Tribune libre de l'ANACEJ

Depuis la Guyane, les jeunesses des Outre-mer interpellent le Gouvernement : nos voix doivent compter

  • Publié le 26 octobre 2026 à 05:24
  • Actualisé le 26 octobre 2026 à 05:26
Depuis la Guyane, les jeunesses des Outre-mer interpellent le Gouvernement : nos voix doivent compter

Réunis en Guyane à l’occasion du congrès de l’ANACEJ, nous souhaitons attirer votre attention sur une mobilisation collective et sur le manque de considération politique que nous constatons à l’égard des réalités de nos jeunesses.

Pour la deuxième fois, ce rendez-vous rassemble plus de 300 participants - élus, professionnels et surtout jeunes - issus de cinq territoires : Mayotte, La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Conseils de jeunes, Instance jeunesse des Outre-mer et représentants des collectivités y portent une même exigence : être entendus et pleinement pris en compte dans le débat national.

Pour La Réunion, des représentants des communes, du Département et de la Région sont présents, aux côtés de plus de vingt jeunes engagés.

Pourtant, les échanges en visioconférence annoncés avec le ministère des Outre-mer ont été réduits à une rencontre avec une interlocutrice administrative présentée comme DGA. Sans remettre en cause le travail des services, cet échange ne peut remplacer le dialogue politique que nous attendons. Pourquoi aucun responsable politique ne vient-il entendre les jeunes réunis ici et répondre à leurs préoccupations ?

Nous revendiquons notre place dans le débat national et la reconnaissance des enjeux propres à nos territoires. Nos jeunes ont une parole, des propositions et la volonté de contribuer aux décisions qui les concernent.

Nous préparons ainsi un plaidoyer construit avec les jeunes et les institutions représentées, afin de porter collectivement nos constats et nos demandes auprès des pouvoirs publics.

Faut-il que la colère se traduise par des violences pour qu’elle bénéficie d’une attention politique et médiatique ? Ici, en Guyane, des jeunes choisissent le dialogue, l’engagement et l’intelligence collective. Cette démarche mérite, elle aussi, d’être entendue, relayée et considérée.

Audrey Coridon
Élue de Saint-Denis de La Réunion, déléguée à la jeunesse
Délégation réunionnaise au congrès de l’ANACEJ

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