Ce dimanche 9 mai 2021, la prĂ©fecture a confirmĂ© la dĂ©tection du variant indien, le B.1.617, Ă La RĂ©union. 11 marins indiens ont Ă©tĂ© testĂ©s positifs sur un navire qui est maintenu au mouillage, au large de la Grande Chaloupe. Les marins ont interdiction d'accoster. Quatre d'entre eux ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s dans un premier temps au CHU, deux d'entre eux sont retournĂ©s Ă bord du bateau dans la journĂ©e de dimanche. Les autoritĂ©s assurent qu'en-dehors du passage Ă l'hĂŽpital, aucun de ces marins n'a dĂ©barquĂ©. Si le protocole sanitaire a tout de suite Ă©tĂ© mis en place pour isoler les marins et les dĂ©pister efficacement, leurs dĂ©placements restent inconnus et les inquiĂ©tudes sont lĂ©gitimes. La prĂ©sence d'un nouveau variant sur l'Ăźle serait en effet catastrophique au moment oĂč le prĂ©fet envisage d'allĂ©ger progressivement les mesures sanitaires. (Photo rb/www.ipreunion.com)
âą Une premiĂšre suspicion
Les doutes ont concerné en premier lieu un marin sur le navire Prabhu Sakhawat, battant pavillon indien, avec un équipage indien lui aussi. Celui-ci faisait route de l'Inde jusqu'au Brésil. Selon la préfecture, c'est à environ 32 km des cÎtes réunionnaises (20 miles) et donc "en zone de responsabilité française de sauvetage en mer" précise la préfecture, que le bateau a demandé assistance pour suspicion de cas de Covid-19.
Le Cross RĂ©union (Centre rĂ©gional opĂ©rationnel de surveillance et de sauvetage) est intervenu le 3 mai 2021. Le protocole sanitaire en vigueur a immĂ©diatement Ă©tĂ© enclenchĂ©. Un corridor sanitaire a Ă©tĂ© mis en place avec le concours du Samu 974 pour Ă©vacuer le marin suspectĂ© d'ĂȘtre malade.
HospitalisĂ© au CHOR dans un premier temps, selon nos informations, il a Ă©tĂ© testĂ© positif au Covid-19. La prĂ©fecture indique que son test, envoyĂ© pour sĂ©quençage par le laboratoire PIMIT "a mis en Ă©vidence ce 8 mai quâil Ă©tait atteint par le variant B.1.617 dit 'variant indien'". Les autoritĂ©s sanitaires de l'Ăźle indiquent alors que le reste de l'Ă©quipage a ensuite Ă©tĂ© testĂ©. Selon le Cross, 21 marins ont subi un dĂ©pistage soit l'ensemble de l'Ă©quipage.
âą 11 marins positifs sur 21
Selon nos informations, plusieurs cas de variant indien ont Ă©tĂ© confirmĂ©s dĂšs ce samedi 8 mai. Au total, la prĂ©fecture et le Cross dĂ©nombraient 11 cas positifs au variant indien ce dimanche, sur les 21 marins du navire. "Parmi eux, trois ont fait lâobjet dâune prise en charge hospitaliĂšre. Les autres marins positifs, non hospitalisĂ©s, sont restĂ©s Ă lâisolement dans le bateau" indique alors la prĂ©fecture. En tout ce sont donc quatre marins indiens qui ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s au CHU. Certains l'auraient Ă©tĂ© Ă l'hĂŽpital de Saint-Pierre.
Dans la matinée de dimanche, deux marins indiens ont quitté le CHU. "Il a été jugé qu'ils étaient aptes à regagner le bord, ils ne sont donc plus hospitalisés" indiquait le Cross à Imaz Press dans l'aprÚs-midi. Les deux autres marins sont toujours hospitalisés.
Parmi ces deux personnes, le chef mécanicien du navire. Son absence retarde pour l'instant le départ du bateau, bien que la majorité de l'équipage soit à bord. Pour ce qui est des cas positifs, la compagnie respecte le protocole en vigueur selon le Cross : "les cas positifs restent entre eux, et les négatifs sont isolés, un par cabine".
Le navire est actuellement maintenu au mouillage au large de la Grande Chaloupe. Pour savoir quand il pourra repartir, la compagnie attend de savoir si une relÚve du chef mécanicien est possible. "La Réunion étant un spot de relÚve, il est possible de trouver un mécanicien remplaçant. A charge de la compagnie de le faire" nous informe le Cross. Dans l'aprÚs-midi de dimanche, un remplacement était envisagé.
âą "Situation sous contrĂŽle"
Le Cross affirme que pour l'heure, "la situation est sous contrĂŽle". Le protocole sanitaire a Ă©tĂ© suivi Ă la lettre et les marins, positifs comme nĂ©gatifs, suivent la procĂ©dure. La prĂ©fecture se veut aussi rassurante : "aucun membre de lâĂ©quipage nâa dĂ©barquĂ© Ă lâexception des quatre marins actuellement hospitalisĂ©s, de maniĂšre Ă Ă©viter tout contact avec la population rĂ©unionnaise". Quant aux personnels soignants qui s'en occupent, ils prennent "bien sĂ»r en charge ces patients en application stricte des protocoles sanitaires".
La question se pose cependant de savoir si un ou plusieurs marins ont eu l'occasion de se déplacer sur l'ßle. Ainsi l'inquiétude est légitime, alors que La Réunion n'est plus du tout protégée des variants. Le sud-africain, depuis son entrée sur le territoire le 17 janvier, est d'ailleurs largement majoritaire parmi les nouveaux cas criblés ces derniÚres semaines et c'est sa présence à La Réunion et Mayotte qui a justifié dÚs le mois de janvier de nouvelles restrictions sanitaires, notamment entre La Réunion et l'Hexagone. Le variant britannique a ensuite lui aussi fait son entrée sur l'ßle.
Selon les derniers chiffres de l'ARS, du 17 avril au 23 avril, 1.476 tests ont été criblés pour identifier une souche de variant. On en comptabilise 1.011 : 934 sud-africains ou brésiliens et 77 britanniques, soit une proportion de 68,49%. Celle-ci est en baisse comparé aux derniÚres semaines, mais le variant sud-africain reste prédominant.
La Réunion n'a pas non plus été protégée du variant brésilien. Il semble cependant que celui-ci n'ait pas réussi à se propager davantage. Mais l'arrivée d'un nouveau variant, alors que le préfet Jacques Billant entrevoit tout juste une sortie de crise en plusieurs étapes, serait de mauvais augure pour le département.
Il reste donc à savoir si la présence de ces marins contaminés par le variant indien, bien que sur un navire, peut entraßner une propagation future sur l'ßle. Rappelons que l'Inde à ce jour est ravagée par la maladie et bat des records de contaminations. Ce samedi 8 mai, il était question de plus de 3.900 morts par jour. Son bilan total, que les experts jugent largement sous-évalué, frÎle les 235.000 décÚs et les 21,5 millions de cas.
mm/www.ipreunion.com / [email protected]

Aucun risque que ces marins aillent se promener ou bat carrĂ© Ă la RĂ©union, ils sont soit Ă l'hĂŽpital, soit sur leur bateau, alors arrĂȘtons de paniquer pour rien !
En fait le variant indien est sensible aux anticorps de la souche historique (cf newsletter du Pr Adnet) et le variant dominant en inde actuellement est le britannique !
Le seul coupable c'est le vaccin, plus il y aura de vaccination et plus il y aura de covid à la Réunion. Regardez ce qui s'est produit aux Seychelles aprÚs la vaccination, alors qu'il n'y avait aucun avant !
Je ne savais pas que l'accompagnement du malade du COVID de l'hÎpital vers le bateau pouvait se faire en VTC. Croyez vous que c'était la meilleure sécurité !!!! Franchement !!!
Pourquoi le bateau indien n'a-t-il pas demandé de l'aide à Maurice ' Maurice a beaucoup plus de liens et d'échanges avec l'Inde que La Réunion.Pourquoi un avion d'air Mauritius vient ici tous les lundis, alors que Maurice a des échanges aériens et maritimes fréquents avec l'Inde ' C'est par là que le variant va arriver.Pourquoi des avions d'air Madagascar viennent réguliÚrement ' ainsi que des avions privés en provenance de Madagascar 'Pourquoi un A320 d'air Seychelles vient ici au moins une fois par mois, alors que les Seychelles ont des échanges aériens avec plusieurs pays (Emirats, Israël....)Tout ces avions en provenance de pays dont nous ne maßtrisons pas les contrÎles sanitaires sont bien plus dangereux que les vols en provenance de l'hexagone. Et c'est pour ces pays là seulement qu'il devrait y avoir des motifs impérieux.
si des personnes atteintes sont hospitalisées, le virus a franchi la porte.
C'est une belle manipulation pour faire encore plus peur à la population lol Pourquoi notre Préfet Gaulois n'interdit pas l'accÚs aux gens qui sont parti en Inde