Lorsque les lycéennes et les lycéens s'expriment sur leurs conditions d'études ou leurs inquiétudes face à l'avenir, notre responsabilité collective est de les écouter avec respect, de les accompagner avec bienveillance et de leur garantir des conditions de réussite décentes (Photo Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Face au déni de ceux qui prétendent que "tout fonctionne, tout va bien...", affirmons que la réponse à la jeunesse ne sera ni le mépris, ni la surenchère sécuritaire.
La "méthode Coué" ne remédie pas aux classes surchargées, aux salles surchauffées, aux blocs sanitaires "neutralisés", au manque de fontaines à eau potable, aux restaurants scolaires quasi inaccessibles (nombres de places et de repas insuffisants), les algorithmes ne remplacent pas les professeurs absents et les drones ne cachent pas l'insuffisance des moyens humains, techniques, financiers !
1. Un bâti scolaire digne, adapté au climat et doté en effectifs : Assez de sous-traitance !
● Le parc de lycées a été plombé par la décentralisation sans financements évolutifs réels.
● Ni drones ni caméras ne pallient les urgences, les lenteurs fonctionnelles, la dépendance à la sous-traitance qui multiplie les délais de traitement dans nos lycées ; ce sont les salarié.es en nombre idoine et hors statut précaire qui peuvent y remédier !
● Une équipe d'intervention rapide doit être activée dans chaque établissement afin d'assurer les rénovations, la maintenance et de traiter les réparations dans les plus brefs délais (commodités, brasseurs d'air, électricité, points d'eau en dehors des sanitaires, etc.).
2. Un climat scolaire serein : Ni armes, ni abus sécuritaires !
• La jeunesse qui se mobilise n'a pas à subir de climat d'anxiété ou d’intimidation.
• Médiation et dialogue doivent primer en toutes circonstances.
3. Des moyens humains pour le quotidien
• Remplacement immédiat des enseignants absents (fin de l'exil, de l'expatriation, de la précarité),
• Renforcement des effectifs de vie scolaire (AESH,...),
• Restauration digne de ce nom (agents territoriaux, plages horaires, places, repas
suffisants).
4. Parcoursup : Fin du tri (sélectif) et de l'anxiété pour nos jeunes !
• L'insularité et l'éloignement géographique doublent la violence de la sélection algorithmique pour les familles réunionnaises,
• Garantie de places dans l'enseignement supérieur local, renforcement du suivi humain et réévaluation des aides à la mobilité pour qu'aucun.e jeune ne renonce à son orientation, locale ou en mobilité choisie, faute de moyens.
Paris vote, La Réunion subit ?
• Les arbitrages budgétaires nationaux pour 2027 (Projet de Loi de Finances et Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) décident des postes d'enseignants, de la santé scolaire, des budgets de la continuité territoriale, etc.
• À l'approche des votes décisifs au Parlement, que feront les parlementaires de La Réunion :
- Porter les amendements d'urgence pour notre académie ?
- Aucun postes sacrifiés, aucune baisse des dotations, des fonds renforcés pour la mobilité et la santé de notre jeunesse ?
Protégez nos jeunes, respectez leurs droits, leurs revendications, donnez-leur les moyens.
Debout, uni et solidaire !
