Rencontres des solidarités

Saint-Paul : une nouvelle Ă©picerie sociale et digitale pour la population

  • PubliĂ© le 16 novembre 2023 Ă  13:42
  • ActualisĂ© le 16 novembre 2023 Ă  13:47
épicerie sociale

Au centre du quartier Fleurimont à Saint-Paul, une épicerie sociale dotée d'un nouveau systÚme digital a été présentée par le CCAS ce jeudi 16 novembre à la délégation des rencontres des solidarités d'outre-mer. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)

Auparavant située à Saint-Gilles-les-Hauts, l'épicerie sociale à pris ses quartiers à Fleurimont il y a une dizaine de jours. "L'ancien local n'était pas adapté, plutÎt petit et il y avait souvent des coupures d'électricité" précise Pauline Cadillat, directrice de la cohésion sociale au CCAS de Saint-Paul qui présente les nouveaux locaux.

En plus de ce démenagement, quelques améliorations ont été apportées. L'équipe de l'épicerie a été renforcée et un dispositif innovant a été mis en place. En effet, une interface digitale permet désormais aux bénéficiaires de faire leurs courses en ligne.

- Aller vers les personnes isolées -

Cette épicerie en ligne va permettre de se rapprocher des personnes les plus isolées ne pouvant pas se rendre sur place.

Pour ce faire, une conseilleire en Ă©conomie sociale et familiale se rend Ă  domicile pour proposer son accompagnement et aider la personne Ă  faire sa commande digitale. "On sait qu'il y a des problĂšmes de facture numĂ©rique. L'objectif est d'accompagner la personne jusqu'au bout. Cela permet en mĂȘme temps de faire une sensibilisation Ă  l'utilisation des outils numĂ©riques" insiste la reprĂ©sentante du CCAS de Saint-Paul.

Une fois la commande passée, le magasinier prépare le panier. Ensuite, il y a une possibilité de récuperation en drive sur place ou de livraison à domicile.

- Des conditions d'accĂšs -

Mais que ce soit pour faire ses courses en ligne ou en physique dans cette Ă©picerie, il y a des conditions d'admissibilitĂ©. "Une Ă©picerie sociale n'est pas ouverte Ă  tout le monde mĂȘme si cela ressemble Ă  un commerce classique. Un travailleur social doit presenter un dossier Ă  une commission qui le valide ou non" explique Pauline Cadillat.

Pour ĂȘtre Ă©ligible, il est nĂ©cessaire d'ĂȘtre rĂ©sident de Saint-Paul depuis au moins trois mois et avoir un reste Ă  vivre infĂ©rieur Ă  8 euros par jour. Un montant calculĂ© par les travailleurs sociaux.

Cette épicerie a en réalité un double objectif, donner la possibilité aux plus démunis de faire leur courses avec un respect du principe de dignité et libre choix des produits mais aussi bénéficier d'un accompagnement social et budgetaire avec une conseilleire en économie sociale et familiale.

"Faire ses courses à l'épicerie permet de faire des économies sur le budget alimentaire et donc de repondre à d'autres besoins pour à termes ne plus avoir besoin de cette aide" développe la directrice de CCAS.

Les aliments mis Ă  la vente sont fournis en grande partie par des dons de la banque alimentaire des mascareignes, mais aussi grĂące Ă  un partenariat avec phoenix, et des achats sur les fonds propres du CCAS surtout pour les produits frais. "On revend les produits entre 10 et 20% du prix d'achat" ajoute Pauline Cadillat.

Des animations et ateliers collectifs sur les thÚmes de la santé, de l'alimentation et de la gestion d'un budget seront aussi proposées.

L'épicerie ouvira définitivement ses portes en janvier 2024.

- Pour les rencontres des solidarités outre-mer -

Si le lieu a ouvert exceptionnelement ce jeudi 16 novembre, c'était à l'occasion d'une présentation faite dans le cadre des rencontres des solidarités outre-mer. Une premiÚre pour l'ßle qui accueille une délégation d'élus et admninistratifs des CCAS d'outre-mer et de France hexagonale.

Le but étant de "favoriser les échanges ultramarin et apprendre des uns et des autres" a estimé Dominique Virama-Coutaye, vice-président du CCAS de Saint-Paul.

"Cette rencontre n’a pas pour seul objectif de mettre en avant ce que Saint-Paul a Ă  offrir mais co-construire des solutions et Ă©changer sur des thĂ©matique cruciales pour des publics fragiles" a-t-il poursuivi.

Pour rappel, "la population de Saint-Paul est touchée par 30% de pauvreté et de grandes disparités entre les quartiers des bas et des hauts" a lancé le vice-président.

Face à cette réalité, plusieurs mesures ont été mises en place à l'image de cette épicerie sociale mais aussi de l'organisation de permanences dans les mairies annexes pour faciliter les démarches des usagers. 

www.imazpress.com/[email protected]

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