63% dans le secteur du BTP

Inspection du travail : 397 interventions pour travail illégal

  • Publié le 11 avril 2024 à 15:43
  • Actualisé le 11 avril 2024 à 17:15

Ce jeudi 11 avril 2024, la DEETS (Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de La Réunion) a présenté son bilan d'activité 2023. Au total, l'inspection du travail a réalisé 2.016 interventions dont 397 relatives au travail illégal l'année dernière. De plus, une attention particulière est faite sur le volet sécurité et le risque de chute de hauteur des ouvriers sur les chantiers. Une obligation qu'une entreprise sur trois ne respecte pas. La direction a également mobilisé certains de ses agents pour travailler sur les pratiques commerciales du laboratoire pharmaceutique Urgo jugées illégales (Photo sly/www.imazpress.com)

À la suite de ces interventions menées par la Deets, la direction a lancé : 96 mises en demeure, 74 procès-verbaux dont 47 pour travail illégal, neuf transactions pénales, 115 arrêts de travaux ou d'activité, 17 amendes administratives notifiées et 56.210 euros recouvrés, ainsi que quatre fermetures administratives en matière de travail illégal.

Un travail effectué par les 190 agents qui agissent au sein de trois pôles différents : le pôle C (concurrence, consommation, répression des fraudes et métrologie), le pôle entreprises, emplois et solidarités et le pôle relations du travail et développement du dialogue social.

- Une entreprise sur trois arrêtée par les services à cause d'un risque de chute de hauteur -

"Sur le volet santé et sécurité, l'attention particulière est pointée sur le risque de chute de hauteur. Les services se sont mobilisés sur les chantiers du BTP. On a constaté que la prévention n'est pas au rendez-vous sur les petits chantiers", explique Christelle Lim Su Kwai, responsable du pôle travail.

"On a pu faire des contrôles de constructions de maisons individuelles, où une entreprise sur trois a été arrêtée par nos services à cause d'un risque de chute de hauteur", précise la responsable.

- 120 officines concernées à La Réunion par l'affaire du laboratoire pharmaceutique Urgo -

Depuis 2023, Patrick Chauchon, responsable du pôle C, explique que ses agents travaillent sur une enquête exceptionnelle, concernant les pratiques commerciales du laboratoire pharmaceutique Urgo.

"L'enquête a débuté dans l'Hexagone, suite à des perquisitions au sein des laboratoires Urgo. Les perquisitions ont mis à jour une liste de pharmaciens bénéficiant de cadeaux de la part du laboratoire, en contrepartie de l'abandon de remises commerciales sur des produits spécifiques", explique-t-il.

120 officines sont concernées à La Réunion. "Depuis 2023 nous entendons dans un cadre pénal chacun des responsables de ces officines. Et ces auditions pénales se font sous l'autorité des parquets de Saint-Denis et de Saint-Pierre qui décideront des suites à donner à ces fraudes", détaille Patrick Chauchon.

Lire aussi - Une centaine de pharmacies réunionnaises ont accepté des cadeaux d'un groupe pharmaceutique

Plus de 20 procédures sont d'ores et déjà transmises.

Concernant les cadeaux, il s'agit "de bijoux, de séjours, du champagne, rien à voir avec l'activité de la pharmacie", ajoute le responsable.

Le pôle C met également l'accent sur le respect des délais de paiement par les entreprises. Des retards de paiement peuvent entraîner la disparition prématurée de nombreuses entreprises. En 2023, une dizaine d'entre elles ont fait l'objet d'un contrôle approfondi.

Une autre mission du pôle C est de protéger le pouvoir d'achat des consommateurs. Pour ce faire, une dizaine de procès-verbaux ou mesures de police administrative sont en cours pour pratiques commerciales trompeuses, notamment avec de fausses promotions, prix de référence faux etc.

Le pôle C a contrôlé au total 1.772 entreprises, et lancé 244 avertissements, 164.048 euros d'amendes pénales et plus d'un million d'euros d'amendes administratives.     

De son côté, Sylvain Liaume, responsable du pôle entreprises, emploi et solidarités annonce une importante fraude constatée autour du Compte personnel de formation (CPF). 111 personnes déjà titulaires du permis de conduire, ont vu leur CPF prélevé, au total 83 000 euros détournés pour financer le permis de conduire de leurs enfants.

lc/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

guest
1 Commentaires
Fauxassociation
Fauxassociation
1 mois

La DEETS, mériterais de contrôlé également les associations subventionnés par l'état. Absence EPI, harcèlement, travaille illégale, contrat sous payé, etc.. Il devrais avoir un mail pour contacté les inspecteurs et leurs faire remonté les anomalie sur les SIAE intervant de le sociale a la réunion, et les ACI. Comment faire pour signaler les ACI, qui mettent en danger les salarié, ainsi que l'absence de formation obligatoire, et d'accompagnement socio-professionnelle?