Tribune libre d'Emmanuel Seraphin

Crise du logement : le maire dialogue avec les associations et le collectif Protège nout savane

  • Publié le 7 novembre 2024 à 17:21
  • Actualisé le 7 novembre 2024 à 17:30

Le Maire de Saint-Paul, Emmanuel Seraphin, accompagné des élu·es du Conseil Municipal, a rencontré mercredi 6 novembre 2024, à la mairie annexe de Plateau Caillou, des associations de quartier et des organisations engagées pour le droit au logement, dont Les Amis de l’Océan Indien, Tamarins de l’Ouest, Sakalav, L’ADIL, DAL 974, la Fondation Abbé Pierre, et le collectif Un toit pou nou. (Photo : www.imazpress.com)

Durant cette rencontre, les associations ont pu exprimer la profonde détresse et les défis auxquels font face les demandeurs de logement à Saint-Paul et sur toute l’île, en réaffirmant l’urgence de renforcer la création de logements accessibles. "Nous entendons l’inquiétude de nos concitoyens qui se voient parfois obligés de quitter leur quartier pour trouver un toit.

Nous partageons cette préoccupation pour préserver l’ancrage des familles au cœur de Saint-Paul", a déclaré le Maire. Les associations ont également insisté sur l'importance de proposer des logements adaptés qui maintiennent les liens familiaux et l’appartenance des résidents à leur territoire.

Elles ont exprimé leur soutien à des projets comme la Zac Renaissance III, qu’elles considèrent nécessaires pour répondre aux besoins en logements et aux attentes en termes d’équipements publics dans les quartiers. Dans ce même cadre, Emmanuel SERAPHIN a aussi rencontré le collectif Protège nout savane, afin de dialoguer sur le projet de la Zac Renaissance III et ses implications.

Ce rendez-vous fait suite à une première réunion en août 2024 avec la Sedre, qui avait permis de partager des informations précises sur ce projet de développement. Pendant plus d’une heure, les membres du collectif ont posé leurs questions, et les élu·es y ont répondu avec transparence, rappelant que ce projet vise à répondre à l’intérêt général dans un contexte où près de 50 000 personnes attendent un logement à La Réunion, dont 5 000 à Saint-Paul.

"Nous comprenons que chaque projet de ce type suscite des interrogations légitimes, et nous voulons y répondre de manière transparente et bienveillante," a ajouté Emmanuel Seraphin, tout en soulignant que le projet est conçu pour répondre aux besoins locaux tout en préservant les atouts naturels et culturels de Saint-Paul.

Le Maire a aussi rappelé les contraintes géographiques et environnementales pesant sur le territoire : seuls 18 % des 24 000 hectares de Saint-Paul restent urbanisables en raison de la protection des terres agricoles, des espaces naturels, et des zones à risque. Face à cette réalité, le collectif n’a proposé aucune alternative viable pour satisfaire les besoins en logement sur le territoire.

La Ville souligne que cette rencontre a été médiatisée par le collectif et que certaines personnes favorables à la création de logements sont venues naturellement exprimer leur soutien lors de cet échange.

La municipalité regrette également les accusations d’irrespect émises par le porte-parole du collectif, Elie Payet, rappelant que la réunion s’est déroulée dans un climat de respect mutuel, avec une représentation équilibrée de 10 élu·es et de 10 membres du collectif.

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4 Commentaires
mymoza
mymoza
4 mois

Au lieu de signer des Permis de construire à de grands centres commerciaux si nombreux, mettez ces fonciers à la disposition de logements qui manquent tant!

Réyonez
Réyonez
4 mois

C’est beau les éléments de comm pour décrédibiliser les mouvements citoyens et redorer le blason de la municipalité. Il y a des alternatives pour le logement : pourquoi ne pas commencer par les logements vacants ? Ou les zones déjà urbanisées ? Quand il n’y aura plus un mètre carré d’espace naturel à La Réunion, ces élus ne seront plus là pour voir. Donc ils s’en fichent ! Mais pensez aux générations futures.

Louise
Louise
4 mois

Pourquoi opposer deux parties de la population? Et les terrains réquisitionnés à Cambaie, sont- ils destinés au logement?
Toujours le même procédé: monter les gens les uns contre les autres pour tirer son épingle du jeu. Ça ne change pas!

La justice i vient pou zot
La justice i vient pou zot
4 mois

Ôté maire par procuration. Akoz ou lé menteur comme ça. Les nervis employés communaux était-ils en congés ?