Hier, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le budget de l’État pour l’année 2026, après plusieurs semaines de négociations et de débats. Grâce au travail et à la sagesse du Sénat, le budget adopté par l’article 49.3 reprend en grande partie les amendements votés au sein de la chambre haute. Cette adoption traduit une prise en compte plus juste des réalités de nos territoires. (Photo www.imazpress.com)
À ce titre, plusieurs de mes amendements ont été intégrés dans la version finale du budget, reconnaissant pleinement les enjeux économiques, sociaux et climatiques propres à La Réunion :
• La suppression de la baisse des investissements productifs en Outre-mer, garantissant la pérennité d’un outil essentiel au développement économique et à l’emploi.
• L’extension de l’abattement majoré à l’ensemble des entreprises éligibles implantées dans des communes de La Réunion appartenant à des établissements publics de coopération intercommunale confrontés à des difficultés spécifiques à la suite du cyclone Garance.
• Le maintien du dispositif de suramortissement jusqu’en 2030, afin de soutenir les motorisations alternatives déjà disponibles et d’éviter tout frein à la transition énergétique dans le transport routier.
• La prorogation du dispositif Jeunes Entreprises Innovantes (JEI), indispensable pour encourager l’innovation, la recherche et l’entrepreneuriat sur notre territoire.
• Le soutien au coût du fret pour l’alimentation animale, avec la pérennisation de 8 millions d’euros en 2026 des crédits dédiés au Régime Spécifique d’Approvisionnement (RSA), mesure essentielle pour la filière agricole et la sécurité alimentaire de La Réunion.
Au total, ce budget marque une hausse globale des crédits Outre-mer de plus d’1 milliard d’euros par rapport à la copie initiale du Gouvernement, dont 400 millions d’euros supplémentaires spécifiquement alloués à la mission Outre Mer.
Ces avancées constituent des réponses tangibles aux enjeux des territoires ultramarins. Elles renforcent la résilience de nos entreprises, soutiennent nos filières stratégiques et accompagnent la transition écologique.
Concernant, l’ "amendement alcool" également inclus la loi de finances pour 2026, je tiens à repréciser :
• qu’il donne uniquement la faculté, mais non l’obligation, au Conseil Départemental de majorer les accises sur les alcools forts, rhums inclus, produits localement ou importés, et de percevoir le surplus fiscal à son profit.
• que je serai particulièrement vigilant au bon déroulement des concertations entre acteurs locaux de la filière avec les institutions concernées. Nous devons d’une part, préserver notre production et plus globalement notre agriculture et d’autre part, agir pour la santé des habitants de La Réunion.
Ainsi, je resterai pleinement mobilisé au Sénat pour défendre des politiques publiques ambitieuses, justes et adaptées aux spécificités de nos territoires ultramarins.

Franchement vous nous prenez pour des tocards ? Vous osez sortir cet amendement en missouk contre les rhumiers et après vous osez parler de vigilance, de concertation ? Vous vous foutez de qui ???