Tribune libre de Joé Bédier

La ville assume ses responsabilités et poursuit l’assainissement des comptes

  • Publié le 9 octobre 2026 à 16:20
  • Actualisé le 9 octobre 2026 à 16:25
La ville assume ses responsabilités et poursuit l’assainissement des comptes

À la suite de l’avis rendu par la Chambre régionale des comptes (CRC), la municipalité de Saint-André réaffirme sa volonté de poursuivre l’assainissement financier du CCAS, tout en garantissant la continuité et le dynamisme de ses missions au service de la population. (Photo : ville de Saint-André)

La ville de Saint-André, principal contributeur de son Centre communal d’action sociale (CCAS), assume pleinement ses responsabilités financières et budgétaires pour garantir la continuité de l’action sociale sur son territoire.

La contribution complémentaire de 2,1 millions d’euros, votée le 30 septembre dernier, porte l’engagement financier de la commune à 5 millions d’euros pour l’année 2026. Elle permet de réduire considérablement le déséquilibre budgétaire et s’inscrit dans une démarche de régularisation des écritures financières et comptables, conformément aux préconisations de la Chambre régionale des comptes.

Mais derrière les écritures comptables, il y a avant tout un service public social qui fonctionne, des agents mobilisés et des Saint-Andréens accompagnés au quotidien.

Notre priorité est claire : concentrer les moyens du CCAS sur ses missions essentielles et les besoins réels de la population.

Avec son accueil de jour, ses centres sociaux, son EHPAD, ses aides facultatives, son service autonomie à domicile (SAD) et son service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), le CCAS de Saint-André demeure un acteur incontournable de la solidarité et de l’accompagnement des publics fragiles.

Ce dynamisme est particulièrement visible en cette pleine Semaine bleue, à travers les nombreuses actions organisées en faveur de nos aînés, la mobilisation des équipes et les initiatives qui témoignent de la vitalité de notre politique sociale. Les ajustements engagés visent précisément à consolider cette dynamique et à garantir sa pérennité.

DES ANOMALIES COMPTABLES DATANT DE 1989 QUE NOUS DEVONS AUJOURD’HUI CORRIGER

L’avis de la Chambre régionale des comptes met également en évidence des écritures financières et comptables anciennes, dont certaines remontent à 1989.

Il relève notamment plus de 282 000 euros de prêts anciens non recouvrés, antérieurs à 2009, ainsi que 382 000 euros de créances anciennes présentant un risque de non-recouvrement. Une écriture comptable de plus d’un million d’euros, antérieure à 2007, doit également être régularisée.

Ces chiffres démontrent clairement que la situation financière du CCAS ne peut être analysée à travers le seul exercice budgétaire actuel.

Une nouvelle fois, la mandature conduite par Joé Bédier doit engager un travail de clarification et de régularisation d’écritures héritées de plusieurs décennies de gestion. Nous assumons ce travail avec responsabilité et transparence.

LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS DOIVENT ASSUMER LEURS PROPRES RESPONSABILITÉS

La municipalité rappelle également que les CCAS ne peuvent devenir les variables d’ajustement des politiques sociales relevant d’autres institutions. L’avis de la CRC souligne d’ailleurs la diminution des dotations et participations extérieures au CCAS, hors contribution communale, passées de 1,85 million d’euros en 2024 à 915 000 euros prévus en 2026.

Dans un contexte où les besoins sociaux augmentent, il n’est pas acceptable que les communes soient systématiquement appelées à compenser le désengagement financier de partenaires institutionnels, notamment lorsque certaines missions relèvent de leurs compétences.

La solidarité doit rester une responsabilité partagée. Elle ne peut reposer toujours davantage sur les seules finances communales.

La Ville poursuivra donc les réorganisations nécessaires pour recentrer le CCAS sur ses missions propres, tout en demandant à chaque partenaire institutionnel, notamment au Département, d’assumer pleinement ses compétences et ses engagements financiers.

FACE AUX POLÉMIQUES POLITIQUES, NOUS CONTINUONS À AGIR

La municipalité regrette que les représentants de l’opposition préfèrent entretenir un climat de défiance plutôt que de contribuer à la recherche de solutions concrètes.

Cette posture interroge d’autant plus lorsque certains de ces élus siègent également au Département, institution dont les responsabilités en matière de solidarité sont essentielles.

On ne peut pas dénoncer les difficultés financières du CCAS tout en éludant la question des financements et des responsabilités des autres collectivités.

Il est également utile de rappeler que la famille politique aujourd’hui dans l’opposition a exercé les responsabilités municipales pendant près d’un demi-siècle. Les écritures anciennes relevées par la CRC, notamment celles antérieures à 2007 et à 2009, méritent donc d’être examinées avec la même exigence de transparence que la gestion actuelle.

La recherche permanente de polémiques par certains membres d’un même clan familial soulève une question simple : leur priorité est-elle réellement le bon fonctionnement du CCAS et l’intérêt des Saint-Andréens, ou la poursuite d’un affrontement politique permanent ?

Pour notre part, nous refusons de faire de l’action sociale un terrain de confrontation politicienne.

Nous continuerons à assumer nos obligations budgétaires, à corriger les erreurs du passé et à défendre les missions essentielles de notre CCAS. La Chambre régionale des comptes a fixé une trajectoire de redressement sur les exercices 2026 et 2027. La Ville et le CCAS poursuivront les mesures correctives nécessaires dans ce cadre.

Notre engagement est clair : un CCAS financièrement assaini, des missions sociales préservées et un service public de proximité pleinement mobilisé au service des Saint-Andréens.

Joé BÉDIER
Maire de Saint-André
Président du CCAS

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