Conflit avec l'Urcoopa (actualisé)

Abattoir de volailles de l’Étang-Salé : "Duchemann et Grondin" conserve la gouvernance d'Evollys

  • Publié le 14 novembre 2024 à 11:53
  • Actualisé le 14 novembre 2024 à 16:11

Ce jeudi 14 novembre 2024, le tribunal de commerce de Saint-Denis a statué dans la bataille opposant le groupe "Duchemann et Grondin" à Urcoopa pour la gouvernance de l'abattoir Evollys de l'Étang-Salé. Le juge a rejeté la requête d'Urcoopa. Le groupe "Duchemann et Grondin", conserve donc la gouvernance de l'abattoir. Dans ce litige, l'Urcoopa avait saisi la justice afin de faire annuler un pacte d’associés signé en 2017 avec le groupe. Urcoopa - propriétaire - souhaitait reprendre la main sur la gouvernance de l'abattoir de volailles (Photo : sly/www.imazpress.com)

Pour les salariés, "c'est un grand soulagement et une fierté de ce qui a été accompli durant ces trois mois", indique Thibault Lecerf, chef de projet à l'abattoir.

"Nous remercions également les réunionnais et réunionnaises pour leur marque de reconnaissance", ajoute-t-il.

Si l'exploitation d’Evollys est dirigée par l'entreprise Duchemann et Grondin, c'est l'Urcoopa via sa filiale Soficoop qui en est propriétaire.

Cependant, depuis 2017, suite à une "accumulation de dettes très importantes", l'Urcoopa a cédé la présidence via un protocole que l'entreprise veut désormais faire annuler, indiquait Mickael Guillou, secrétaire CSE UES Evollys.

"La décision rendue nous est favorable. Elle déboute intégralement la Soficoop de ses demandes d’annulation des pactes", indique le groupe Duchemann et Grondin dans un communiqué.

"Au-delà de la reconnaissance de notre bon droit, c’est la reconnaissance de notre travail entamé depuis l’implantation de Duchemann et Grondin à Grand Coude, et la reconnaissance que notre vision collégiale pour la filière volaille, mise en œuvre depuis la signature des pactes en 2017, est la bonne."

"Cette décision, je la partage d’abord avec l’ensemble de nos salariés", ajoute Cédric Duchemann.

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- Les salariés ne voulaient pas de changement de direction -

Les salariés de l'entreprise eux, ne veulaient pas de changement dans la direction. Ils se sont d'ailleurs mobilisés pour faire entendre leur désaccord. 400 des 434 employés de l'abattoir ont signé une pétition réclamant le maintien de la présidence actuelle, pointant du doigt les "conditions de travail dégradées" qui existaient avant 2017 et le changement de présidence.

"Depuis la reprise de la présidence, les conditions de travail mais aussi la situation financière de l'entreprise se sont améliorées" note Mickael Guillou.

Interrogé lors d'un rassemblement, l'un des salariés a déclaré : il est "impensable de retourner en arrière et de retrouver des conditions de travail aléatoires". "Je me sens plus qu’impliqué dans la situation actuelle", dit-il.

Des salariés qui s'étaient mis en grève le 8 septembre 2024. Mais après l'annonce de la réquisition de plusieurs salariés par la préfecture pour "assurer la continuité de la récupération chez les éleveurs des poulets pour abattage, au titre du bien-être animal et de la sécurité sanitaire", les salariés de Evollys ont décidé d'un commun accord de mettre fin à leur grève et de reprendre le travail.

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