La sixiÚme édition de Fanm Debout, qui a pour objectif la lutte contre les violences faites aux femmes, se tiendra ce samedi 23 novembre 2024 au complexe de Champ Fleuri de Saint-Denis. La ville accueillera une journée d'échange autour de cette thématique, de 9h à 18h30. Au programme : village associatif, ateliers, débats, concerts et diverses autres activités. (Photo : www.Imazpress.com)
L'événement, qui se tient chaque année, fait écho à la Journée mondiale internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette année, c'est l'humoriste Lysiane qui marraine l'événement.
"Les femmes qui se font violenter ou qui se font malmener ont tendance à dire qu'elles ne parleront pas, sauf que moi, je conseillerais plutÎt de libérer la parole", affirme Lysiane. Elle poursuit en disant : "Il ne faut pas avoir peur de parler, les gens qui jugeront, ça n'a pas d'importance".
Missty, artiste, autrice et compositrice, donnera un concert pour l'occasion. EngagĂ©e dans cette lutte, elle confie : "J'ai Ă©crit mes musiques sur plusieurs thĂšmes de ma vie, sur mon quotidien. La seule chose oĂč il m'a Ă©tĂ© difficile d'Ă©crire, c'Ă©tait sur la violence faite aux femmes, parce que dans pas mal de familles rĂ©unionnaises, c'est un flĂ©au"
"Moi, je l'ai vue dans ma famille et aussi chez les amis de ma famille. Les chansons que j'ai pu réaliser sur ce thÚme ont beaucoup aidé", explique-t-elle.
- Un fort pourcentage de violences -
L'objectif premier de Fanm Debout est de donner la parole aux femmes et de les aider, mais aussi de les soutenir dans des moments de violences conjugales. Le projet a, entre 2021 et 2023, accompagné prÚs de 80 femmes.
Depuis 2022, La RĂ©union est le cinquiĂšme dĂ©partement oĂč le taux de violences faites aux femmes est le plus Ă©levĂ©. Ce taux est calculĂ© sur les femmes ĂągĂ©es de 15 Ă 64 ans. Les violences sexuelles ont par ailleurs augmentĂ© de 67 % entre 2019 et 2022.
Chaque année, ce sont des milliers de femmes qui subissent des violences dans le monde, avec une femme sur trois qui subit des violences physiques, morales et ou sexuelles chaque année.
"Face Ă un taux Ă©levĂ© des violences faites aux femmes, la ville de Saint-Denis ne veut pas tourner la tĂȘte. La ville de Saint-Denis veut affronter ce problĂšme parce que nous sommes dans la transformation urbaine" explique la deuxiĂšme adjointe du maire de Saint-Denis, Brigitte Adame.
Elle poursuit en disant : "aujourd'hui, pour rebùtir notre société, il nous faut autant inclure les femmes que les hommes dans nos actions."
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