Annonce d'Emmanuel Macron

Généraliser l'accueil des élèves de 8h à 18h dans les collèges REP+, "irréalisable" pour les syndicats

  • Publié le 27 juin 2023 à 02:59
  • Actualisé le 27 juin 2023 à 07:41

À l'occasion d'un déplacement à Marseille cette semaine, Emmanuel Macron a annoncé ce mardi 27 juin 2023, "la généralisation de l'accueil garantit de 8 heures à 18 heures dans tous les collèges REP+ (réseau d'éducation prioritaire) de France. Une annonce qui ne passe pas du côté des syndicats. Le projet est bien "loin des réalités que vivent les professionnels de l'Éducation nationale" soulignent les syndicalistes (Photo : rb/www.imazpress.com)

Selon nos confrères de France Inter, ce dispositif - que le gouvernement souhaite généraliser -, est d'ores et déjà expérimenté dans quelques collèges de Marseille. Le président devrait donc annoncer sa généralisation à l'ensemble des établissements classés REP+ (réseau d'éducation prioritaire) en France. Les collèges auront l'obligation d'accueillir leurs élèves de 8 heures à 18 heures.

Un procédé qui doit permettre aux collégiens de participer au dispositif "devoirs faits", où les enseignants volontaires aident les élèves à faire leurs devoirs avant de rentrer à la maison. Ce dispositif - comme nous avait confié la rectrice Chantal Manès-Bonnisseau - "sera obligatoire pour tous les élèves de 6ème dans l'ensemble des collèges (dont ceux des REP+) à partir de la rentrée", précise le Rectorat.

Un dispositif qui permettrait également aux élèves de rester plus longtemps dans l'établissement pour pratiquer d'autres activités.

- Les syndicats lassés de ces annonces -

Interrogés par Imaz Press, les syndicats restent sceptiques quant à cette nouvelle annonce, "une de plus".

"C'est irréalisable", note Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale FSU. "C'est une dérive vers une école encore plus libéralisée avec, à la carte, des expérimentations diverses et variées", dit-elle. "Dans quel but alourdir la tâche des personnels", ajoute-t-elle.

"Le Président veut supprimer des postes et là il annonce une mesure sans moyens derrière, c'est malhonnête", s'insurge-t-elle. "Si on était naïf, on penserait que l'intention d'apporter plus à ces élèves est louable sans doute, mais cette annonce est sans concertation une fois encore", note Marie-Hélène Dor.

Pour Jérôme Motet du SNALC de l'école au supérieur, cette généralisation de l'accueil, c'est non. "À titre personnel, j'hallucine que l'école veuille prendre la place de la famille. Ce sont deux espaces différents qui doivent être respectés." "Ils veulent faire des innovations pédagogiques mais pour moi cela va dégrader la qualité de l'enseignement et ce n'est pas comme cela que l'on va créer du recrutement", dit-il.

"Rien ne m'étonne", déclare quant à lui Joël de Palmas de la CGTR Éduc'Action. "Ce sont des annonces à la presse et après le ministre aura lui du mal à mettre cela en application avec des hypothétiques moyens", dit-il.

Ce projet est "une annonce de plus en attendant la suivante". Une annonce "où il prend tout le monde de court, sans voir ce qui se passe sur le terrain" termine Joël de Palmas.

ma.m/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

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1 Commentaires
Templier974
Templier974
10 mois

C'est du très grand n'importe quoi. Tout ça pour des assistés ées. Il faut responsabiliser les parents qui eux se servent des allocations sans rien faire. Ce sont des crapates sur tétés bœuf. La devise du morpion :croche et tient...Pauvre France.