Deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le collectif Noustoutes 974 organise un rassemblement à Saint-Denis. Le rendez-vous est donné sur la place Paul Vergès ce samedi, à 15h (Photo d'archive www.imazpress.com)
Plus de 400 organisations et personnalités appellent à manifester contre les féminicides, les violences sexuelles et toutes les violences de genre ce 23 novembre
"Angèle, Judith Godrèche, Isild Le Besco, Camille Kouchner, Assa Traoré, Faiza Guene, Barbara Pravi , Hélène Devynck, Christelle Taraud, Corine Masiero, Daphné Burki, Enora Malagré, Juliette Arnaud, Valérie Damidot, Giulia Fois, Florence Mendez, Vanessa Springora, et tant d’autres s’unissent au collectif #NousToutes pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles", liste Noustoutes 974.
A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux minorités de genre, des dizaines de manifestations sont organisées dans toute la France hexagonale et les outre-mer "pour réaffirmer notre colère et notre détermination dans la lutte contre toutes les violences commises contre les femmes, les enfants et toutes les personnes les plus marginalisées", ajoute le collectif.
A La Réunion, le rendez-vous est donné à Saint-Denis à 15h, sur la place Paul Vergès.
- 4 féminicides à La Réunion cette année -
"Depuis le début du premier mandat d’Emmanuel Macron, plus de 1000 femmes ont été assassinées en raison de leur genre dont 124 depuis le début de l’année, dans l’inaction publique la plus totale. Christelle, Kalma, Chloé ainsi qu’une mère de famille de Saint-Pierre. 4 féminicides à La Réunion cette année", rappellent les militant.es
"Toutes ces mortes auraient pu et dû être évitées. Mais qu’attendre d’un chef de l’Etat qui met les agresseurs présumés sur un piédestal à la télévision publique? Qu’attendre d’un chef de l’Etat qui, niant le résultat des urnes, continue de dérouler le tapis rouge à l’extrême-droite en nommant un gouvernement réactionnaire ayant voté contre les droits des femmes, des minorités de genre et des enfants? Qu’attendre d’une classe politique et médiatique qui ne parle de féminicide que quand elle peut l’instrumentaliser à des fins racistes et réactionnaires ? Qu’attendre d’une justice qui perpétue la culture du viol dans les tribunaux, comme le montrent les propos tenus lors du procès de Dominique Pélicot et de ses 50 co-accusés?", s'insurge le collectif.
Les militant.es réclament "encore et toujours un budget annuel minimum de 2,6 milliards d’euros et la mise en place d’une politique publique globale de lutte contre les violences de genre systémiques et patriarcales avec des mesures de prévention, d’accompagnement des victimes et de garantie à l’accès équitable aux droits fondamentaux pour toustes".
- 10 femmes victimes de violences portent plainte quotidiennement -
La Réunion est le quatrième département de France le plus violent envers les femmes après la Seine-Saint-Denis, la Guyane et le Pas-de-Calais.
Selon les chiffres des forces de l'ordre, en moyenne 12 femmes victimes de violences se sont présentées chaque jour en 2023 dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie de La Réuion pour porter plainte.
• Si vous êtes victimes de violences conjugales, vous pouvez contacter le 3919, le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de violences. Des conseillers sont disponibles 24h/24. La Réunion est le quatrième département français en matière de violences intrafamiliales.
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