Une nourriture de plus en plus consommée dans le monde

Des insectes au menu, ce n'est pas sans risques...

  • PubliĂ© le 2 mai 2015 Ă  05:00
guĂȘpes

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a publié le jeudi 9 avril 2015 un avis mettant en exergue les risques de la consommation d'insectes, facteur d'allergies, mais aussi les limites de la réglementation sur ce mode d'alimentation qui a le vent en poupe à travers le monde.

À La RĂ©union, certains sont friands des larves de guĂȘpes ou encore des zandettes, ces larves de la famille des longicornes dont la consommation est une tradition ancienne sur l’üle. Les RĂ©unionnais sont loin d’ĂȘtre les seuls Ă  dĂ©guster des insectes, ce mode d’alimentation Ă©tant pratiquĂ© par prĂšs de 2 milliards de personnes dans le monde, particuliĂšrement en Afrique, en Asie et en AmĂ©rique latine.

Mais si l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) s’est prononcĂ©e en faveur du dĂ©veloppement de l’élevage d’insectes Ă  grande Ă©chelle pour parvenir Ă  nourrir plus de 9 milliards d’ĂȘtres humains d’ici 2030, l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l’alimentation (Anses) se montre beaucoup plus mĂ©fiante. Se basant sur une Ă©tude entamĂ©e Ă  la fin de l’annĂ©e 2013, elle a dressĂ© un Ă©tat des lieux des connaissances sur le sujet.

Et selon l’Anses, la consommation d’insectes prĂ©sente diffĂ©rents risques, comme le rapporte le monde.fr : "Ils sont d’ordre chimique (venins, rĂ©sidus de pesticides, d’antibiotiques ou de polluants organiques), biologiques (parasites, virus, bactĂ©ries), physiques (partie dures de l’insecte comme le dard, le rostre et surtout allergĂšnes." Tout comme chez les acariens, les crustacĂ©s ou les mollusques, on retrouve en effet chez les insectes des protĂ©ines Ă  l’origine d’allergies, comme la myosine ou la chitine.

Surtout, le rapport pointe des dangers rĂ©sidant dans les conditions d’élevage et de production, "pour lesquelles il conviendrait de dĂ©finir un encadrement spĂ©cifique permettant de garantir la maĂźtrise des risques sanitaires". CitĂ© par lemonde.fr, StĂ©phane LarrechĂ©, responsable de l’évaluation des risques biologiques des aliments Ă  l’Anses, estime que "ces risques sont les mĂȘmes que pour d’autres aliments plus communs, comme la viande", ajoutant toutefois que "leurs effets concrets sur l’homme et leur ampleur, comme les allergies croisĂ©e, ne sont pas connues".

L’Anses met Ă©galement en avant les limites des connaissances et de la rĂ©glementation, et recommande d’établir une liste des diffĂ©rentes espĂšces d’insectes pouvant ou non ĂȘtre consommĂ©es dans l’Union europĂ©enne. Car officiellement, manger des insectes est toujours interdit dans les pays de l’UE...

Le rĂšglement europĂ©en est en cours de rĂ©vision, la nouvelle mouture Ă©tant attendue pour 2016. En attendant, l’Anses "recommande la prudence aux consommateurs prĂ©sentant des prĂ©dispositions aux allergies".

www.ipreunion.com

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2 Commentaires
Fabrice
Fabrice
10 ans

Bah, la Réunion n'est pas dans l'UE, si ?

soweto
soweto
10 ans

Manger des fruits importes de metropole ou d'ailleurs bourrés des pesticides, fongicides ou autres sbstances chimiques actives biocides est meme recommandé pour les reunionnais (mager 5 fruits et legumes par jour) d'un cote de l'autre cote on va nous intrrditre bientot de consommer des larves de guepes ou des zandettes. Ou se creole y çava.
il est vrai qu'il existe un risque avec les piqûres d'insectes appelé choc anaphylactique avec pontage d'anticorps et liberation d'histamine qui sont parfois mortel.