Démographie

Conseil départemental : des premières assises réunionnaises pour le bien vieillir

  • Publié le 24 octobre 2024 à 12:45
  • Actualisé le 25 octobre 2024 à 12:11

Ce jeudi 24 octobre 2024, se sont tenues les premières assises réunionnaises du bien vieillir au Département. Le président du Département, Cyrille Melchior, en présence de nombreux acteurs tels que l'ARS ou encore le CGSS, a pu débattre des besoins des personnes vieillissantes à La Réunion. Des besoins en termes de mobilités, financement, habitation ou encore santé pour lesquels le Département dédie 250 millions d'euros au projet (Photo : sly/www.imazpress.com)

"En 2050, plus d'un tiers de la population à La Réunion aura plus de 60 ans", affirme Patrice Lasalle-Bareilles, commissaire général de la première assise du bien vieillir sur l'île.

C'est dans ce cadre que se tient aujourd'hui la première assise du bien-vieillir à La Réunion organisée par le Département. À l'ordre du jour : débattre des besoins de la population vieillissante et comment l'anticiper.

"On sait que la population de La Réunion, un peu comme partout sur le territoire français vieillit. La part de personnes âgées de plus de 65 ans augmente et encore plus la part des plus de 75 ans", rappelle Cyrille Melchior, président du Département. Mais ce dernier se questionne : "comment ces personnes vont vivre ? Dans quelles conditions et qui sera là pour les accompagner ?".

"Le Département a donc organisé en partenariat en lien avec Idealco cette séance de travail sur deux jours. C'est l'occasion pour tous les partenaires tels que l'État, l'ARS, la CGSS et tout un ensemble de partenaires de dialoguer pour savoir comment nous accompagnons la population dans le vieillissement", déclare le président. Regardez

Cet événement est l’occasion de :

• Partager un état des lieux des problématiques liées aux souhaits exprimés par le citoyen de Vieillir à Domicile, du maintien en autonomie et de l’application des politiques publiques liées au grand âge,
• Permettre aux acteurs locaux et nationaux du secteur d’échanger leurs visions et de proposer des orientations capables de répondre aux effets de la transition démographique à horizon 2050.

- S'inspirer du modèle national -

"Le président du Département a souhaité utiliser les connaissances d'IdealCo, étant que dans l'Hexagone nous organisons à peu près 20 évènements d'envergure nationale. Avec plus de 400.000 agents de la fonction publique nationale dont une communauté de personnes âgés et handicapés de plus de 38.000 personnes", explique Patrice Lasalle-Bareilles.

Il précise : "au-delà du fait de l'animer régulièrement par des webinaires, par de la formation et des retours d'expériences, nous essayons de réunir ces communautés professionnelles sur les personnes âgés au moins une fois par an".

"Et bien sûr il n'est pas question d'oublier nos amis d'Outre-mer parce que nous savons que les territoires sont inégaux devant le vieillissement. Et que ça soit la Martinique, nos amis de Mayotte ou bien sûr La Réunion on n'est pas sur des schémas identiques. Mais il y a une volonté indéniable politique de respect et de devoir envers nos anciens qui est présente partout", confie le commissaire général de la première assise du bien vieillir à La Réunion. Regardez

- Déjà 80 propositions remises au gouvernement -

"En 2021, j'ai remis 80 propositions au gouvernement pour adapter la société au vieillissement. Je ne parlais pas que de la grande dépendance, que du médico-social ou que des Ehpad, il y avait aussi la nécessité d'anticiper et de se rendre compte qu'aujourd'hui on assiste au boom des 75 / 84 ans", explique Luc Broussi, président de la filière Silver économie. 

Ce dernier fait état de la situation à venir : "à partir de 2030, ce sera l'explosion des baby-boomers qui atteindront l'âge des 85 ans. Et là on aura un vrai défi sur la prise en charge de la perte d'autonomie". "Mais aujourd'hui ce qu'il nous faut c'est s'intéresser à ces 75 / 84 ans qui commencent à subir quelques fragilités", souligne le président de la filière Silver économie. 

Il insiste sur un point : "on ne vieillira pas de la même manière en fonction des territoires. Il y a des territoires plus jeunes, d'autres plus vieux, plus escarpés ou encore plus isolés. C'est dans ce genre d'endroit qu'il faudra adapter le plus les besoins. Par exemple des Ehpad de 80 lits ne feront pas sens dans certains territoires avec une faible population".
 

cn/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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