Les choses avancent du côté d'Albioma. Les grévistes, qui réclamaient la présence d'un administrateur de l'Etat autour de la table des négociations avec la direction, ont finalement eu gain de cause de dimanche 27 octobre 2024. Les salariés vont donc procéder au redémarrage de deux tranches de production, permettant aux planteurs de reprendre leurs livraisons de cannes. Ce n'est cependant qu'un sursis : la CGTR prévient, si les discussions prévues les 4 et 5 novembre ne devaient pas aboutir, le mouvement de grève reprendra de plus belle (Photo d'illustration www.imazpress.com)
"Hier soir (samedi ; ndlr), l'équipe de la CGT Guadeloupe est intervenue auprès de Xavier Lefort, préfet de Région, qui a entendu ce qu'on lui demandait" explique Patrick Hoarau, de la CGTR.
"Ce qui bloquait, c'était que l'Etat ne souhaitait pas participer aux discussions. On a finalement eu l'engagement que des représentants de la direction générale de l'énergie et du climat, et de la direction des Outre-mer seront présents" annonce-t-il.
"L'Etat a fait un pas, et la direction Albioma est d'accord pour désigner un facilitateur de son côté aussi. Au total, il y aura quatre facilitateurs."
Considérant que les "modalités sont satisfaisantes, nous avons annoncé la reprise du travail dès ce dimanche" dit Patrick Hoarau.
La grève n'est cependant qu'en "sursis". "Nous avons demandé aux planteurs de rester vigilants : si nous remarquons qu'on nous a fait venir à Paris pour gagner du temps et qu'on se retrouve à la case départ, nos équipes sur place reprendront la main sur la grève" précise le syndicaliste.
Pour rappel, après un semblant d'accalmie dans la mobilisation, les syndicats d'Albioma ont durci la mobilisation en mettant - de nouveau - à l'arrêt les centrales de Bois-Rouge et du Gol vendredi, provoquant des tensions sur le réseau électrique.
La potentielle venue d'agents de sécurité depuis l'Hexagone avait déclenché la colère des salariés soutenus par les syndicats ce vendredi. Selon le Quotidien, suite au tollé provoqué par cette annonce, Albioma a fait machine arrière.
Une réunion s'est tenue dans l'après-midi en préfecture pour tenter de trouver une solution.
Si les discussions semblaient avancer vers une résolution du conflit, avec l'organisation de négociations entre salariés et direction, l'absence d'un représentant de l'Etat autour de la table provoque - une nouvelle fois - la colère des syndicats. Ils ont, pour l'heure, obtenu gain de cause.
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