort, ni du côté des bailleurs sociaux, ni du côté de la Région, ni du côté du Département. Nous voulons que l'activité BTP reprenne" dit-il.

    Depuis le début de l'année, nous avons eu au moins 1.000 personnes qui ont été licenciées, qui n'ont plus de boulot. Les entreprises qui ont encore du boulot vont s'arrêter très vite, soit en fin d'année, soit en début d'année prochaine. Nous on n'a plus rien, rien, rien du tout" martèle le syndicaliste. Regardez

    "Nous on a rencontré le SGAR (secrétariat général aux affaires régionales), nous avons demandé de réunir tous les bailleurs sociaux, la Région et le Département tous ensemble. Nous attendons une réponse. Nous allons nous revoir cet après-midi pour voir quelle action nous allons mener" ajoute-til

    Il souligne : "nous voulons une réponse tout de suite. Si on n'a pas de réponse, on va voir comment on continue de manifester"

    Il précise : "nous n'avons pas bloqué le contribuable. Il y avait un barrage filtrant, on distribuait des tracts pour montrer aux gens les difficultés dans le BTP aujourd'hui."

    "Depuis le début de l'année on tire la sonnette d'alarme. La filière BTP, ça fait au moins trois ans qu'elle tire la sonnette d'alarme. Personne ne nous écoute, donc maintenant faut se battre" termine le syndicaliste.

     

  • Une réunion avec tous les acteurs de la filière

    La réunion en préfecture a eu lieu entre Nathalie Infante du secrétariat général aux affaires régionales (Sgar), les réprésentants de l'intersyndicale et de la FRBTP. L'échange a duré plus d'une heure.

    Rien de concret n'est ressorti de la recontre pour le moment.

    L'intersyndicale a demandé une reunion d'urgence avec les acteurs économiques, à savoir l'Etat, la Région, le Département et la FRBTP.

    En attendant la réponse de ces différents acteurs de la filière, les manifestants restent mobilisés devant la préfecture et sur le rond-point de la caserne Lambert

    L'intersyndicale invite l'ensemble des salariés et patrons à se joindre a leur mouvement dès ce jeudi.

  • La FRBTP appelle à journée morte ce jeudi

    "La FRBTP, (syndicat patronnal - ndlr) soutient le mouvement" affirme Maximin Hoarau, dirigeant de la CGTR BTP. "Il nous indique avoir appelé à une journée morte du BTP ce jeudi" ajoute le syndicaliste.

    Les manifestants confirment qu'ils vont rester sur  le rond-point toute la journée

  • Menace d'appel à la grève illimitée

    A l’issue de la rencontre en préfecture, l’intersyndicale a indiqué être prête à démarrer une grève illimitée si des mesures immédiates n’étaient pas prises pour débloquer la situation de crise de la filière.

    Les manifestants prévoient de rester toute la journée sur le rond-point de la caserne Lambert

  • Barrage levé, circulation fluide

    Il n'y a plus de barrage à l'entrée ouest et  la sortie est de Saint-Denis. La circution est désormais fluide dans les deux sens.

    Les manifestants sont regroupés dans les jardins de la préfecture.

  • Les embouteillages diminuent

    Les manifestants ont levé leur barrage filtrant à l'entrée ouest de Saint-Denis.Les embouteillages commencent à diminuer.

    Les discussions se poursuivent en préfecture

  • Délégation en préfecture

    Une délégation de l'intersyndicale est reçue en préfecture. Le barrage filtrant est toujours en place au rond-point.

    Les embouteillages ont encore augmenté. La plus grande prudence est recommandée dans le secteur

  • Bouchons gratinés

    La mobilisation du BTP engendre de gros embouteillages à l'entrée et à la sortie ouest de Saint-Denis.

    En provenance de l'ouest, les bouchons commencent peu après l'entrée sur la NRL. De plus, un accident entre deux véhicules a eu lieu au niveau de la Pointe du Gouffre, neutralisant la voie de droite et la voie des bus.

    En provenance de l'est, les embouteillages commencent à partir de Gillot.

    Les rues du centre-ville de Saint-Denis commencent à être embouteillées

    www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

     

  • Distribution de tracts au rond-point de la caserne Lambert

    L'intersyndicale a préparé sa mobiisation en toute discrétion. Très tôt ce mercredi matin, les manifestants ont pris position tout autour du rond-point.

    Les salariés inquiets pour leur avenir distribuent des tracts aux automobilistes. Au barrage filtrant plusieurs discussions s'engagent entre les ussagers et les manifestants.

    "Nous sommes là en intersyndicale ce matin. Nous voulons alerter sur la situation du BTP", déclare à Imaz Press Maximin Hoarau de la CGTR BTP.

    "Nous avons eu l'occasion d'échanger avec le cabinet du préfet dans le cadre de réunion avec les différents partenaires, la Région, le Département, les bailleurs", dit-il. "Nous avons alerté sur la situation pour relancer l'activité."

    "Aujourd'hui on est à l'agonie avec des entreprises qui ferment, des licenciements et pas de visibilité. On a cru être entendus mais rien n'est sorti de table et là on veut alerter l'opinion publique et les donneurs d'ordre", lance Maximim Hoarau.

     

     

     

  • Bonjour La Réunion

    Nous ouvrons direct pour suivre la mobilisation de l'intersyndicale du BTP qui manifeste contre "la mort programmée de la filière".

    Restez avec nous

À propos

"Nous sommes là en intersyndicale ce matin. Nous voulons alerter sur la situation du BTP", déclare Maximin Hoarau de la CGTR BTP.

"Nous avons eu l'occasion d'échanger avec le cabinet du préfet dans le cadre de réunion avec les différents partenaires, la Région, le Département, les bailleurs", dit-il. "Nous avons alerté sur la situation pour relancer l'activité."

"Aujourd'hui on est à l'agonie avec des entreprises qui ferment, des licenciements et pas de visibilité. On a cru être entendus mais rien n'est sorti de table et là on veut alerter l'opinion publique et les donneurs d'ordre", lance Maximim Hoarau.

Ce mercredi, l'intersyndicale procède donc à une distribution de tracts et n'exclut pas de poursuivre les jours prochains "si nous ne sommes pas entendus". Il nous faut des mesures d'urgence."

www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

 

guest
9 Commentaires
Lal
Lal
1 mois

Les gens du bâtiment faudra bien qun
Jours vous comprendrez.
Qu'il n'y aura plu de place pour construire.
La réunion est une petite île.
L'île s'enfonce fur et à mesure avec les bâtiments.
Il faut retaper les vieux bâtiments.
Et après ils vont crier qu'il y ya trop d'étrangers.

Désolée si je dérange
Désolée si je dérange
1 mois

Mais vous avez raison.... Bloquer la Réunion pour vous faire entendre... Tout est cher, la main d'œuvre, le prix des matériaux qui a flambé, la hausse des salaires pour les patrons.... Tout... Même les avocats quand on veut se faire défendre parce qu'un dirigeant d'une entreprise de bâtiment (le monsieur barbu avec une casquette noire), vous qui avez été jugé responsable d'abandon de chantier et qu'enfin après plusieurs années de bataille on pense que justice est faite... Que néni , redressement puis liquidation, plus rien pour les petits.... Et puis, c'est bien connu, on ferme pour mieux recommencer.... A vomir

Crévèr
Crévèr
1 mois

Rien qu' Ti cochons gras, matérialistes, z'enfants gatés...
Arrête fait honte la Réniyon Siouplait

Alé dit partout
Alé dit partout
1 mois

Les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève , ils appellent çà une journée d’action
Coluche
Artiste, Comique (1944 - 1986)

Art hicle
Art hicle
1 mois

Venu pour dire à peu près la même chose que Katastrophe.
Pourquoi ne pas se réinventer ? Nous avons la chance d'être dans un pays qui permets de se former rapidement et assez qualitativement et d'être dans un monde qui change assez vite.

Katastrophe
Katastrophe
1 mois

Ils seront satisfaits lorsqu'e toute la Réunion sera bétonnée! Réfléchissez plutôt a l'évolution de votre métier.

Ah-moye
Ah-moye
1 mois

Ah-moye

Atterré
Atterré
1 mois

En quoi, nous, simples vulgum pecus, pouvons les aider dans leurs revendications d'enfants gâtés ? ? ?
Qu'ils aillent mettre leurs véhicules rutilants devant la Région, nom de dieu b de m ! ! !

Atterré
Atterré
1 mois

Cela faisait trop longtemps qu'ils n'avaient pas fait chier le monde ! ! !
C'est grossier, je le reconnais, mais ils le méritent.