La Réunion compte près de 80 000 personnes diabétiques. Ce qui représente environ 10 % de la population, dont 15 % des 18-69 ans. L'île est le département le plus touché en France par cette pathologie qui peut être mortelle. Pourtant, les causes de la maladie - qui est un problème de santé publique à La Réunion - sont connues: le manque d'exercice, la sédentarité, l'âge... et une alimentation trop riche en acides gras saturés et en sucre. Les risques de glaucomes sont élevés (perte de la vue) ainsi que l'infection des membres pouvant entraîner l'amputation.
Les traitements contre le diabète vont de l’anti-diabète oral (ADO) qui se présente en comprimé jusqu’à la pompe à insuline automatique directement reliée au système sanguin du malade.
La prévention et les dépistages sont nombreux à La Réunion, et trouvent un écho positif auprès des malades. Mais voilà, les chiffres eux, ne réduisent pas. L’office municipal des sports de la commune de Saint-Paul a même intégré les diabétiques dans son programme " Sport sur ordonnance " pour que le dispositif de prévention du diabète soit complet. Egalement ce mois de novembre, les pharmaciens se mobilisent pour dépister en masse les personnes à risque dans leurs officines. Aude Palant Vergoz, la présidente de l’Union des consommateurs de La Réunion (Ucor), l’association Diabète Nutrition ainsi que la mutualité de la Réunion, veulent éradiquer le problème à la racine. Une manifestation est prévue le 14 novembre 2015 - journée mondiale du diabète - devant la préfecture à Saint-Denis pour essayer de " faire prendre conscience aux industriels " notamment, qu’il faut aligner les taux de sucre présents dans certains produits à ceux de la Métropole expliquait Aude Palant Vergoz.
En effet, l'allié du diabétique reste le sucre. Les boissons gazeuses, les yaourts, les biscuits mais aussi les produits industriels salés, les plats préparés ou l’alcool augmentent considérablement le risque de diabète de celles et ceux qui en consomment un peu trop régulièrement. Les sodas réunionnais comme les yaourts comptent environ 20% de sucre en plus que les sodas métropolitains selon une étude de laquelle découle la loi Lurel.
Cette loi, mise en place par Victorin Lurel ancien ministre des outre-mers, oblige les industriels à réduire le taux de sucre de certains produits pour qu’ils soient égaux à ceux de France métrolitaine. "Alors que la loi a été publiée le 3 Juin 2013, elle n’est toujours pas intégralement appliquée à La Réunion, faute de publication d’un arrêté interministériel promis depuis plus de deux ans par le gouvernement " soulignaient les organisateurs de la manifestation. La loi n’est donc pas respectée de tous.
4000 nouveaux cas de diabètes sont rescencés en moyenne chaque à La Réunion. La population vieillissante liée à la sédentarité, l’obésité, le manque d’activité physique, ou encore les antécédents familiaux n’aident pas à l’éradication du diabète sur l’île.
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J-ai regardé, c'est réservé aux plus de 40 ans. Pourquoi ?
Les ados , les enfants sont pourtant pas mal concernés aussi !
très instructif que cet article.