Ce jeudi 12 septembre 2024, à l'aéroport de Roland Garros, le syndicat mixte de transports Ile de La Réunion Mobilités en association avec la Région Réunion ont organisés le lancement de l'application Île de La Réunion Mobilités. Une application regroupant l'ensemble des réseaux de bus de l'île : Car Jaune, Alternéo, CarSud, Citalis, Estival et Kar'Ouest. Elle permet à chaque usager de prévoir le trajet de bus le plus optimal, selon les horaires, tout en proposant des alternatives de covoiturage (Photo : sly/www.imazpress.com)
"Nous connaissons les difficultés que les Réunionnais connaissent en termes de mobilités avec le nombre de voitures présents sur les routes de l'île. On dénombre 500.000 voitures avec environ 30 km de bouchons", rappelle Huguette Bello, présidente de La Région Réunion.
"C'est pour cela que nous avons mis en œuvre une mobilité plus douce et plus accessible notamment pour les plus jeunes. Quant à nos aînés, il faudra sans doute proposer une petite formation avec les smartphones pour qu'ils puissent s'approprier la nouvelle application Île de la Réunion Mobilités et sa propre mobilité", affirme la présidente. Regardez
- La mobilité en chiffres -
Selon l'observation des mobilités, on dénombre à La Réunion plus de 30 km d'embouteillages par jour, dont les épisodes les plus importants sont les 10 premiers jours du mois. Le mardi étant le jour le plus embouteillé.
504.105 : voilà le nombre de véhicules en service sur les routes pour 885.700 habitants en 2024, selon les chiffres de l'Insee. Le tout ajouté à 5.588 poids lourds en service en 2023. Le phénomène de routes saturées fait déjà plus sens.
Pour remédier à ce problème, les transports en communs sont privilégiés face à la voiture. Mais même si les chiffres des transports en communs restent encourageant avec 47.7 millions de voyageurs en 2023 et environ 50 kilomètres de voies dédiés aux bus empêchant l'encombrement du trafic routier, cela ne représente que 8% des utilisations. Un chiffre qui est encore faible que la Région tente de faire remonter notamment grâce à la lancée de l'application île de La Réunion Mobilités.
- Une application qui arrive 15 ans après -
Le Président d'Île de La Réunion Mobilité, Patrice Boulevart, en rigole : "mieux vaut tard que jamais". Il ajoute : Ça a pris du temps car il y a eu quelques petits aléas, notamment au niveau des négociations. Le SMTR revient de loin, c'est une structure qui a la base a eu un blocage politique et arrivé à la Région, on a su remettre toutes les intercommunalités autour de la table pour donner une nouvelle direction à la SMTR, aujourd'hui rebaptisé Île de La Réunion Mobilités".
"Aujourd'hui on a des habitudes de mobilités très accès sur la voiture, souvent c'est l'autosolisme : on va travailler le matin seul dans sa voiture et on ne regarde pas forcément s'il y a d'autres choix de mobilité", explique le président.
"Pourquoi ne pas prendre le vélo pour des trajets courts ou bien de prendre les transports en communs pour les trajets plus longs ?", questionne patrice Boulevart. "Car il existe des voies VRTC notamment en car jaune qui permet de ne plus être dans la congestion routière", rappelle le créateur de l'application. Regardez
- Le contenu de l'application -
Concrètement, l'application proposera :
- Les perturbations sur les réseaux,
- Les plans des réseaux,
- Toutes les lignes des réseaux de transports publics,
- La localisation des parkings de covoiturage et des parkings vélos,
- Une carte interactive avec le positionnement des arrêts et des points d’intérêt « autour de moi »,
- Des itinéraires personnalisés en fonction des options sélectionnés : modes de transports, vitesse de marche, trajets le plus court, avec le moins de changements...,
- Les tarifs pour information (exemple : Karos).
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Nous sommes dans un coma circulatoire à cause d'un seul élu : Didier robert .
Merci Didier Robert d'avoir supprimé le beau projet de tram train qui fonctionnerait aujourd'hui sur toute l'île, nous sommes dans la mouise, toute La Réunion est asphyxiée, les étudiants ne peuvent plus se rendre à l'université, les artisans passent des heures dans les embouteillages, les salariés gâchent leur vie à poireauter, seuls, dans leur autodébile. Et aucune issue à l'horizon. Une décision politique qui a coulé définitivement l'île.