Le tribunal administratif de Saint-Denis a débouté, le 14 mai 2025, le collectif "Protège nout savane" et cinq requérants de leur demande de suspension des travaux de la ZAC Renaissance III à Plateau Caillou, formulée dans le cadre d’un référé-liberté. Dans sa décision, le juge a estimé que les conditions légales du référé-liberté n’étaient pas réunies (Photo : sly/www.imazpress.com)
"Autrement dit, aucune atteinte grave et manifeste aux libertés fondamentales ou à l’environnement n’a été démontrée. Cela confirme que le projet respecte bien l’ensemble des réglementations environnementales en vigueur", estime la SEDRE, porteuse du projet.
"Toutes les autorisations environnementales ont été délivrées et n’ont fait l’objet d’aucun recours de sorte qu’elles sont devenues définitives. Les éléments produits par les requérants ne permettent pas de démontrer une urgence particulière qui résulterait d’une atteinte grave et manifestement illégale à l’environnement tenant notamment à la préservation de l’écosystème du milieu", écrit-elle.
Les travaux peuvent donc se poursuivre.
L’aménagement de la ZAC Renaissance III, piloté par la Ville de Saint-Paul et la SEDRE, a débuté en avril 2024. "Un cahier des charges rigoureux a été établi pour les entreprises chargées des travaux. Des mesures environnementales sont prévues pour valoriser les espaces naturels et des actions de protection forte sont mises en œuvre. Ces mesures traduisent un engagement clair : construire, oui, mais pas au détriment de la biodiversité", assure la SEDRE.
"Ainsi, le calendrier des travaux est adapté au rythme biologique des espèces animales et végétales. En ce moment, le bureau d’études spécialisé, composé d’écologues, assure un accompagnement des travaux sur le terrain pour repérer les nids d’oiseaux dans les zones du chantier et les déplacer si nécessaire. Une zone de protection entoure également le bois de lait, une plante locale protégée."
Pour Yannick Payet Fontaine, Directeur General de la SEDRE, "cette décision de justice confirme ce que nous avons toujours armé : le projet ZAC Renaissance III est légal, légitime et solidement encadré. Il a été conçu avec sérieux, en intégrant toutes les obligations réglementaires, notamment sur le plan environnemental. Nous sommes engagés dans une démarche responsable, avec des mesures concrètes sur le terrain, sous le contrôle permanent d’écologues indépendants".
"Ce projet répond à un enjeu crucial pour le territoire : offrir des logements, soutenir l’activité économique locale et améliorer le cadre de vie des habitants, tout en respectant le patrimoine naturel. La SEDRE continuera à avancer avec rigueur, transparence et dans un dialogue constructif et dans un esprit d’écoute avec les acteurs du territoire", estime-t-il.
Le collectif Protège Nout Savane assure ne pas avoir dit son dernier mot. "L'action continue car la plupart des membres de l'association ne souhaitent pas en rester là", affirme-t-il.
Mobilisés depuis près d'un an, les opposants au projet ont multiplié les appels à l'arrêt du chantier. Sans succès jusqu'ici.
- 2.000 logements en construction -
La ZAC Renaissance III prévoit d’ici 2035 la construction de 2.000 logements, de nouveaux équipements publics, un parc urbain et des zones d’activités économiques de proximité. Ce projet se déploie en trois phases. Il constitue l’ultime étape d’un programme d’aménagement du quartier entamé dans les années 1970.
"La savane protégée est sanctuarisée avec le soutien du Conservatoire du littoral. Comme réarmé depuis le début de l’opération, aucun mètre carré de savane protégée ne sera jamais urbanisé", assure la SEDRE.
"Sur les 90 hectares du projet, un tiers – soit 30 hectares – sera consacré à la nature préservée et revalorisée. Ce choix permet de préserver un équilibre avec les pôles d’activités environnants et notamment le centre-ville de Saint-Paul. Le parc naturel urbain prévu contribuera à renforcer cet équilibre."
Lire aussi - La ZAC Renaissance 3 au centre d'une polémique, la Sedré se défend et s'explique
www.imazpress.com / [email protected]

Est ce qu'il viendra un jour ou les ecolos ne s embetteront plus des actions légales, lentes, nombreuses, fastidieuses pour sauver ce qu'il reste? Auront ils raison?
Le modèle économique mondial est un problème pour la biosphère mondiale. Pour l'humain lui même au final en tant qu'espèce.
Certains considèrent qu'il faut minimiser notre impact pour la biosphère et au final pour l homme.
D'autres veulent continuer sur ce modèle.
Pourquoi? Deni? Refus d'y consacrer temps,énergie ou encore moyens actuels ?
A l'échelle d'une vie humaine ce n'est pas nécessaire, les autres générations s adapateront ? Les autres formes de vie impactées et alors ça ne nous fait ni chaud ni froid?
La terre sera engloutie par la soleil d'ici quelques milliards d'années alors YOLO pourquoi pas ne pas profiter à fond ?
Il y aura toujours un combat entre ceux qui veulent un développement durable, les ecolos et ceux qui n en veulent pas ou peu. Est ce encore durable de bétonner ? Bétonner une zone naturelle? Une zone naturelle située sur une île dont les limites sont déjà éprouvées embouteillages, eau impropre dans certains endroits ou difficulté d'approvisionnement dans certains secteurs, dégâts cycloniques coûteux, taux de chômage élevé donc inégalités sociales élevées, destruction ou disparition d'espèces naturelles irréversibles (coraux , especes indigenes et endemiques) ect...
Les ecolos défendront leurs idées autant qu'ils le peuvent, les non ecolos aussi, leurs idées et leur mode vie.
Un avis personnel dans ce gros laius: la majorité perdront beaucoup.
Il ne fait pas assez chaud, il n'y a pas assez d inondations, remplaçons la nature par du béton et envoyons toute l eau de pluies (quand il y en a) vers les ravines. Ne nous plaignons pas pas après que les nappes phréatiques ne se remplissent pas et qu'il y a autant d' inondations
Bétonner, bétonner et bétonner.
C'est le crédo des promoteurs immobilier et de leurs amis politiques.
Aujourd'hui,avec les écolos,on ne peut plus rien engager. Toutes les règlementations ont beau être respectées, il faut qu'ils emmerdent le monde. C'est dans leur nature. J'espère qu'ils prendront une bonne claque dans la gu..le cette fois-ci.
on ne s'attaque pas à la finance péï!