Depuis plusieurs semaines les lycéen·nes et les étudiant·es sont mobilisé·es pour exiger des moyens pour améliorer leurs conditions d’étude : moins d’élèves par classe et d’étudiant·es par groupe de TD, plus d’enseignant·es et des équipes pluriprofessionnelles au complet, des bâtiments dignes et adaptés au changement climatique, l’abrogation de Parcoursup et plus de places à l’université. La journée du 8 octobre fait de nouveau la démonstration de leur détermination. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Depuis le début de leur mobilisation, la FSU est à leur côté devant les lycées, dans les universités, dans les rassemblements et manifestations pour les soutenir et imposer le respect de leur droit à manifester pacifiquement, sans être confronté·es à la violence et à la répression policière.
Leurs revendications rejoignent en grande partie celles que nous portons dans nos propres mobilisations depuis des années. Elles sont la conséquence de choix politiques et budgétaires qui ont affaibli le service public d’éducation : suppressions de postes, réforme du lycée, du bac et de l’accès aux universités, recentrage sur les "fondamentaux", pilotage du système par les évaluations, développement de l’emploi contractuel au détriment de l’emploi statutaire, et paupérisation des personnels par le gel sans cesse reconduit de la valeur du point d’indice, qui ne cesse d’aggraver la crise des recrutements.
Le 29 septembre, les personnels de la fonction publique se sont mobilisés massivement pour l’augmentation de leurs rémunérations, la revalorisation de leurs carrières, le dégel du point d’indice et son indexation sur l’inflation, ainsi que pour défendre et renforcer les services publics.
Tout montre que le gouvernement est en position de faiblesse et que le mouvement social est en position de force. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour ouvrir des perspectives de victoires. Après avoir été en soutien du mouvement lycéen, en étant à leurs côtés, la FSU appelle les personnels à s’engager pleinement dans cette mobilisation.
Alors que s’engage le débat budgétaire pour 2027, il est urgent d’amplifier la mobilisation pour porter nos revendications et exiger d’autres choix pour la jeunesse :
- l’annulation des suppressions de postes dans l’éducation nationale annoncées dans le projet de budget 2027 et une loi de programmation pour recréer les emplois supprimés et créer les emplois nécessaires
- l’annulation des suppressions d’emploi dans les universités - la baisse du nombre d’élèves par classe et d’étudiant·es en groupe de TD
- un plan de financement du bâti scolaire à hauteur de 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans
- l’abrogation de Parcoursup et l’ouverture de places en nombre suffisant dans les universités
- le recrutement d’AESH en nombre suffisant et la création d’un statut de catégorie B
- un cadre serein d’apprentissage de savoirs émancipateurs et ambitieux pour toutes et tous
- l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, et des mesures d’égalité salariale entre les femmes et les hommes
La FSU appelle les personnels de l’éducation nationale, de l’enseignement agricole, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des collectivités territoriales et de la protection judiciaire de la jeunesse à se mobiliser massivement par la grève et à participer aux manifestations le mardi 13 octobre.
