Les grandes vacances entrainent frĂ©quemment une baisse des dons de sang sur l'Ăźle. Et afin de reconstituer un stock suffisant, l'Etablissement Français du Sang (EFS) appelle rĂ©guliĂšrement Ă la mobilisation. Pourtant, certains donneurs de bonne volontĂ© n'ont pas forcĂ©ment accĂšs au prĂ©lĂšvement. Un faible taux d'hĂ©moglobine constitue une contre-indication temporaire au don de sang. Cela ne doit pourtant pas dĂ©courager les personnes volontaires ; cette mesure a Ă©tĂ© prise pour leur bien-ĂȘtre.
 En aucun cas, on ne va mettre en pĂ©ril la santĂ© dâun donneur pour remonter les stocks", assure HervĂ© Renard, directeur de lâEtablissement français du sang. Une des normes appliquĂ©es par lâEFS concerne le taux dâhĂ©moglobine qui doit se situer entre 12 et 18 grammes par dĂ©cilitre afin dâĂȘtre Ă©ligible au don du sang.Â
"Si on prĂ©lĂšve une poche de sang chez une personne ayant un taux infĂ©rieur Ă 12, elle aura aprĂšs le don un taux encore plus bas ; elle se sentira fatiguĂ©e et pourra avoir dâautres symptĂŽmes. Nous ne souhaitons pas que les personnes aient un mauvais souvenir du don du sang", explique le directeur de lâEFS.
Rappelons que le taux d'hĂ©moglobine dans le sang dĂ©finit le risque dâanĂ©mie. En effet, lâhĂ©moglobine des globules rouges transporte l'oxygĂšne et contient par ailleurs du fer. Le contrĂŽle du taux dâhĂ©moglobine est simple, la dĂ©tection se fait sur le bout du doigt. Un test qui nâest pas toujours fiable Ă 100%. Le directeur insiste : "la loi impose des normes et nous devons les respecter".
Mis en place le 15 mai 2008, le test de lâhĂ©moglobine est imposĂ© par une directive europĂ©enne portant sur les bonnes pratiques transfusionnelles. Il permet dâassurer Ă la fois la qualitĂ© des produits sanguins et de dĂ©pister lâanĂ©mie chez les donneurs. Toutefois en ajournant les volontaires, le test peut entraĂźner une baisse des dons alors quâils sont dĂ©jĂ insuffisants pour rĂ©pondre Ă la hausse des besoins.
Afin de contrer les effets du test de lâhĂ©moglobine, qui ajournent entre 2 Ă 8% des donneurs selon la structure, le recrutement de nouveaux donneurs est capital. Sur lâĂźle, seul 2% de la population en Ăąge de donner assure le maintien du stock en produits sanguins. " 98% des personnes qui peuvent donner ne donnent pas leur sang or les besoins sont croissants, souligne HervĂ© Renard avant dâajouter, si des normes existent câest uniquement pour assurer la santĂ© du malade et du donneur ".
Alyssa Mariapin pour www.ipreunion.com
