Émeline K/Bidi, députée de La Réunion, interpelle le ministre de l’Éducation nationale sur le traitement réservé aux lycéens réunionnais dans le cadre du mouvement national (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Alors que le Gouvernement a annoncé la suspension des cours les 6 et 7 octobre afin de permettre aux lycéens d’organiser un temps de "démocratie interne" dans leurs établissements, une situation différente se dessine à La Réunion.
Le rectorat a indiqué que ces échanges pourraient être organisés les 8 et 9 octobre ou, à défaut, à la reprise des cours le 26 octobre, après les vacances scolaires.
Cette différence de calendrier n’est pas acceptable.
Les lycéens réunionnais ne peuvent pas être invités à patienter plusieurs semaines pour être entendus alors que les jeunes de l’Hexagone bénéficient immédiatement du cadre de dialogue annoncé par le Gouvernement.
Les lycéens réunionnais sont des lycéens français. Leur parole doit être entendue avec la même attention, au même moment et avec la même considération.
La députée souligne également que la jeunesse réunionnaise fait face à des difficultés particulières : vie chère, pauvreté, chômage des jeunes, insularité, éloignement et difficultés d’accès aux formations et à l’emploi.
Ces réalités spécifiques doivent être prises en compte dans la réponse apportée au mouvement lycéen. Elles ne peuvent justifier un dialogue à retardement.
La jeunesse ne demande pas seulement à être consultée : elle demande à être entendue et à obtenir des réponses.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Éducation nationale, Émeline K/BIDI demande donc au Gouvernement de garantir que les annonces nationales soient appliquées à La Réunion dans les mêmes conditions et les mêmes délais que dans l’Hexagone.
Elle demande également que les revendications spécifiques portées par les lycéens réunionnais soient pleinement prises en compte.
Le dialogue ne peut pas devenir un moyen de gagner du temps. Les revendications sont connues.
Il faut désormais des réponses concrètes et rapides.
Une copie du courrier a également été adressée à Naïma Moutchoi, ministre des Outre-mer.
Émeline K/BIDI
Députée de La Réunion
