A La Réunion, la vaccination est pour l'instant réservée aux publics prioritaires. Mais des listes d'attente ont été mises en place dans les différents centres pour inscrire les volontaires non prioritaires et éviter de perdre les doses qui n'auraient pas été administrées en fin de journée. Selon nos informations ces listes sont actuellement "surchargées". Pour en faire partie, pas d'inscription en ligne : il faut passer dans l'un des huit centres de vaccination que compte l'ßle et se renseigner directement sur place. Ces vaccinations "bonus" ne sont à ce jour pas comptabilisées par l'agence régionale de santé, qui estime que peu de personnes sont concernées, ce qui ne nécessite pas d'en faire le recensement. Elles représenteraient malgré tout 2% des doses administrées à La Réunion à ce jour. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Depuis le 15 janvier, il est possible de se faire vacciner contre le Covid-19 à La Réunion, en recevant les injections du vaccin américain Pfizer, le seul actuellement disponible sur l'ßle. Mercredi 3 mars, la vaccination a été ouverte aux plus de 60 ans atteints de certaines pathologies (à commencer par le diabÚte) et les professionnels de santé en contact direct avec les patients, peu importe leur ùge ou leur état de santé.
Dans les huit centres de vaccination que compte l'Ăźle, seuls sont autorisĂ©s ces publics prioritaires. Mais il arrive qu'en fin de journĂ©e, toutes les doses prĂ©vues n'aient pas Ă©tĂ© administrĂ©es. Dans ce cas, pour Ă©viter les pertes, le vaccin peut ĂȘtre donnĂ© Ă des "non prioritaires".
- Des listes d'attente "surchargées" -
Cette procédure se fait déjà dans les différents centres, confirme l'agence régionale de santé (ARS). Il suffit d'appeler le standard mis à disposition de la population réunionnaise sur la vaccination pour s'en rendre compte. Ainsi on nous informe qu'une liste d'attente existe bel et bien et qu'elle est actuellement "surchargée" tant les volontaires se font nombreux.
Pour tenter d'avoir une injection, sans ĂȘtre prioritaire, pas de liste en ligne, rien d'officiel : tout se fait sur place. "Il faut passer directement au centre de vaccination et demander" nous indique-t-on au tĂ©lĂ©phone. En se renseignant dans le centre le plus prĂšs de chez soi, sur les huit que compte l'Ăźle (quatre fixes et quatre ambulatoires), on peut demander Ă ĂȘtre inscrit sur liste d'attente. Un critĂšre cependant : pouvoir "se dĂ©placer rapidement en fin de vacation", prĂ©cise l'ARS.
ContactĂ©e sur le nombre de personnes ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© de ces injections, l'ARS affirme que "lâappel Ă la liste est trĂšs limitĂ©" et ne tient pas "de recensement de ces situations, au vu du faible nombre de personnes concernĂ©es".
Selon la docteure Christine Kowalczyk, prĂ©sidente de l'Union rĂ©gionale des mĂ©decins libĂ©raux, la proportion de ces vaccins "non prioritaires" reprĂ©sente quand mĂȘme "2% des doses administrĂ©es environ : c'est le taux que nous a indiquĂ© l'ARS quand nous en avons discutĂ© avec eux".
- Eviter les pertes -
Objectif premier de ces vaccinations "non officielles" : éviter de jeter les doses qui n'ont pas été utilisées. Avec la conservation obligatoire des vaccins à -80 degrés, impossible en effet de les garder pour la journée du lendemain une fois décongelés.
Au-delĂ des "flacons entamĂ©s", les injections en fin de journĂ©e peuvent aussi concerner "les flacons en surnombre arrivant au terme des 5 jours de conservation entre 2 degrĂ©s et 8 degrĂ©s aprĂšs dĂ©congĂ©lation" indique l'ARS Ă Imaz Press. "Chaque flacon permet dâobtenir 6 doses qui doivent ĂȘtre injectĂ©es dans les 6 heures aprĂšs leur extraction. Ces 6 doses sont toutes destinĂ©es aux publics prioritaires".
Si les approvisionnements sont effectuĂ©s plusieurs fois par semaine "pour ĂȘtre au plus prĂšs de lâactivitĂ© prĂ©visionnelle des centres" ajoute l'ARS, il arrive que des rendez-vous de patients prioritaires soient annulĂ©s notamment "lorsque lâĂ©tat de santĂ© du patient le jour en question ne permet pas de le vacciner". Ainsi faire appel Ă des patients volontaires bien que non prioritaires est un recours visant "Ă Ă©viter toute perte de vaccin".
- Manque de gestion -
A La Réunion, l'utilisation de ces listes d'attente pourrait aussi permettre d'accélérer la vaccination de la population. La docteure Christine Kowalczyk regrette que ces listes ne bénéficient pas d'une meilleure organisation. "L'appel des volontaires se fait selon l'appréciation des centres, alors que certaines personnes de 50 ans, en situation d'obésité par exemple, sont trÚs demandeuses, mais pas prioritaires."
Une volonté pour elle comme pour d'autres médecins : mettre en place une vraie gestion de ces vaccinations non prioritaires, en instaurant une forme de priorité malgré tout entre les inscrits sur liste d'attente.
A ce jour, et selon les chiffres dévoilés par le ministÚre des Outre-mer en date du 2 mars, 22.390 vaccinations ont été effectuées à La Réunion, qui en est donc à 56% d'utilisation de ses doses, 39.975 d'entre elles ayant été livrées à ce jour sur l'ßle.
mm/www.ipreunion.com / [email protected]

MĂȘme les professionnels de santĂ©
Pour.ne pas perdre de doses de vaccins " français" on pourrait donner aux touristes qui viennent à la Reunion ?
Me présentant ce matin à 9h00 au centre de vaccination du collÚge Reydellet au bas de la riviÚre à Saint Denis il m'a été répondu qu'il n'y avait pas de liste d'attente... qu'en est-il exactement ?